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L’OFFRE DE LORD CONGLETON

 

Lord Congleton, riche propriétaire irlandais, venait de se convertir, et désirait rendre témoignage de sa foi et des merveilleuses promesses de Dieu. Certains de ses locataires fermiers lui devaient plusieurs années de loyer et craignaient les actions que, de façon méritée, leur propriétaire pourrait entreprendre contre eux. À leur grand étonnement, ils ont reçu un jour par la poste une promesse d’annulation de toutes les dettes à chacun de ceux qui voudrait rencontrer Lord Congleton à telle date à son bureau, entre dix heures et midi.
Pendant plusieurs jours cette nouvelle a causé une grande agitation parmi les fermiers ; on a beaucoup discuté de cette offre extraordinaire, et beaucoup ont cru que c’était une blague.
Le jour prévu, Lord Congleton s’est tenu dans son bureau tandis que les gens excités allaient et venaient devant la maison sans oser entrer.
Peu avant midi enfin, un fermier, qui avait été retardé par des circonstances imprévisibles, est entré et a été accueilli avec bienveillance.
– Vous attendez-vous à ce que je vous libère de votre dette ? a interrogé le propriétaire.
– Oui, Monsieur.
– Pourquoi ?
– Parce que vous l’avez promis.
– Et vous croyez à ma promesse ?
– Oui, Monsieur.
– Pourquoi ?
– Vous ne voudriez pas décevoir un homme pauvre.
– Mais vous êtes un homme travailleur.
– Votre lettre ne parlait pas de cela.
– Ainsi vous avez cru la lettre et vous venez chercher la quittance ?
– Oui, Monsieur.
Lord Congleton a écrit la quittance, l’a tendue à l’homme qui s’est levé brusquement, en agitant le papier au-dessus de sa tête, et s’est écrié :
– Je savais que vous ne vouliez pas nous décevoir. Que Dieu vous bénisse ! Maintenant je vais le montrer aux fermiers. Et il s’est dirigé vers la porte.
– Attendez, a dit Lord Congleton, ce n’est pas encore midi. Asseyez-vous ici. Vous m’avez cru, les autres doivent faire la même chose s’ils désirent être libérés de leurs dettes.
Lorsque midi a sonné, il a ajouté :
– Vous pouvez aller maintenant !
L’homme s’est précipité dehors, agitant son reçu et criant :
– Je l’ai, je l’ai. Ne vous avais-je pas dit que c’était vrai ? Je suis un homme libre.
Les autres fermiers se sont rués vers la porte du bureau ; elle était fermée. Un homme, un homme seulement a cru ce qui avait été promis, les autres ont compris trop tard leur erreur.
C’est maintenant le jour du salut (2 Cor. 6. 2), demain il sera peut-être trop tard. Ne soyez pas comme les vierges folles de la parabole qui sont venues frapper à la porte déjà fermée en disant : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! Mais Lui, répondant, dit : En vérité, Je vous dis : Je ne vous connais pas ». Veillez donc ; car vous ne savez ni le jour, ni l’heure » (Mat. 25. 11 et 12).

D’après Almanach Évangélique 1966