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MONTREZ VOTRE DRAPEAU

 

« Tu as donné une bannière à ceux qui te craignent, pour la déployer à cause de la vérité » (Ps. 60. 4).

Les médecins avaient engagé un jeune chrétien à faire un voyage sur la mer pour se remettre après une longue maladie. Il avait pris une place dans l’entrepont, ce qui est meilleur marché, et, lorsqu’il descendit le premier soir, il découvrit que sa couchette occupait juste le milieu du dortoir des hommes. Ils étaient une trentaine et la plupart jouaient aux cartes ; aussi le jeune chrétien se sentit-il très seul. Il désirait s’agenouiller pour prier, mais était retenu par la crainte et la timidité.
Cependant il finit par se mettre à genoux devant tous, s’attendant à des moqueries et des interruptions, mais il ne se passa rien. Se relevant, il se glissa dans sa couchette, reconnaissant envers le Seigneur pour le secours qu’il lui avait accordé.
Le matin suivant, comme il se promenait sur le pont, il fut accosté par un jeune homme qui lui dit :
– Excusez-moi, vous êtes un chrétien ?
Il continua en racontant qu’il n’était converti que depuis trois semaines et que, le soir précédent, il se tenait près de son lit, se demandant quelle devait être son attitude en tant que chrétien. Voyant son compagnon s’agenouiller, il avait fait de même.
Le Seigneur m’a montré ce qui était bien, et s’est servi de vous pour m’enseigner.
Pendant leur conversation un Italien s’approcha d’eux et dit à notre jeune ami :
– Excusez-moi, monsieur, vous êtes un chrétien ?
– Oui par la grâce de Dieu, répondit-il.
Alors l’Italien raconta qu’il avait été converti par la lecture du Nouveau Testament, alors qu’il travaillait dans les mines d’or, et que maintenant il rentrait dans son pays pour parler à ses amis du Sauveur qu’il avait appris à connaître.
– Hier soir, poursuivit-il, je suis venu me coucher et je me suis dit à moi-même, comme Élie : « Je suis resté, moi seul ». Mais juste au moment où je pensais cela, vous vous êtes agenouillé, et cet autre jeune homme a suivi !
Le premier chrétien fut très encouragé, mais en même temps humilié ; il s’était senti si craintif qu’il avait presque manqué cet acte si simple de témoignage, et cependant le Seigneur s’était servi de lui pour aider et fortifier deux autres de ses enfants.
Au même moment arriva un monsieur qui lui dit :
– Mon jeune ami, serrez-moi la main, je suis un chrétien. Hier soir je me tenais à la porte pour jeter un coup d’œil sur les installations de l’entrepont, lorsque je vous ai vu vous agenouiller. J’ai remercié le Seigneur qui donnait le courage de le faire à un fragile jeune garçon comme vous.
D’autres passagers parlèrent aussi à notre ami, et à la fin une douzaine de croyants furent amenés à faire connaissance et à jouir d’une heureuse communion dans les choses de Dieu, à cause de l’acte du jeune chrétien.
Quelle perte il aurait faite s’il avait choisi le chemin le plus facile et s’était mis au lit sans montrer son drapeau !
Il aurait manqué davantage que la joie de rencontrer des compagnons partageant la même foi, il aurait manqué la joie qu’apporte toujours la fidélité au Seigneur.
Le Seigneur est digne de notre fidélité ; ne craignons pas de Le confesser, quelque difficile que cela puisse paraître.
Et si nous le faisons comme notre jeune ami, nous éprouverons la vérité de cette parole du Seigneur : « Je ne te laisserai point et je ne t’abandonnerai point»; » et nous pourrons, pleins de confiance, dire : « Le Seigneur est mon aide et je ne craindrai point : que me fera l’homme ? » (Héb. 13. 5 et 6).
Il n’est jamais plus près de nous que lorsque nous prenons position pour Lui devant les autres.

D’après la Bonne Nouvelle 1964