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LES VRAIES RICHESSES

L’appel du Seigneur

Lorsqu’on lit le chapitre 10 de l’évangile de Marc, on remarque qu’il y est question à plusieurs reprises de suivre le Seigneur (v. 21, 28, 52). Au verset 32, nous voyons le Seigneur Jésus montant à Jérusalem devant Ses disciples, qui Le suivent donc.
Dans les versets 17 à 22, un jeune homme vient vers Jésus et Lui demande ce qu’il doit faire pour obtenir la vie éternelle. Le Seigneur va l’encourager à Le suivre.
Le verset 21 dit : « Et Jésus, l’ayant regardé, l’aima ». L’amour de Jésus est là, envers cet homme qui est à la recherche de la plus grande des richesses que l’on puisse désirer obtenir. Jésus est prêt à l’accueillir – n’a-t-Il pas dit : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés » ; « Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi » (Mat. 11. 28 ; Jean 6. 37) ?
Mais il y a un obstacle du côté du jeune homme, quelque chose qui l’attache solidement à ce monde, qui le retient d’accepter l’amour de Jésus et d’entrer à Sa suite dans le chemin. Il ne voit en Jésus qu’un « bon maître » (v. 17) et son cœur est plein de ce qui a une telle valeur pour lui, qu’il ne Le reconnaît pas comme Fils de Dieu. Il ne peut pas Lui dire : « Mon âme s’attache à toi pour te suivre » (Ps. 63. 8).

L’attrait pour le monde éloigne de Dieu

Aujourd’hui il y a de multiples choses qui empêchent les hommes de venir à Jésus, de Le confesser comme Seigneur (Rom. 10. 9) et de Le suivre. Pour l’un, ce sera l’argent, pour un autre le travail, ou la famille, ou la musique, ou le sport, ou encore la faculté de raisonner, de se poser des questions, d’estimer que cela peut attendre à demain. Toutes ces choses font obstacle à la foi simple qui voit en Jésus et en Son œuvre à la croix le seul chemin du salut.
On s’éloigne alors du Sauveur, alors qu’Il veut attirer à Lui par Sa bonté. La fin du récit de Marc 10 nous dit que cet homme « s’en alla » (v. 22). Il s’en va ainsi loin de Jésus, lui préférant ses richesses.
Le chef de ce monde est Satan, qui cherche à éloigner les âmes du salut et à les entraîner à sa suite vers la perdition éternelle, loin du Dieu sauveur qui « veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Tim. 2. 4).
Le diable dispose de beaucoup de moyens pour cela, par lesquels il détourne les pensées des hommes de l’avenir éternel qui attend toute âme vivante. Il pousse les hommes à rechercher les richesses de ce monde, les jeux vidéo, les films, les arts, les fêtes et toutes sortes de divertissements et de plaisirs qui remplissent entièrement leur cœur et leur temps.
Il empêche ainsi leurs pensées de se tourner vers Dieu, et d’envisager la mort qui peut survenir à tout âge de la vie. Et pour celui qui n’aura pas cru en Dieu et en Son Fils Jésus Christ, après la mort viendra le jugement : « Il est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement » (Héb. 9. 27). Et après le jugement définitif des incrédules selon les œuvres qu’ils auront faites durant leur vie sans Dieu, ce sera pour eux « la seconde mort » (Apoc. 20. 14), c’est-à-dire la souffrance éternelle d’une séparation de l’âme immortelle de l’homme, d’avec Dieu.
Mais pour celui qui a cru au Seigneur Jésus et s’est placé à l’abri de son œuvre expiatoire, il n’y aura ni jugement ni « seconde mort ». Celui qui croit en Dieu « a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » ; « Qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 5. 24 ; 3. 36). Lecteur, croyez-vous cela ?

Le désir d’être riche

Ce jeune homme s’en va, tout triste. L’évangile de Matthieu nous en donne la raison : « car il avait de grands biens » (19. 22). En effet, les « grands biens » de ce monde ne peuvent pas apporter une paix stable et une joie sans ombre à qui que ce soit. On ne peut s’attacher à la fois aux choses de la terre et aux choses du ciel, aux richesses passagères d’ici-bas et aux richesses éternelles d’en-haut ; il faut faire un choix, car ce sont des choses incompatibles.
Le Seigneur Jésus a dit : « Personne ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre : vous ne pouvez pas servir Dieu et les richesses » (Mat. 6. 24).
La Parole de Dieu ne condamne pas ceux qui sont riches, mais elle s’adresse à ceux qui mettent leur cœur et leur confiance dans l’argent, à ceux qui « se confient en leurs biens et se glorifient en l’abondance de leurs richesses » (Ps. 49. 6). Elle leur donne un avertissement : « Ceux qui veulent devenir riches tombent dans la tentation et dans un piège, et dans plusieurs désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car c’est une racine de toute sorte de maux que l’amour de l’argent : ce que quelques uns ayant ambitionné, ils se sont égarés de la foi et se sont transpercés eux-mêmes de beaucoup de douleurs » (1 Tim. 6. 9 et 10).
Nous devons, bien sûr, travailler pour subvenir à nos besoins et à ceux de notre famille si le Seigneur nous en a confié une, mais pas dans le but d’obtenir les « richesses injustes » (Luc 16. 11), c’est-à-dire les biens incertains et passagers de la terre.
C’est le désir et la recherche de l’argent qui entraînent l’homme dans le malheur. On voit bien, dans le monde dans lequel nous vivons, que le bonheur que donne l’argent n’est qu’éphémère et que ceux qui sont très riches sont rarement heureux dans leur vie.
Le proverbe des hommes est vrai : L’argent ne fait pas le bonheur. Seul le Seigneur Jésus peut donner un parfait bonheur par les vraies richesses que sont : la vie (Jean 6. 47, 1Jean 5. 13), le salut (Act. 4. 12), la paix (Jean 14. 27), la joie (Jean 15. 11).
Le passage de la 1re épître à Timothée cité plus haut nous rappelle notre condition humaine : « Nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter » (6. 7).
En Luc 12, par la parabole de l’homme riche, le Seigneur Jésus nous rappelle que l’avenir ne nous appartient pas et que les richesses accumulées ne garantissent pas notre avenir éternel. À cet homme qui avait des biens en réserve, sur lesquels il comptait pour se reposer pendant de longues années, Dieu dit : « Insensé ! Cette nuit même, ton âme te sera redemandée… Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche quant à Dieu » (Luc 12. 20… 21).
Ne cherchons pas à nous enrichir par tous les moyens, soyons plutôt comme Agur, dans le livre des Proverbes. Cet homme sage demandait à Dieu de le garder de ce qui pourrait le conduire à porter atteinte au nom de son Dieu : « ne me donne ni pauvreté, ni richesse » (Prov. 30. 8). Il ne voulait pas être amené à s’appuyer sur ses richesses plutôt que sur son Dieu, ni risquer de Le renier en se conduisant d’une manière malhonnête. Il voulait, en toutes choses, s’attendre à Lui.

Choisir les vraies richesses

En Matthieu 16, le Seigneur Jésus montrera combien il est vain de vouloir obtenir les avantages de ce monde aux dépends de l’âme immortelle : « Quel profit y aura-t-il pour un homme s’il gagne le monde entier, mais qu’il fasse la perte de son âme (ou : de sa vie) ? » (Mat. 16. 26). Question solennelle qui doit amener chacun à réfléchir sur les priorités dans sa vie – une vie si courte sur la terre, mais une éternité ensuite, de bonheur ou de malheur suivant le choix de chacun aujourd’hui.
Combien il vaut mieux être « pauvre quant au monde », mais « riche en foi et héritier du royaume » de Dieu ! (Jac. 2. 5) Aussi le Seigneur Jésus peut-Il nous encourager à attacher notre cœur à la seule « valeur sûre » qui existe : Lui-même. Il est maintenant dans le ciel, ayant acquis par Son œuvre à la croix un bonheur éternel, auprès de Lui. Les vraies richesses sont là où Il se trouve, pour ceux qui croient en Lui et placent leurs affections sur Lui : « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre… mais amassez vous des trésors dans le ciel… car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Mat. 6 .19…20). Au contraire des richesses terrestres, rien ne peut détruire ou nous ôter les richesses célestes.

Écoutons la parole de la sagesse, dans le livre des Proverbes. Elle donne le meilleur conseil qui soit et invite tout homme à la rechercher et à venir à elle, à Celui qu’elle personnifie, le Seigneur Jésus : « J’aime ceux qui m’aiment ; et ceux qui me recherchent me trouveront. Avec moi sont les richesses et les honneurs, les biens éclatants et la justice » (Prov. 8. 17 et 18).
Les richesses dans lesquelles seules on peut se confier et qui ne passeront pas, sont celles qui se trouvent en Dieu et dans la Personne de Jésus Christ. Dieu veut nous enrichir du salut, de la vie éternelle et du ciel. Jésus Christ « a vécu dans la pauvreté pour nous, afin que, par sa pauvreté, nous soyons enrichis », enrichis à toujours des nombreuses, diverses et immenses richesses divines (2 Cor. 8. 9).

Les richesses incomparables de Dieu

Dieu exhorte les hommes par sa Parole, à ne pas mépriser « les richesses de sa bonté, et de sa patience, et de sa longue attente » (Rom. 2 .4) ; par elles on trouve accès à la repentance qui conduit au salut et à la connaissance des « richesses de sa gloire ».
Ces richesses sont réservées à ceux qui sont des « vases de miséricorde » destinés au salut par la foi au Seigneur Jésus, et préparés par Dieu pour être admis dans sa gloire (Rom. 9. 23).
Acceptons sans tarder le don de grâce de Dieu. Nous nous exclamerons alors avec reconnaissance : « O profondeur des richesses, et de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! », qui a offert sa miséricorde et son pardon à tous les hommes sans distinction (Rom. 11. 32. 36).
Venons au Sauveur, « en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce » (Éph. 1. 7). Acceptons par la foi le salut qui nous est offert par la grâce de Dieu.
Ce grand salut (Héb. 2. 3) nous a fait sortir de la mort pour nous donner la vie et nous associer à un Christ ressuscité et assis dans le ciel, « afin qu’Il [Dieu] montrât, dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce dans sa bonté envers nous dans le Christ Jésus » (Éph. 2 .5 à 7).
Recherchons « les richesses insondables du Christ », en méditant sur la Personne adorable du Sauveur.
Considérons avec admiration et reconnaissance « quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints » (Éph. 1. 18), ces richesses par lesquelles Il fortifie les Siens et répond à tous leurs besoins tant qu’ils sont sur la terre (Éph. 3. 16) ; Phil. 4. 19).
Telles sont les richesses incomparables que Dieu met à la disposition de ceux qui croient en Lui. Que valent les plus grandes richesses de la terre à côté de telles richesses que celles que notre grand Dieu et Sauveur offre à tous ceux qui Lui appartiennent ? Allons-nous rester attachés aux richesses éphémères de la terre ou saisirons-nous les richesses éternelles de la grâce de Dieu ?

Le bon choix

Remettons notre vie à Dieu, à Dieu qui nous aime et nous a donné la vie éternelle dans son Fils Jésus Christ, notre Sauveur. Plaçons notre confiance en Dieu, « Lui qui nous donne tout, richement, pour en jouir » (1 Tim. 6. 17), tout au long de notre vie sur la terre. Suivons le Seigneur Jésus dans le chemin qu’Il a tracé pour nous à travers ce monde et qui nous conduit vers Lui, vers le repos et la gloire du ciel.