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COMPTE RENDU RENCONTRES ADOLESCENTS AOÛT 2020

 

LES RELATIONS DE FAMILLE ET ENTRE AMIS CHRÉTIENS

 

 

En quoi Dieu trouve-t-il Son plaisir dans la façon dont les enfants vivent leurs relations avec les autres ?

1. Enfants, obéissez à vos parents.

Deux passages du nouveau testament parlent de ce sujet. Ils sont particulièrement important.

« Enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car cela est juste. « Honore ton père et ta mère», (c’est le premier commandement avec promesse,) « afin que tu prospères et que tu vives longtemps sur la terre ». Et vous, pères, ne provoquez pas vos enfants, mais élevez-les dans la discipline et sous les avertissements du Seigneur » (Éph. 6. 1 à 4).
« Enfants, obéissez à vos parents en toutes choses, car cela est agréable dans le Seigneur. Pères, n’irritez pas vos enfants, afin qu’ils ne soient pas découragés » (Col. 3. 20 et 21).
C’est juste. Rendre honneur aux parents c’est le premier commandement de la loi avec promesse, c’est-à-dire que Dieu va bénir ceux qui le pratique.

Ces deux passages citent les versets suivants de l’ancien testament, un du livre de l’Exode, l’autre du Deutéronome. L’apôtre Paul y ajoute un commentaire en disant que le commandement d’honorer son père et sa mère est le premier commandement avec promesse.
« Honore ton père et ta mère, afin que tes jours soient prolongés sur la terre que l’Éternel, ton Dieu, te donne » (Ex. 20. 12).
« Honore ton père et ta mère, comme l’Éternel, ton Dieu, te l’a commandé, afin que tes jours soient prolongés, et afin que tu prospères sur la terre que l’Éternel, ton Dieu, te donne » (Deut. 5. 16).
En tout, il y a 10 commandements mais le commandement central, le cinquième, est celui d’honorer son père et sa mère. Les quatre premiers commandements sont en rapport avec Dieu. A partir du cinquième commandement, c’est en rapport avec les hommes.

L’apôtre souligne qu’il est juste que les enfants obéissent à leurs parents. Ce qui est juste c’est ce qui est selon Dieu. C’est ce que nous trouvons dans Sa Parole. Ce n’est pas ce que nous pensons, ce n’est pas ce qu’en disent les autres, mais ce que Dieu en dit. C’est dans la bible que nous le trouvons. . Il est ajouté, obéir « dans le Seigneur » et encore « cela est agréable dans le Seigneur ». Cet aspect est particulièrement important. Dans des familles non chrétiennes, les enfants peuvent obéir à leur enfant, Dieu en tient certainement compte. Toutefois dans une famille chrétienne ce qui est important c’est de faire les choses en recherchant l’approbation du Seigneur. C’est ce que nous trouvons dans l’épître aux hébreux : c’est par la foi que l’on plaît à Dieu. En effet, il est écrit :« Or, sans la foi il est impossible de lui plaire ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que [Dieu] est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le recherchent » (Héb. 11. 6).
Dans tout ce que nous faisons dans nos relations, l’important est de le faire en rapport avec le Seigneur, c’est cela qui a de la valeur pour Dieu.

Honorer ses parents signifie comprendre la position de ses parents et agir en fonction de cette position donnée par Dieu. Dieu a donné l’autorité aux parents sur leurs enfants. Donc, l’honneur se voit aussi pratiquement dans le comportement : est-ce convenable de parler à ses parents comme à ses copains ou copines ?

Dans notre société, il n’est pas rare que les enfants parlent mal de leur parents, et il est facile d’être entraîné à cela. Plusieurs versets en parlent et d’autres indiquent que nous n’avons pas à maudire, à déshonorer nos parents :
« Il est une génération qui maudit son père et qui ne bénit pas sa mère, une génération pure à ses propres yeux et qui n’est pas lavée de son ordure, une génération,… que ses yeux sont hautains, et ses paupières élevées ! » (Prov. 30. 11 à 13).
« Maudit qui méprise son père et sa mère ! Et tout le peuple dira : Amen ! » (Deut. 27. 16).
« Vous craindrez chacun sa mère et son père ; et vous garderez mes sabbats. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu » (Lév. 19. 3).
Maudire, ne pas obéir à ses parents, être orgueilleux, n’est-ce pas le tableau de ce qui se passe aujourd’hui, de ce que vous pouvez constater autour de vous ?
Dans l’ancien testament, Dieu avertissait son peuple et l’enseignait concernant l’attitude convenable des enfants envers leurs parents. Dans le nouveau testament plusieurs passages parlent de ce même sujet en disant qu’à la fin des jours, les enfants n’obéiront pas à leurs parents.
Il est dit des hommes en général et des enfants en particuliers qu’ils seront « Médisants, haïssables pour Dieu, outrageux, hautains, vantards, inventeurs de mauvaises choses, désobéissants à leurs parents, sans intelligence, ne tenant pas ce qu’ils ont promis, sans affection naturelle, sans miséricorde » (Rom. 1. 30 et 31).
L’apôtre Paul dit à Timothée :« Or sache ceci, que dans les derniers jours il surviendra des temps fâcheux ; car les hommes seront égoïstes, avares, vantards, hautains, outrageux, désobéissants à leurs parents, ingrats, sans piété, » (2 Tim. 3. 1 et 2).
Il est affligeant de constater que si aux Romains, Paul parle des païens qui ne connaissent pas le vrai Dieu, à Timothée il parle de ceux qui portent le nom de chrétiens. A cet égard, il ne faut pas suivre tout ce qui porte le nom de chrétien, notamment sur internet.
Des sites même nommés chrétiens peuvent être contraires à la Parole de Dieu. Nous avons toujours à nous poser la question : qu’est-ce que Dieu en pense ? Pour cela, il nous faut revenir à la Parole : à ce qui est écrit !

Dans les évangiles, le Seigneur Jésus Lui-même a parlé des relations entre parents et enfants.
« Car Dieu a commandé, disant : « Honore ton père et ta mère»; et : «que celui qui médira de père ou de mère, meure de mort » » (Mat. 15. 4).
« Et il leur dit : Vous annulez bien le commandement de Dieu, afin de garder votre tradition. Car Moïse a dit : « Honore ton père et ta mère » ; et : « que celui qui médira de père ou de mère, meure de mort » » (Marc 7. 9 et 10).
« Et on lui apporta aussi les petits enfants, afin qu’il les touchât ; et les disciples, le voyant, reprirent ceux [qui les apportaient]. Mais Jésus, les ayant appelés, dit : Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car à de tels est le royaume de Dieu. Tu sais les commandements : Ne commets point adultère ; ne tue point ; ne dérobe point ; ne dis point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère » (Luc 18. 15, 16, 20).

Dans les évangiles encore, nous lisons que le Seigneur Jésus a obéi à ses parents.
« Et l’enfant croissait et se fortifiait, étant rempli de sagesse ; et la faveur de Dieu était sur lui. Et il descendit avec eux (ses parents), et vint à Nazareth, et leur était soumis. Et sa mère conservait toutes ces paroles dans son cœur. Et Jésus avançait en sagesse et en stature, et en faveur auprès de Dieu et des hommes » (Luc 2. 40, 51 et 52).
Cela est dit de Lui alors qu’Il avait 12 ans (Luc 2. 42). Quelle chose que de se dire que le Seigneur Jésus, alors qu’il était aussi Dieu, était soumis à ses parents en tant qu’Homme parfait.

Le Seigneur avait fait avant d’enseigner. Ce qui plaît à Dieu, c’est de voir en nous quelque chose de ce qu’il a vu en perfection dans Son Fils. L’obéissance envers les parents en fait partie, et Jésus a été le modèle parfait.

Nous sommes heureux et en paix quand nous sommes soumis et que nous obéissons à nos parents ce qu’illustre le fait que c’est un commandement avec promesse. La bénédiction liée à la mise en pratique des commandements divin est un principe qui s’applique à tous comme le dit l’apôtre Paul aux Philippiens. A tous, aussi aux enfants !
« Au reste, frères, toutes les choses qui sont vraies, toutes les choses qui sont vénérables, toutes les choses qui sont justes, toutes les choses qui sont pures, toutes les choses qui sont aimables, toutes les choses qui sont de bonne renommée, – s’il y a quelque vertu et quelque louange, – que ces choses occupent vos pensées : ce que vous avez et appris, et reçu, et entendu, et vu en moi, – faites ces choses, et le Dieu de paix sera avec vous. » (Phil. 4. 8 et 9). Toutes les choses qui sont justes, or nous avons vu au début qu’il était juste d’obéir à ses parents. Alors l’enfant qui est occupé à cela aura la Dieu de paix avec lui, quelle bénédiction !

Obéir à ses parents n’est pas la seule chose qui plaît à Dieu dans la relation avec ses parents. Il y a aussi la façon dont les enfants reçoivent l’instruction donnée par leurs parents. Les Proverbes nous parlent de l’instruction des parents et nous montrent l’importance de les écouter.
C’est un grand privilège d’avoir des parents qui nous instruisent selon les commandements de Dieu.
« Écoute, mon fils, l’instruction de ton père, et n’abandonne pas l’enseignement de ta mère ; car ce sera une guirlande de grâce à ta tête, et des colliers à ton cou » (Prov. 1. 8 et 9). C’est l’ornement de l’enfant aux yeux de Dieu et des parents.
« Car j’ai été un fils pour mon père, tendre et unique auprès de ma mère. Il m’a enseigné et m’a dit : Que ton cœur retienne mes paroles ; garde mes commandements, et tu vivras. Acquiers la sagesse, acquiers l’intelligence ; ne [l’] oublie pas, et ne te détourne pas des paroles de ma bouche. Ne l’abandonne pas, et elle te gardera ; aime-la, et elle te conservera. Le commencement de la sagesse, c’est : Acquiers la sagesse, et, au prix de toutes tes acquisitions, acquiers l’intelligence. Exalte-la, et elle t’élèvera ; elle t’honorera quand tu l’auras embrassée. Elle mettra sur ta tête une guirlande de grâce, elle te donnera une couronne de gloire. Écoute, mon fils, et reçois mes paroles, et les années de ta vie te seront multipliées » (Prov. 4. 3 à 10).
Il y a toujours une bénédiction à être attentif à l’instruction du père et à l’enseignement de la mère.

Nous avons vu que Jésus était notre modèle au sujet de l’obéissance, il l’est aussi concernant l’instruction. En effet, le prophète a pu dire de Lui :
« Le Seigneur l’Éternel m’a donné la langue des savants, pour que je sache soutenir par une parole celui qui est las. Il [me] réveille chaque matin, il réveille mon oreille pour que j’écoute comme ceux qu’on enseigne » (És. 50. 4).
Le Seigneur Jésus prêtait l’oreille pour être enseigné. Il voulait écouter Dieu, son Père.

Pour recevoir instruction, les enfants peuvent être actifs en posant des questions. « Et quand ton fils t’interrogera à l’avenir, disant : Qu’est-ce que ceci ? alors tu lui diras : À main forte l’Éternel nous a fait sortir d’Égypte, de la maison de servitude » (Ex. 13. 14).

« Mon fils, garde le commandement de ton père, et n’abandonne pas l’enseignement de ta mère » (Prov. 6. 20). Garder veut dire écouter ce qui est dit et le mettre en pratique
« Un fils sage réjouit son père, mais l’homme insensé méprise sa mère » (Prov. 15. 20).
Même quand les parents ont vieilli, nous avons à les respecter.
« Écoute ton père qui t’a engendré, et ne méprise pas ta mère quand elle aura vieilli. Le père du juste aura beaucoup de joie, et celui qui a engendré le sage, se réjouira en lui. Que ton père et ta mère se réjouissent, et que celle qui t’a enfanté ait de la joie » (Prov. 23. 22, 24 et 25). Il en résulte de la bénédiction et de la joie.

« Même un jeune garçon se fait connaître par ses actions, si sa conduite est pure et si elle est droite » (Prov. 20. 11).
Un enfant peut se faire connaître quand il est juste et droit dans ses actions et sa conduite. Obéir à ses parents n’est pas vieux jeu.
« Celui qui agit d’une main lâche devient pauvre, mais la main des diligents enrichit. Celui qui amasse en été est un fils sage ; celui qui dort durant la moisson est un fils qui fait honte » (Prov. 10. 4 et 5).
Si nous sommes consciencieux dans notre travail, dans notre conduite, que nous respectons les adultes, nous pouvons être remarqués. Le monde peut aussi se moquer de nous. Mais le fait de plaire à Dieu doit nous motiver.

« Mais toi, demeure dans les choses que tu as apprises et dont tu as été pleinement convaincu, sachant de qui tu les as apprises, et que, dès l’enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le christ Jésus. » (2 Tim. 3. 14 et 15).
Timothée a eu une mère et une grand-mère pieuses et il est exhorté à tenir ferme ce qu’il a appris d’elles. Mais il faut aussi lire la Parole de Dieu (cf. les saintes lettres) dès notre jeune âge et cela nous rend sage à salut c’est-à-dire aussi cela peut nous protéger de certaines chutes, de choses mauvaises, après être convertis.

Retenons cinq verbes qui résument des attitudes qui sont agréables à Dieu dans les relations avec nos parents : obéir – les honorer – les interroger – les réjouir – les servir.

Et près de la quitter (cette vie), à cette heure suprême,
Tu nous dis : « Aimez-vous, comme moi je vous aime ».
Donne-nous d’aimer comme toi.
Afin que dans les tiens le monde reconnaisse
Ta vie et ton amour, accorde-nous sans cesse
De te contempler par la foi !

Hymnes et Cantiques n° 104 strophe 2

 

2. Relations entre frères et sœurs, entre amis

Nous allons lire quelques passages qui nous parlent des relations entre frères et sœurs de plusieurs familles de la bible.

Abel et Caïn.

« Et il arriva, au bout de quelque temps, que Caïn apporta, du fruit du sol, une offrande à l’Éternel. Et Abel apporta, lui aussi, des premiers-nés de son troupeau, et de leur graisse. Et l’Éternel eut égard à Abel et à son offrande ; mais à Caïn et à son offrande, il n’eut pas égard. Et Caïn fut très-irrité, et son visage fut abattu. Et l’Éternel dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? Et Caïn parla à Abel son frère ; et il arriva, comme ils étaient aux champs, que Caïn se leva contre Abel, son frère, et le tua. Et l’Éternel dit à Caïn : Où est Abel, ton frère ? Et il dit : Je ne sais. Suis-je, moi, le gardien de mon frère ? » (Gen. 4. 3 à 6, 8 et 9).
C’est la jalousie qui a conduit Caïn au meurtre de son frère. Ensuite, Il ment à Dieu qui l’interroge sur ce qui s’est passé. Les caractères de Caïn ne sont-ils pas ceux du diable dont il est dit qu’il est meurtrier et menteur (Jean 8. 44) !

Pourtant Caïn avait fait des efforts pour apporter quelque chose à Dieu : c’était le fruit de son travail. Ce n’était pas mal en soit, mais pas suffisant pour être agréé par Dieu. En effet, Caïn était un homme pécheur, et aucun homme pécheur ne peut s’approcher de Dieu sans un sacrifice comme il est écrit : « …sans effusion de sang il n’y a pas de rémission de péché (Héb. 9. 22) ». Abel avait compris que pour s’approcher de Dieu il fallait une victime. Caïn, lui, apportait le fruit de son travail (c’est-à-dire ses propres efforts). Mais c’est vraiment la jalousie de Caïn qui l’amena à tuer son frère, comme nous le lisons dans le verset suivant :
« Non comme Caïn était du méchant et tua son frère. Et pour quelle raison le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises et que celles de son frère étaient justes » (1 Jean 3. 12).

Joseph.

« Ce sont ici les générations de Jacob : Joseph, âgé de dix-sept ans, paissait le menu bétail avec ses frères, et, [encore] jeune garçon, il était avec les fils de Bilha et les fils de Zilpa, femmes de son père ; et Joseph rapporta à leur père leur mauvaise renommée. Et Israël aimait Joseph plus que tous ses fils, parce qu’il était pour lui le fils de sa vieillesse, et il lui fit une tunique bigarrée. Et ses frères virent que leur père l’aimait plus que tous ses frères ; et ils le haïssaient, et ne pouvaient lui parler paisiblement » (Gen. 37. 2 à 4).
« Et ses frères allèrent paître le menu bétail de leur père à Sichem. Et Israël dit à Joseph : Tes frères ne paissent-ils pas [le troupeau] à Sichem ? Viens, et je t’enverrai vers eux. Et il lui dit : Me voici » (Gen. 37. 12 et 13).
« Et ils le virent de loin ; et avant qu’il fût proche d’eux, ils complotèrent contre lui pour le faire mourir. Et ils se dirent l’un à l’autre : Le voici, il vient, ce maître songeur ! Et maintenant, venez, tuons-le, et jetons-le dans une des citernes, et nous dirons : Une mauvaise bête l’a dévoré ; et nous verrons ce que deviendront ses songes » (Gen. 37.18 à 20).
Jacob a été trompé par son beau-père, Laban, qui lui a donné Léa comme épouse et puis Rachel.
Jacob aima plus Joseph que ses frères, ce qui fit que ceux-ci le haïrent et voulurent le tuer. Pourtant, Joseph a ensuite usé de grâce envers ses frères.
« Et il leur demanda s’ils étaient bien, et il dit : Votre père, le vieillard dont vous m’avez parlé, est-il bien ? vit-il encore ? » (Gen. 43. 27).
« Et Joseph ne put plus se contenir devant tous ceux qui se tenaient près de lui, et il cria : Faites sortir tout le monde d’auprès de moi. Et personne ne se tint près de Joseph quand il se fit connaître à ses frères. Et il laissa éclater sa voix en pleurs, et les Égyptiens l’entendirent, et la maison du Pharaon l’entendit. Et Joseph dit à ses frères : Je suis Joseph. Mon père vit-il encore ? Et ses frères ne pouvaient lui répondre, car ils étaient troublés devant lui. Et Joseph dit à ses frères : Approchez-vous de moi. Et ils s’approchèrent. Et il dit : Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu pour l’Égypte. Et maintenant, ne soyez pas attristés, et ne voyez pas d’un œil chagrin que vous m’ayez vendu ici, car c’est pour la conservation de la vie que Dieu m’a envoyé devant vous. Car voici deux ans que la famine est dans le pays, et il y a encore cinq ans, pendant lesquels il n’y aura ni labour, ni moisson » (Gen. 45. 1 à 6).
Comme Joseph, nous n’avons pas à nous venger mais à apporter la paix.
Attention aussi, comme enfant, à ne pas interpréter des situations mais échanger avec nos parents si nous ressentons un délaissement sans vraiment comprendre la situation (exemple d’une famille où un enfant est malade et demande plus de soins de la part des parents).

Quelles sont nos relations avec nos frères et sœurs ? Parlons-nous entre nous paisiblement, contrairement aux frères de Joseph qui ne pouvaient pas lui parler paisiblement ?

« Et ils se dirent l’un à l’autre : Certainement nous sommes coupables à l’égard de notre frère ; car nous avons vu la détresse de son âme quand il nous demandait grâce, et nous ne l’avons pas écouté ; c’est pourquoi cette détresse est venue sur nous » (Gen. 42. 21).
La conscience des frères est touchée et travaillée. Joseph pardonne et la communion entre les frères peut être possible et retrouvée (Joseph est une figure du Seigneur).

Moïse et sa sœur Myriam.

« Et un homme de la maison de Lévi alla, et prit une fille de Lévi ; et la femme conçut, et enfanta un fils ; et elle vit qu’il était beau ; et elle le cacha trois mois. Et comme elle ne pouvait plus le cacher, elle prit pour lui un coffret de joncs, et l’enduisit de bitume et de poix, et mit dedans l’enfant, et le posa parmi les roseaux sur le bord du fleuve. Et sa sœur se tint à distance pour savoir ce qu’on lui ferait. Et la fille du Pharaon descendit au fleuve pour se laver, et ses jeunes filles se promenaient sur le bord du fleuve ; et elle vit le coffret au milieu des roseaux, et elle envoya sa servante, qui le prit ; et elle l’ouvrit, et vit l’enfant ; et voici, c’était un petit garçon qui pleurait. Et elle eut compassion de lui, et dit : C’est un des enfants des Hébreux. Et sa sœur dit à la fille du Pharaon : Irai-je et appellerai-je auprès de toi une nourrice d’entre les Hébreues, et elle t’allaitera l’enfant ? Et la fille du Pharaon lui dit : Va. Et la jeune fille alla, et appela la mère de l’enfant. Et la fille du Pharaon lui dit : Emporte cet enfant, et allaite-le pour moi, et je te donnerai ton salaire. Et la femme prit l’enfant, et l’allaita. Et l’enfant grandit, et elle l’amena à la fille du Pharaon, et il fut son fils ; et elle appela son nom Moïse, et dit : Car je l’ai tiré des eaux » (Ex. 2. 1 à 10).
Le pharaon voulait tuer tous les enfants hébreux. Myriam surveillait Moïse de loin, caché par ses parents. Myriam aimait ses parents et son petit frère. Moïse a pu ainsi devenir un grand serviteur de l’Éternel.

Marie, Marthe et Lazare.

« Or il y avait un certain homme malade, Lazare, de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. (Et c’était la Marie qui oignit le Seigneur d’un parfum et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, de laquelle Lazare, le malade, était le frère). Les sœurs donc envoyèrent vers lui, disant : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. Jésus, l’ayant entendu, dit : Cette maladie n’est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare » (Jean 11. 1 à 5).
Voilà deux sœurs et un frère. Marthe est jalouse de Marie qui écoutait le Seigneur parler. Elle le dit au Seigneur mais Celui-ci lui dit que Marie a choisi la bonne part.
Le Seigneur donne un service à chacun et l’important est d’être là où il nous veut.

Le Seigneur aimait Lazare mais il n’est pas venu tout de suite et Lazare est mort. Il a agit de cette manière pour manifester la gloire de Dieu, c’est à dire qu’il avait le pouvoir de ressusciter un mort.

Réunions de prières ou de culte où hommes, femmes et enfants sont présents.

« Et comme Esdras priait et faisait sa confession, pleurant et se prosternant devant la maison de Dieu, il se rassembla vers lui, d’Israël, une très-grande congrégation d’hommes et de femmes et d’enfants, car le peuple pleurait beaucoup » (Esd. 10. 1).
« Et ils offrirent ce jour-là de grands sacrifices, et se réjouirent, car Dieu les avait réjouis d’une grande joie ; et les femmes aussi et les enfants se réjouirent ; et la joie de Jérusalem s’entendait au loin » (Néh. 12. 43).
« Mais ayant accompli ces jours, nous partîmes et nous nous mîmes en chemin ; et tous nous accompagnèrent avec femmes et enfants jusque hors de la ville ; et nous étant mis à genoux sur le rivage, nous priâmes » (Act. 21. 5).

On voit aussi dans l’histoire de Moïse, comment le pharaon ne voulait pas laisser aller les enfants. Le Pharaon est une image de Satan qui essaie de retenir les enfants d’accompagner leurs parents aux réunions, par toutes sortes de prétextes, comme d’autres occupations. Il veut les éloigner du lieu de la bénédiction.
Quand nous le pouvons, accompagnons nos parents aux différentes réunions, pour notre bénédiction.

Relations avec des amis chrétiens.

« Et le roi dit à Ashpenaz, chef de ses eunuques, d’amener d’entre les fils d’Israël, et de la semence royale et d’entre les nobles… Et parmi eux il y avait, d’entre les fils de Juda, Daniel, Hanania, Mishaël, et Azaria ; et le prince des eunuques leur donna des noms : à Daniel il donna [le nom de] Belteshatsar, et à Hanania celui de Shadrac, et à Mishaël celui de Méshac, et à Azaria celui d’Abed-Nego. Et Daniel arrêta dans son cœur qu’il ne se souillerait point par les mets délicats du roi et par le vin qu’il buvait ; et il demanda au prince des eunuques [de lui permettre] de ne pas se souiller » (Dan. 1. 3, 6 à 8).

Quatre jeunes amis sont séparés de leurs familles, mais Daniel a une attitude particulière et une détermination dans son cœur. Nous voyons la bonne influence que Daniel apporte à ses amis. Nous pouvons faire de même.
Daniel partage aussi avec ses amis ce que Dieu lui révèle par un songe . Il fut ensuite séparé de ses amis mais l’influence bénéfique reçue de Daniel, porte son fruit quand ils refusent de s’agenouiller devant la statue (Dan. 3).