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LES AUTORITÉS

« Il saisit un chien par les oreilles, celui qui, en passant, s’emporte pour une dispute qui n’est pas la sienne » (Prov. 26. 17).

Le danger de saisir un chien par les oreilles est qu’il nous morde. Nous pouvons être témoin d’une dispute et nous en mêler, nous courrons alors le risque d’être mordus !
Nous sommes à la veille d’élections dans notre pays, c’est un temps de disputes. Les uns et les autres s’enflamment. Cependant ces disputes sont-elles les nôtres ?
Nous pouvons voir ce que dit la Parole sur les autorités, le pouvoir, et en quoi cela concerne les croyants.

« Que toute âme se soumette aux autorités qui sont au-dessus d’elle ; car il n’existe pas d’autorité, si ce n’est de par Dieu ; et celles qui existent sont établies par Dieu ; de sorte que celui qui résiste à l’autorité résiste à l’ordre établi par Dieu ; et ceux qui résistent feront venir un jugement sur eux-mêmes. Car les magistrats ne sont pas une terreur pour une bonne œuvre, mais pour une mauvaise. Or veux-tu ne pas craindre l’autorité ? Fais le bien, et tu recevras d’elle de la louange ; car [le magistrat] est serviteur de Dieu pour ton bien ; mais si tu fais le mal, crains ; car il ne porte pas l’épée en vain ; car il est serviteur de Dieu, vengeur pour [exécuter] la colère sur celui qui fait le mal. C’est pourquoi il est nécessaire d’être soumis, non seulement à cause de la colère, mais aussi à cause de la conscience. Car c’est pour cela que vous payez aussi les impôts ; – car ils sont ministres de Dieu, s’employant constamment à cela même. Rendez à tous ce qui leur est dû : à qui l’impôt, l’impôt ; à qui les taxes, les taxes ; à qui la crainte, la crainte ; à qui l’honneur, l’honneur » Rom 13. 1 à 7.
Les autorités sont placées au-dessus des hommes, dans une ville, un pays et plus grand encore.
Dieu n’a pas voulu l’anarchie, qui est la pire des choses où chacun fait ce qu’il veut, il a voulu qu’il y ait des autorités. On le voit déjà en Genèse 9. 6 « Qui aura versé le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé ; car à l’image de Dieu, il a fait l’homme » où Dieu donne des principes à Noé qui nous gouvernent encore aujourd’hui. Par exemple qu’il y ait un gouvernement pour s’occuper du meurtrier…

« Il n’existe pas d’autorité, si ce n’est de par Dieu ; et celles qui existent sont ordonnées de Dieu ».
Il n’est pas question ici de savoir si l’autorité est bonne ou non, mais qu’elle est ordonnée de Dieu quelle qu’elle soit. De plus si on lui résiste on résiste à Dieu.
On pourrait dire oui mais c’était du temps de l’apôtre Paul, c’était un autre temps plus facile…. Et bien non ! Paul écrit cela alors qu’un empereur cruel gouvernait ! On est loin de ce que faisaient ces empereurs.
Versets 3 et 4 : ces autorités ordonnées de Dieu donnent des lois et des règles et il est normal que ceux qui désobéissent, soient punis.
Dieu n’entre pas dans l’origine et la nature des autorités, mais à partir du moment où il y a autorité il doit y avoir soumission. On peut obéir par crainte de la punition, mais le chrétien peut obéir à cause de la conscience en réalisant qu’être soumis aux autorités c’est être soumis à Dieu.
Par exemple pour le code de la route, même si je sais qu’il n’y a pas de radar, je peux avoir à cœur de respecter la vitesse autorisée par amour pour le Seigneur. C’est pareil pour les impôts.
Parce que les autorités sont ordonnées de Dieu je n’essayerai pas de tricher un peu ou de contourner la loi.
Impôts, taxes, nous devons les payer sans nous poser de questions.
Il y a plus : l’honneur et la crainte à rendre à ceux qui sont placés au-dessus de nous. C’est un témoignage de les respecter, de ne pas en parler en mal. Même si ce qu’ils font n’est pas selon Dieu.

« Rappelle-leur d’être soumis aux principautés et aux autorités, d’être obéissants, d’être prêts à toute bonne œuvre, de n’injurier personne, de n’être pas querelleurs, [mais] modérés, montrant toute douceur envers tous les hommes » (Tite 3. 1 et 2).
Ce passage nous exhorte à ne pas être querelleurs, ou à ne pas chercher des disputes, et à être soumis et obéissants aux autorités.

« Soyez donc soumis à tout ordre humain pour l’amour du Seigneur, soit au roi comme étant au-dessus de tous, soit aux gouverneurs comme à ceux qui sont envoyés de sa part pour punir ceux qui font le mal et pour louer ceux qui font le bien ; car c’est ici la volonté de Dieu, qu’en faisant le bien vous fermiez la bouche à l’ignorance des hommes dépourvus de sens, comme libres, et non comme ayant la liberté pour voile de la méchanceté, mais comme esclaves de Dieu. Honorez tous les hommes ; aimez tous les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi » (1 Pierre 2. 13 à 17).

Nous sommes appelés à reconnaitre toute autorité ordonnée, la plus haute mais aussi les intermédiaires.
Il y a une exception à cette soumission, c’est quand l’autorité nous force à désobéir à Dieu. Dans ce cas nous sommes appelés à obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes, mais pas à la rejeter ou à faire la révolution, seulement obéir à Dieu et accepter les conséquences.

« Et les ayant appelés, ils [leur] enjoignirent de ne plus parler ni enseigner, en aucune manière, au nom de Jésus. Mais Pierre et Jean, répondant, leur dirent : Jugez s’il est juste devant Dieu de vous écouter plutôt que Dieu. Car, pour nous, nous ne pouvons pas ne pas parler des choses que nous avons vues et entendues. » (Act. 4. 18 à 20).

« Et les ayant amenés, ils les présentèrent devant le sanhédrin. Et le souverain sacrificateur les interrogea, disant : Nous vous avons expressément enjoint de ne pas enseigner en ce nom-là, et voici, vous avez rempli Jérusalem de votre doctrine, et vous voulez faire venir sur nous le sang de cet homme. Et Pierre et les apôtres, répondant, dirent : Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Act. 5. 27 à 29).

Dans beaucoup de pays l’autorité interdit de parler du Seigneur, les croyants peuvent décider de parler quand même de Lui et de lui obéir plutôt que d’obéir aux hommes.

« Pilate donc lui dit : Ne me parles-tu pas ? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher, et que j’ai le pouvoir de te crucifier ? Jésus répondit : Tu n’aurais aucun pouvoir contre moi, s’il ne t’était donné d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi a plus de péché » (Jean 19. 10 et 11).

Au moment où l’autorité peut décider de le relâcher ou de le crucifier, le Seigneur reconnait que ce pouvoir est donné de Dieu.
Tout cela a de grandes conséquences.
Les gouvernements changent, soit par des élections, soit par des coups d’état, des successions pour les rois…Dieu place les hommes et leur confie une certaine responsabilité bien qu’ils ne s’en rendent souvent pas compte. « Car c’est Dieu qui juge ; il abaisse l’un, et élève l’autre » (Ps. 75. 7).
Alors et nous ? Dieu a-t-il besoin de nous, compte-t-il sur les chrétiens pour établir qui il veut ? Et qu’ils l’aident à choisir ?
Nous ne connaissons pas la volonté de Dieu, car les pires et les meilleures autorités sont ordonnées par Lui, même celles que je n’aurais pas choisies !
Si je donne ma voix pour un candidat et que Dieu en choisit un autre ? Il y a un problème ! J’aurai élevé celui que Dieu a abaissé !
Alors est-ce que Dieu a besoin de moi pour choisir quelqu’un ?
Quand le Seigneur était sur la terre, il y avait des luttes politiques très fortes, il y avait des Juifs, des Romains, différentes sectes religieuses. Certains étaient pour, d’autres contre l’autorité romaine, et donc il y avait beaucoup de tensions.
Le Seigneur ne dit pas un mot sur ce sujet, il n’était pas venu pour prendre parti, c’était des disputes qui n’étaient pas les siennes.
Il peut dire devant l’image de César sur une pièce de monnaie : rendez les choses de César à César. César l’exige, rendez-le-lui. Et ce qui est pour Dieu, rendez-le-lui aussi, ne mélangez pas tout !
Lot est un exemple frappant d’un croyant qui pense bien faire en s’occupant des choses du monde. Il habite Sodome, ville méchante, idolâtre, violente, s’assied à la porte avec les hommes importants de la ville.

« – et si, réduisant en cendres les villes de Sodome et de Gomorrhe, il (Dieu) les a condamnées par une totale subversion, les établissant pour être un exemple à ceux qui vivraient dans l’impiété ; et s’il a délivré le juste Lot, accablé par la conduite débauchée de ces hommes pervers, (car ce juste qui habitait parmi eux, les voyant et les entendant, tourmentait de jour en jour son âme juste à cause de leurs actions iniques) » (2 Pier. 2. 6 à 8).
Ce passage nous dit qu’il tourmentait son âme juste devant tout ce mal : il n’était donc pas là où il aurait dû être.
Est-ce que son témoignage a été écouté ? Ses propres gendres pensent qu’il se moquait.
Il s’est mêlé au monde et son témoignage est nul. Il ne peut plus être entendu.
Par contraste, Abraham qui est resté sur la montagne, s’occupe lui aussi de Sodome. Il n’est pas indifférent à son sort, comme Lot, mais il agit différemment. Appelé ami de Dieu, il combat par la prière pour la ville. Pendant que Lot est à la porte de la ville, Abraham prie pour elle.
Abraham est un étranger qui passe, il a des relations avec les habitants du pays mais sans plus. Du roi de Sodome il ne prendra rien et il achètera la terre pour enterrer son mort. Il ne voulait rien devoir au monde et ne recherche rien de lui. Les hommes rendent témoignage de lui : tu es un prince de Dieu. Celui qui a ce témoignage ne se mêlait pas au monde.

Ainsi nous sommes dans le monde mais pas du monde. « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde » (Jean 17. 16).

Le Seigneur nous a retirés du présent siècle mauvais. Il « s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous retirer du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père » (Gal. 1. 4).

Si nous ne lui appartenons plus, la parole nous dit ce que nous sommes : « Car notre bourgeoisie est dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ [comme] Sauveur » (Phil. 3. 20).
Un bourgeois habite à un endroit et y a ses affaires, ses intérêts, c’est sa bourgeoisie, sa citoyenneté. Nous sommes bourgeois des cieux, nos intérêts sont donc dans les cieux.
Nous avons des privilèges de par cette position, mais aussi des responsabilités. Normalement, on s’intéresse à sa bourgeoisie, à ce lieu !

« Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, – Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen ; nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Cor. 5. 20).
Ce verset nous dit que nous sommes des ambassadeurs. C’est une position très honorable. Un ambassadeur est envoyé dans un autre pays pour représenter son propre pays. Il n’exprime pas ses pensées personnelles mais représente son pays.
Nous sommes dans le monde sous des autorités que nous apprécions ou pas mais, en fait, ce n’est pas notre affaire, nous sommes ambassadeurs pour Christ.
L’ambassade appartient au pays d’origine de l’ambassadeur, c’est là qu’il habite c’est important qu’elle soit digne de ce pays. Alors est-ce que dans nos maisons les droits du ciel sont respectés à l’image du Pays ? Est-ce que nos vies reflètent les caractères du ciel ?
Nous sommes le sel de la terre, qui donne du goût et garde de la corruption, nous sommes des ambassadeurs de Christ, des princes de Dieu.
Tout cela nous montre que nous n’avons pas à prendre part aux disputes de ce monde.
Dieu nous dit : J’élève, j’abaisse, ce n’est pas votre affaire. Soyez soumis et reflétez les caractères du ciel.

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« Jésus répondit : Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu, afin que je ne soit pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n’est pas d’ici » (Jean 18. 36).
Nous appartenons à ce royaume dont Christ est le roi, nous devons donc avoir la même appréciation que lui. Nous sommes appelés à vivre comme des étrangers qui se soumettent aux autorités mais ne participent pas à la vie du pays.

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« Tous ceux-ci sont morts dans la foi, n’ayant pas reçu les choses promises, mais les ayant vues de loin et saluées, ayant confessé qu’ils étaient étrangers et forains sur la terre » (Héb. 11. 13).
Témoignages rendus aux patriarches : forains et étrangers.

« J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des supplications, des prières, des intercessions, des actions de grâces pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont haut placés, afin que nous puissions mener une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté » (1 Tim. 2. 1 et 2).
Si nous ne participons pas pour placer ces autorités, nous sommes appelés à prier pour elles pour que nous puissions mener une vie paisible et tranquille.

 

C’est dans les cieux qu’est Jésus, notre vie,
Notre Avocat, notre Chef, notre Époux,
Jésus en qui notre âme se confie.
Ah ! Quelle gloire et quel bonheur pour nous !

Il est allé nous y préparer place ;
Et, du céleste et bienheureux séjour,
Il nous fait part de son Esprit de grâce,
Et des effets de son plus tendre amour.

Suivons-le tous, animés d’un saint zèle ;
N’arrêtons pas nos cœurs en ces bas lieux ;
Ce Dieu Sauveur, lui-même, nous appelle,
Et nos vrais biens sont cachés dans les cieux.

Cantique 95.

D’après notes prises à une réunion
Mars 2017