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LES ANIMAUX DANS LA BIBLE (2)

 

Le renard

« Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des demeures, mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête » (Luc 9. 58).
Le « Fils de l’homme » c’est le Seigneur Jésus Lui-même. Dans ce passage de l’évangile selon Luc, le Seigneur monte vers Jérusalem. Il sait ce qui L’y attend. Malgré la perspective terrible de la croix, Il continue son ministère de bénédiction, allant au-devant des hommes pour les secourir. Trois personnes se trouvent sur Son chemin, toutes veulent bien le suivre, mais chacune a quelque chose de plus important à faire auparavant. La première déclare : « Seigneur, je te suivrai où que tu ailles ». C’est facile à dire, aussi Jésus ne lui cache-t-Il pas les difficultés qu’il y a à Le suivre. Où sont les obstacles ? – Le plus souvent, dans notre cœur.
Sais-tu qu’il est parlé plusieurs fois du renard dans la Bible ? Il habite dans une tanière ou dans des ruines désolées (Lam. 5. 18). Il n’est pas dangereux pour les hommes ; il ne les attaque jamais. Il se contente, pour nourriture, de la volaille des basses-cours ou des petits animaux de la forêt. Il chasse souvent seul ; son menu est très varié, mais il aime particulièrement les fruits. Il est très rusé (le roi Hérode est comparé à un renard en Luc 13. 31) ; il est prudent.
Autrefois on entourait les vignes d’une haie ou d’un muret, et des gardiens veillaient du haut d’une tour afin qu’aucun animal sauvage, en particulier le renard, n’y pénètre et n’y fasse des dégâts. Regardant sa vigne et les fleurs du printemps si fragiles, le bien-aimé du Cantique des cantiques s’écrie : « Prenez-nous les renards, les petits renards qui ravagent les vignes, car nos vignes sont en fleur » (Cant. 2. 15). Les petites grappes de raisin apparaissent très tôt sur les branches, dès que les bourgeons s’entrouvrent. Le risque est grand, alors, que les renards viennent folâtrer dans les vignes et détruisent fruits et fleurs. Le Seigneur Jésus désire que ceux qu’Il a rachetés produisent des fruits pour Lui. Quels sont ces fruits ? N’est-ce pas un cœur qui l’aime, qui Lui est soumis et qui Le sert humblement ? Méfions-nous de ces « petits renards » : telle habitude, telle lecture malsaine, tel vilain trait de caractère qui revient sans cesse, tel « petit mensonge » ou entorse à la vérité, d’apparence insignifiante… Ne les tolérons pas. En grandissant, ces « petits renards » deviendront de plus en plus tyranniques et rusés, et nous empêcheront de porter du fruit pour Dieu.
Mais revenons à Luc 9. En contraste avec les renards ou les oiseaux, le Seigneur ne peut se reposer sur la terre ; Il n’a pas de demeure. Ce verset veut-il dire que le Seigneur nous interdit d’avoir un logement, un lieu pour dormir et manger ? – Non. Simplement, Il nous enseigne que la terre, avec son atmosphère souillée par le péché, n’est pas un lieu de repos pour Lui, ni pour nous. Il en est ainsi « à cause de la souillure qui amène la ruine » (Michée 2. 10). Les Évangiles nous montrent Jésus travaillant dans ce monde souillé qui Le rejette. Il se rend de village en village. Sans doute habite-t-Il quelque temps à Capernaüm (Mat. 4. 13), ou pénètre-t-Il dans différentes maisons. Mais souvent Il passe la nuit, isolé ou sur la montagne des Oliviers (Luc 21. 37 ; Jean 7. 53), parce qu’aucune maison ne s’ouvre pour Le recevoir (Jean 8. 1).
Comment Le suivre fidèlement ? En étant un étranger sur la terre, comme lui. A Son entrée dans le monde, on ne Lui donne qu’une crèche, et à la fin de Sa vie sur la terre, Il est cloué à la croix. Lui, le Créateur, ne possède même pas un refuge, à l’inverse des petits animaux. Ce monde ne peut être Son chez-soi. Et si même tu habites maintenant dans un logement confortable, le monde qui nous entoure pourrait-il vraiment être ton « chez-toi » ?

Le passereau

La Bible nous parle de passereaux à plusieurs reprises. Quel oiseau désigne-t-elle ainsi ? – Sûrement n’importe quel petit oiseau, comme le rossignol, la mésange ou le moineau.
En parlant avec Ses disciples, le Seigneur Jésus s’est servi du passereau pour montrer l’amour de Dieu envers Ses créatures. On vend des passereaux pour peu d’argent et même pour rien (lis et compare Mat. 10. 29 et Luc 12. 6). Mais « pas un seul d’entre eux n’est oublié devant Dieu ». Si Dieu prend soin des plus petits oiseaux, combien plus s’occupera-t-Il des hommes, et spécialement des croyants !
En général les passereaux sortent en bandes ; ce sont des oiseaux sociables. Ils se posent volontiers sur les toits plats des maisons de la Palestine, qui servent de terrasses, et où les habitants s’installent pour converser.
Lisons ce verset (porté sur la page de couverture) : « Je veille, et je suis comme un passereau solitaire sur un toit » (Ps. 102. 7). De quoi est-il parlé ici ? De solitude. Et de qui est-il question ? De Celui qui a été seul sur la terre, méprisé et affligé, le Seigneur Jésus (És. 53. 3 et 4).
Dans le jardin de Gethsémané, Il a été seul à veiller pour prier alors que Ses disciples dormaient. A l’heure de la croix, « tous le laissèrent et s’enfuirent » (Marc 14. 50). Durant toute Sa vie, le Seigneur a éprouvé cette solitude au milieu des hommes de son temps. Un homme se sent d’autant plus seul qu’il est différent des autres. Jésus était parfait, à la fois vrai homme et vrai Dieu ; Il fut incompris, méprisé et détesté. Même Ses disciples, qui L’aimaient pourtant, ne Le comprenaient pas quand Il leur parlait de Son œuvre, de Ses souffrances, de Sa mort, de Son départ.
Le psaume 102, qui décrit de façon frappante la solitude du Seigneur, porte la suscription : « Prière de l’affligé, quand il est accablé et répand sa plainte devant l’Éternel ». Remarquez ce verbe répandre, qu’on trouve aussi en 1 Samuel 1. 15 et au Psaume 62. 8. C’est devant Dieu et non devant les hommes que le fidèle vide son cœur pour chercher du secours. Au psaume 102, la prière de l’affligé ne contient ni impatience, ni murmure, ni révolte ; c’est la soumission, l’acceptation d’une souffrance douloureusement ressentie. Incompris des hommes, Jésus était approuvé de Dieu et marchait dans la communion avec Lui. Il dit : « Le Père ne m’a pas laissé seul, parce que moi, je fais toujours les choses qui lui plaisent » (Jean 8. 29).
Même si ces choses sont au-delà de notre portée, quel modèle le Seigneur reste pour nous !
Peut-être as-tu vécu toi-même une solitude prolongée, de sorte que tu peux comprendre en partie ce que cela a signifié pour ton Sauveur ?
Combien souvent, dans les difficultés, l’incompréhension ou le rejet des autres, on se révolterait ! Si facilement on pourrait se plaindre auprès de l’un ou de l’autre, étant occupé de soi ou de ses tristesses, replié sur soi-même. La peine peut être si grande que l’âme en est abattue ; mais la foi toujours vaillante dit : « Attends-toi à Dieu ! » (Ps. 42. 11). Oui, le Seigneur peut t’aider à accepter la solitude, la souffrance, l’injustice, si tu te laisses transformer par Lui, selon le modèle qu’Il a laissé.

La colombe

La colombe, le pigeon et la tourterelle sont des oiseaux identiques ou très voisins.
Il est souvent question de la colombe dans la Bible. C’est un oiseau doux et affectueux, qui fait son nid dans les fissures du rocher (Cant. 2. 14). La colombe hiverne dans le Sud, et quand elle revient, son roucoulement annonce le printemps. En effet on lit dans le Cantique des cantiques (2. 12) : « la saison des chants est arrivée, et la voix de la tourterelle s’entend dans notre pays ». Son cri peut être aussi un gémissement ; il est alors plaintif (És. 38. 14) et a une résonance triste.
Après le déluge, Noé lâcha un corbeau, puis, par trois fois, une colombe. La première fois, tandis que le corbeau allait et venait, la colombe revint ; n’ayant trouvé que des lieux boueux, d’instinct, elle ne voulut pas s’y poser (Gen. 8. 6 à 12). La seconde fois, elle rentra, une feuille d’olivier au bec, preuve que le sommet des arbres émergeait de l’eau. La troisième fois enfin, quand les eaux eurent baissé, la colombe lâchée ne revint pas. En opposition avec le corbeau, animal impur (Lév. 11. 15), elle montra ainsi son besoin de pureté, dont elle est généralement le symbole.
Le Seigneur Jésus a fait aussi allusion à sa simplicité, qui était proverbiale : « soyez… simples comme des colombes » (Mat. 10. 16). Celui qui est simple ne suppose pas le mal ; il agit sans calcul. Ainsi la colombe est l’image d’un esprit innocent.
Dans différentes occasions le peuple d’Israël devait offrir à Dieu des sacrifices et des offrandes, par exemple un taureau ou un agneau. Toutefois, si l’on n’en avait pas les moyens, Dieu avait indiqué qu’on pouvait offrir deux oiseaux purs : une paire de tourterelles ou deux jeunes colombes (Lév. 5. 7 ; 12. 8). C’est ce qu’ont fait Joseph et Marie lorsque l’enfant Jésus fut présenté au temple (Luc 2. 22 à 24). Cela fait ressortir leur pauvreté et l’humilité dans laquelle, pour nous, le Seigneur Jésus est venu sur la terre.
A cette époque, les marchands de colombes destinées aux sacrifices étaient installés jusque dans le temple. Le Seigneur renversa leurs sièges et les chassa (Mat. 21. 12).
Mais venons maintenant au baptême du Seigneur Jésus par Jean le Baptiseur.
«… Jésus… étant baptisé et priant, le ciel s’ouvrit ; et l’Esprit Saint descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe ; et il y eut une voix qui venait du ciel : Tu es mon Fils bien-aimé; en toi j’ai trouvé mon plaisir » (Luc 3. 21 et 22).
A l’appel de Jean le Baptiseur, les hommes pieux avaient dû se repentir, confesser leurs péchés et être baptisés. Le Seigneur Jésus se joignit à eux et fut baptisé, mais Il n’avait aucun péché à confesser. La Parole nous dit : « il n’a pas commis de péché » (1 Pier. 2. 22), « il n’a pas connu le péché » (2 Cor. 5. 21) et « il n’y à point de péché en lui » (1 Jean 3. 5). Lorsque Jésus remonta de l’eau, une scène merveilleuse se déroula : le ciel s’ouvrit et le Saint Esprit descendit sur Lui comme une colombe.
Le Saint Esprit avait bien agi par l’intermédiaire des prophètes, mais c’était une chose toute nouvelle que Dieu le Saint Esprit descende de façon visible sur un homme. Cela prouvait la pureté absolue de Jésus, l’homme parfait.
De plus, en présence de tous les assistants, le Seigneur Jésus reçut de Son Père une parole d’approbation et d’amour : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai trouvé mon plaisir ». Il n’était pas possible que l’Homme parfait fût confondu avec les autres hommes. Le Père approuvait devant tous Celui qui faisait Ses délices, Sa joie de toute éternité. Remarquons que, dans cette scène, nous sommes en présence de toute la Trinité : le Père, le Fils et le Saint Esprit.
Par le symbole de la colombe, cette scène magnifique annonça l’humilité, la grâce, la douceur, la pureté qui caractérisèrent la vie du Seigneur Jésus. Les hommes ne L’ont pas connu ; ils L’ont méprisé, outragé et crucifié. Mais, pour le cœur du croyant, rien n’est comparable à Jésus.

Le serpent

Le serpent est un animal dépourvu de pattes. Il se déplace en « marchant sur son ventre » (Gen 3. 14), par reptation. Il est souvent dangereux pour l’homme, qui redoute ses morsures venimeuses, infligées par une dent spéciale en forme de crochet. Comme il n’a pas d’oreille externe, on a parfois pensé qu’il était sourd (Ps. 58. 4 et 5). Il se dissimule pour attendre sa proie, aussi le Seigneur Jésus le prend-il comme exemple de prudence (Mat. 10. 16). Mais en général, la Bible le présente comme repoussant et dangereux. La loi le classe parmi les animaux impurs (Lév. 11. 42). Sa morsure douloureuse et redoutable en fait l’image de la méchanceté (Ps. 58. 4). Il est dangereux quand on le dérange, même si c’est sans le vouloir ; l’Écclésiaste nous dit : « Qui renverse une clôture, un serpent le mord » (Éccl. 10. 8) ; le serpent représente ici le danger que nous courons si nous repoussons l’enseignement de la Parole.
Au commencement de l’histoire des hommes, dans le jardin d’Éden, Satan a pris la forme du serpent, l’animal le plus rusé (Gen. 3. 1), pour tromper Ève et Adam. Le diable, ou « serpent ancien » (Apoc. 12. 9), fut ainsi la cause de la chute et de la misère des hommes. Mais aussitôt, Dieu annonça leur délivrance par le moyen d’un Sauveur qui devait venir et souffrir : la semence de la femme (Jésus) brisera la tête du serpent, tandis que celui-ci Lui brisera le talon – première allusion à la croix (Gen. 3. 15).
C’est de ce grand salut que le Seigneur Jésus parle à Nicodème lorsqu’Il lui dit : « Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi il faut que le fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle ». (Jean 3. 14 et 15). Nicodème était un chef des Juifs. Il connaissait l’histoire du peuple d’Israël. Il savait comment celui-ci, en route vers Canaan, s’était maintes fois révolté. Dégoûté de la manne que Dieu lui avait donnée, le peuple incrédule s’était laissé aller au découragement, aux plaintes et aux murmures. Alors, Dieu avait envoyé des serpents venimeux qui mordaient les gens (Nomb. 21. 6) et cette morsure était mortelle. Les Israélites avaient alors reconnu et confessé leur péché. Moïse avait prié pour eux et l’Éternel avait ordonné un remède : un serpent d’airain attaché sur une perche et élevé à la vue de chacun. Dans la Bible, l’airain représente la justice de Dieu qui juge le péché. Celui qui regardait le serpent d’airain était guéri ; il vivait (v. 9). Quel moyen sûr et simple pour être sauvé !
Le Seigneur Jésus explique à Nicodème qu’il fallait que Lui-même, le Fils de l’homme, soit élevé comme le serpent l’avait été dans le désert. Sur la croix, élevé à la vue de tous, rejeté de la terre, Il devait être présenté à Dieu comme une victime offerte sur l’autel à la place du coupable. Il fallait que le Seigneur Jésus soit « fait péché pour nous » (2 Cor. 5. 21), qu’Il soit assimilé à la puissance du mal, au serpent, et qu’Il subisse toute la condamnation et le jugement de Dieu contre le péché (Rom. 8. 3).
Parce qu’Adam et Ève ont été trompés et ont désobéi à Dieu, nous sommes tous nés pécheurs. Semblables aux Israélites mordus par les serpents, nous sommes condamnés à une mort certaine. Mais, dans son merveilleux amour, Dieu a préparé un moyen simple de salut. Un regard de foi vers la croix où je vois Jésus élevé, et je suis sauvé de la perdition éternelle ; j’apprends à connaître l’amour de Dieu pour le pécheur.
« Si je suis élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi-même » (Jean 12. 32).

La brebis

La Bible nous parle très souvent des brebis. C’est un animal domestique qui procure des peaux, de la viande, du lait et de la laine. La brebis est affectueuse, docile (Jean 10. 3 et 4), douce (Jér. 11. 19). Sans défense naturelle, donc faible lorsqu’elle est laissée à elle-même (Mat. 10. 16), elle est une proie facile pour les prédateurs. Il lui faut un berger pour la délivrer de l’attaque d’un ours ou d’un lion, comme l’a fait David (1 Sam. 17. 34), ou la retrouver quand elle s’égare (Luc 15. 4).
Déjà Abel s’occupait de menu bétail (Gen. 4. 2). Plus tard, les patriarches hébreux en possédaient de grands troupeaux (Gen. 12. 16). Leurs descendants en Égypte (Gen. 46. 34), dans le désert (Ex. 10. 9), puis en Canaan, continuèrent à s’occuper d’élevage (2 Chron. 32. 29 et Luc 2. 8). Ils avaient ainsi de quoi se nourrir, se vêtir, couvrir leurs tentes. De plus, la brebis était un animal pur qu’ils pouvaient offrir à Dieu en sacrifice (Lév. 1. 10).
« Il a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche » (És. 53. 7).
Dans son char, le riche et puissant ministre de Candace, reine des Éthiopiens, lisait ce passage de l’Écriture (Act. 8. 27 et suivants). Mais ce texte était obscur pour lui. II se demandait de qui le prophète Ésaïe parlait.
Alors Philippe, envoyé par un ange du Seigneur, s’approcha du voyageur et, invité à monter dans le char, il lui « annonça Jésus ».
Ce passage d’Ésaïe 53 nous parle en effet du Seigneur Jésus. Il a été comme une brebis docile qui se laisse tondre sans résister. Au moment de Son procès, Il s’est présenté devant Ses ennemis, sans défense. Les chefs du peuple ne cherchaient pas à établir la vérité ; ils désiraient trouver quelque faux témoignage contre Lui, de manière à Le faire mourir. Délaissé, trahi, méprisé, opprimé, Il n’a pas ouvert sa bouche et n’a exprimé aucune plainte. Faussement accusé, devant le souverain sacrificateur, « Il garda le silence et il ne répondit rien » (Marc 14. 61). Alors qu’Hérode l’interrogeait, « Il ne lui répondit pas même un seul mot » (Mat. 27. 14) ; à Pilate « Jésus ne donna pas de réponse » (Jean 19. 9). Après avoir été déclaré innocent, le Seigneur Jésus fut finalement condamné.
Lorsque nous sommes accusés, nous avons tous tendance à nous justifier, même si nous sommes coupables. Christ ne cherchait pas à se justifier : « lorsqu’on l’outrageait, il ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, il ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement » (1 Pier. 2. 23). Quel exemple pour nous ! Parfois nous devons souffrir en faisant le bien, rencontrer de la moquerie parce que nous sommes chrétiens. La Parole de Dieu nous dit : « Cela est digne de louange devant Dieu, car c’est à cela que vous avez été appelés ; car aussi Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces » (1 Pier. 2. 21).

L’ours

L’ours brun est un mammifère omnivore, bas sur pattes. Il était assez répandu dans les montagnes et les forêts d’Israël aux temps de l’Ancien Testament. L’ours se nourrit de fruits, de racines, d’œufs, de nids d’abeilles. Sa jolie fourrure et son allure pataude lui donnent un air inoffensif. Mais cette fourrure cache, sur ses pattes, de terribles griffes. Quand il est affamé, il s’attaque aux troupeaux (1 Sam. 17. 34). Rencontrer cet animal féroce, entêté et fort, est extrêmement dangereux, surtout lorsqu’il est à la recherche d’une proie (Prov. 28. 15) ou qu’il s’agit d’une ourse privée de ses petits (Prov. 17. 12 ; Osée 13. 8).
David obtint une grande victoire en délivrant, de la gueule d’un ours, un mouton de son troupeau (1 Sam. 17. 35 à 37). Plus tard, des enfants du village de Béthel furent déchirés par deux ourses parce qu’ils s’étaient moqué du prophète Élisée (2 Rois 2. 23 et 24). La violence de cette bête féroce, conséquence du péché, disparaîtra quand le Seigneur établira Son règne de mille ans : « la vache paîtra avec l’ours » (És. 11. 7).
L’ours est l’image d’une violence sans pitié qui s’abat d’une façon inattendue. Cela nous fait penser à l’ennemi de nos âmes, Satan, qui veut nuire au troupeau du Seigneur quand celui-ci montre son insouciance ou sa sottise.
Que cela nous rende sérieux ! Attachons-nous aux instructions du Seigneur. Surtout, ouvrons notre cœur à l’amour qui a conduit le Seigneur Jésus à exposer et même à donner Sa vie pour Son troupeau.
Le prophète Jérémie montre que Dieu peut devenir l’adversaire de Son peuple désobéissant. Dans ses lamentations, le prophète Jérémie déclare : « Il a été pour moi un ours aux embûches… et m’a déchiré » (Lam. 3. 10 et 11). Jérusalem s’étant obstinée dans le mal, Dieu a dû déverser sur elle son jugement. Jérémie, lui, n’était pas coupable, mais il s’associait à la situation et au péché de son peuple. Il ressentait le châtiment qui tombait sur Jérusalem comme s’il tombait sur lui-même. Dans ce livre, il exprime sa souffrance profonde et sa détresse en voyant que Dieu a abandonné Son peuple et s’est tourné contre lui pour le juger.
Comme souvent, les sentiments des hommes de Dieu de l’Ancien Testament nous parlent à l’avance des sentiments du Seigneur Jésus. Durant les trois heures sombres de la croix, le Seigneur a expié nos péchés. Il a été notre substitut, c’est-à-dire qu’Il a rencontré Dieu comme un juge et a pris notre place sous Son courroux. Dieu a déversé contre Lui toute Sa fureur (Lam. 3. 1). A cause de notre obstination dans le mal, Dieu a fait venir sur Lui un jugement sans miséricorde ; Il L’a « amené dans les ténèbres » (v. 2) et a fait une clôture autour de Lui (v. 7). Le Seigneur qui, seul, avait toujours connu la faveur infinie de Son Dieu, a dû être abandonné (Mat. 27. 46). Dieu a « fermé l’accès à sa prière » (Lam. 3. 8), qui est restée sans réponse (Ps. 22. 2). Quelle souffrance infinie pour notre Sauveur !
Peux-tu dire au Seigneur Jésus, pour toi-même, avec reconnaissance :

Oh ! comme ils ont pesé sur toi,
Seul dans cette heure sombre,
L’abandon, l’angoisse et l’effroi
De nos péchés sans nombre !

Cantique 42 strophe 2

L’agneau

L’agneau est le petit de la brebis. Comme elle, il est doux, inoffensif et sans défense. Dans les premières pages de la Bible, nous trouvons le récit de l’offrande d’Abel. Il était berger et il apporta « des premiers-nés de son troupeau » (Gen. 4. 4). II avait compris qu’il était indigne et qu’il ne pouvait s’approcher de Dieu qu’avec le sang d’une victime ; il avait saisi par la foi qu’on ne peut apporter à Dieu que ce qu’Il a Lui-même donné et non le fruit de son propre travail (Héb. 11. 4).
Alors que Dieu éprouvait Abraham en lui demandant d’offrir son fils unique, le patriarche montra une foi admirable en disant à Isaac : « Mon fils, Dieu se pourvoira de l’agneau pour l’holocauste » (Gen. 22. 8). Il était persuadé que Dieu lui rendrait son fils après cette épreuve. Il discernait aussi que Dieu donnerait Lui-même un jour « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29).
« Vous aurez un agneau sans défaut…, la congrégation l’égorgera…, je verrai le sang » . (Ex. 12. 5, 6 et 13).
Le peuple d’Israël était esclave en Égypte et durement opprimé. Le Pharaon, obstiné et endurci, ne voulait pas le laisser s’en aller. Moïse lui annonça alors une terrible plaie : le fils aîné de chaque famille mourrait. Mais les Israélites seraient épargnés de ce désastre à condition de suivre les instructions que Dieu leur donnerait.
Chaque chef de famille devait prendre, de son troupeau, un agneau sans défaut. Il fallait le garder pendant quatre jours, puis l’égorger et enduire de son sang le linteau et les deux montants de la porte de la maison. Puis il fallait rôtir la chair et, la nuit tombée, la famille au complet devait rester paisiblement à l’intérieur, et chacun devait manger sa part de l’agneau. Ce repas spécial était appelé « la pâque ». Pendant la nuit, l’Éternel passerait par toute l’Égypte et frapperait les premiers-nés dans toutes les maisons, sauf là où il verrait le sang de l’agneau.
Néanmoins quelle inquiétude pouvait ressentir le fils aîné d’une famille israélite ! La foi de ses ancêtres et celle de son père ne suffiraient peut-être pas pour le sauver. Il n’était pas meilleur devant Dieu que les premiers-nés d’Égypte. De plus, il ne voyait pas le sang depuis l’intérieur de la maison. Pour être finalement en paix, il lui suffisait de croire ce que Dieu avait dit et de savoir que le sang avait été placé avec foi et obéissance là où Dieu l’avait demandé. « Je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous » (v. 13).
L’agneau de la pâque est pour nous une image du Seigneur Jésus (1 Cor. 5. 7). Nous avons tous péché (Rom. 3. 22) et le péché mérite la mort. Pour nous sauver, il fallait une victime, une victime parfaite, mourant à notre place. Pendant toute Sa vie, le Seigneur Jésus a toujours montré sainteté et perfection. Sa nature sainte le mettait à part du péché (Héb. 4. 15). Il n’a pas connu le péché (2 Cor. 5. 21) et il n’en a pas non plus commis (1 Pier. 2. 22). A l’image de l’agneau pascal, sans défaut et mis en garde quatre jours, il était véritablement « l’Agneau sans défaut et sans tache, préconnu dès avant la fondation du monde » (1 Pier. 1. 19). Mais Sa vie parfaite ne pouvait effacer nos péchés. Il fallait qu’Il s’offre en sacrifice et que Son sang soit répandu : Il s’est donné pour cela. C’est donc Son sang, le sang de la victime parfaite, qui nous rachète de notre état misérable et qui nous met à l’abri du jugement. Nous avons la paix avec Dieu par le sang de la croix (Col. 1. 20).
Il faut que chacun de nous « mange la pâque », c’est-à-dire s’approprie par la foi la mort expiatoire du Seigneur Jésus. Aux yeux de Dieu, Son sang est parfaitement efficace pour ôter le péché. Ainsi, reposons-nous avec confiance sur la valeur parfaite du « sang précieux de Christ » (1 Pier. 1. 19).

La poule

Pour tous ceux qui sont allés à la campagne, c’est un spectacle familier de voir les oiseaux des basses-cours couver leurs œufs. Quand les œufs sont éclos, la poule s’occupe de ses poussins. Elle leur apprend à picorer, elle les protège et les rassemble sous ses ailes.
Le coq, de son côté, est remarqué pour ses belles plumes colorées et pour son chant. Il chante dès le lever du jour. Pendant la nuit où le Seigneur Jésus a été jugé, Son disciple Pierre a prétendu ne pas Le connaître. Il L’a renié. Et, au matin, le Seigneur s’est servi du chant du coq pour toucher la conscience de Pierre, comme Il le lui avait annoncé (Luc 22. 34).
Dans la Bible, les ailes des oiseaux sont souvent l’image de la protection divine. Sous les « ailes du Très-Haut » nous trouvons le salut, l’abri, le refuge, le réconfort, la sécurité ; notre cœur jouit de la paix. « Je me réfugierai sous l’abri de tes ailes » (Ps. 61. 4). « A l’ombre de tes ailes je chanterai de joie » (Ps. 63. 7). Autrefois Ruth, la Moabite, une femme étrangère au peuple de Dieu, est venue s’abriter sous les ailes du Dieu d’Israël. Elle n’y avait aucun droit, mais elle a saisi la grâce que Dieu lui offrait (Ruth 2. 12). Et toi, es-tu venu au Seigneur pour te réfugier à l’abri de Ses ailes ? Il veut te protéger tous les jours. « Il te couvrira de ses plumes, et sous ses ailes tu auras un refuge…, tu n’auras pas peur des frayeurs de la nuit » (Ps. 91. 4 et 5).

C’est à l’ombre de ses ailes
Qu’est le vrai repos;
Les oiseaux dans leurs nids frêles,
Sous les plumes maternelles
Ne s’épouvantent jamais,
Ils dorment en paix;
Vrai repos, paix parfaite et bonheur ;
Sous les ailes du Seigneur.

« Jérusalem…, que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! » (Mat. 23. 37).
Quand le Seigneur est venu sur la terre, au milieu du peuple d’Israël, chacun s’était tourné vers son propre chemin. Ces hommes étaient comme un troupeau qui n’a pas de berger, « dispersé sur les montagnes » (1 Rois 22. 17). La foi avait presque disparu du pays. Seules quelques personnes pieuses attendaient « la consolation d’Israël ». Alors, « voyant les foules, le Seigneur fut ému de compassion pour elles, parce qu’ils étaient las et dispersés » (Mat. 9. 36). Il désirait rassembler ce peuple pour l’Éternel et Il a travaillé pour cela : « l’Éternel m’a formé pour lui être serviteur afin de lui ramener Jacob… » (És. 49. 5). Mais le peuple ne L’a pas voulu. C’est pourquoi, en considérant la ville de Jérusalem, le Seigneur Jésus pleure sur elle (Luc 19. 41).
Cependant, par Sa mort sur la croix, le Seigneur Jésus a rassemblé en un les enfants de Dieu dispersés (Jean 11. 52). Tous ceux qui croient, Juifs ou non, constituent un autre peuple pour Dieu. C’est l’accomplissement d’une prophétie d’Ésaïe dans laquelle le Seigneur dit : « Quoique Israël ne soit pas rassemblé, je serai glorifié aux yeux de l’Éternel ». Et Dieu lui répond : « Je te donnerai pour être une lumière des nations, pour être mon salut jusqu’au bout de la terre » (És. 49. 6).

L’aigle

L’aigle est un oiseau de proie aux ailes puissantes, au vol rapide, à la vue perçante. Son bec impressionnant le rend capable de déchirer ses proies. Ses longues serres et ses griffes acérées lui permettent d’agripper facilement et d’emporter de petits rongeurs ou même de jeunes agneaux. Il bâtit son nid, qu’on appelle une aire, au haut des arbres ou des rochers (Job 39. 30). Là, les aiglons attendent, en sécurité, le retour de leurs parents, partis à la recherche de nourriture. L’aigle prend soin de ses petits. Il les force à s’envoler tout en assurant leur protection ; il plane au-dessous d’eux ou même les porte sur ses ailes.
La Parole se sert de l’image de l’aigle pour rappeler au peuple d’Israël le secours puissant et continuel de Dieu envers lui. « Vous avez vu… comment je vous ai portés sur des ailes d’aigle » (Ex. 19. 4). « Comme l’aigle éveille son nid, plane au-dessus de ses petits, étend ses ailes, les prend, les porte sur ses plumes, l’Éternel seul l’a conduit » (Deut. 32. 11). Pour nous, maintenant, Dieu a les mêmes soins.
Dieu utilise aussi l’aigle comme figure de l’orgueil humain. De tout temps, l’homme a voulu s’élever. A la suggestion de Satan dans le jardin d’Éden, il a désiré être égal à Dieu (Gen. 3. 5). Ayant cédé à la tentation, il a désobéi et le péché est entré dans le monde. Plus tard, c’est pour essayer d’atteindre jusqu’au ciel qu’il a voulu construire la tour de Babel (Gen. 11. 4). Dans le monde d’aujourd’hui, le désir de s’élever est souvent la motivation des activités humaines. On peut donner comme exemples l’ambition dans les domaines du sport ou de la technique ou encore de la conquête spatiale, et les efforts pour dominer ou pour s’enrichir. Dieu ne supporte pas cette arrogance du cœur. « Quand tu élèverais ton nid comme l’aigle, je te ferai descendre de là, dit l’Éternel » (Jér. 49. 16). « Si tu t’élèves comme l’aigle, et que parmi les étoiles tu mettes ton nid, je te ferai descendre de là, dit l’Éternel » (Abdias 4). Le Seigneur Jésus, au contraire, s’est abaissé Lui-même (Phil. 2. 6 et 7) ; Il nous a laissé un modèle afin que nous suivions Ses traces (1 Pier. 2. 21).
Dans la vision de Jérémie, l’aigle représente le Seigneur exerçant Son jugement : « Voici, il monte comme un aigle, et il vole, et il étend ses ailes sur Botsra » (Jér. 49. 22). Botsra est une ville d’Édom, peuple voisin d’Israël. Nous savons que Dieu est saint et que Ses yeux sont trop purs pour voir le mal (Hab. 1. 13). Bien sûr, Il est patient, « ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pier. 3. 9). Mais lorsque le mal est venu à son comble, Il intervient pour le juger. Le jugement tombe alors sur les hommes ou sur les peuples comme l’aigle fond sur sa proie. Les moyens que Dieu emploie alors sont « plus rapides que les aigles des cieux » (Lam. 4. 19). Dans ce cas, l’aigle est une image de la rapidité et de la précision du jugement de Dieu. L’aigle apparaît dans la vision d’Ézéchiel comme dans celle de Jean (Éz. 1. 10 et Apoc. 4. 7) ; avec trois autres animaux, il proclame la sainteté de Dieu (Apoc. 4. 8). Pour l’instant, le jugement que réclame cette sainteté est retenu ; l’évangile de la grâce est annoncé, et Jésus « nous délivre de la colère qui vient » (1 Thess. 1. 10). Plus tard, cependant, Christ apparaîtra pour exécuter le jugement. Ce sera le jour de « la colère de l’Agneau » (Apoc. 6. 16). Sa gloire brille maintenant dans Sa bonté, elle brillera alors dans Son jugement. Nous pouvons nous réjouir de tout notre cœur de ce que le Seigneur, autrefois méprisé, introduira par la justice Son glorieux règne de paix.

Le lion

La Bible mentionne plus de cent fois le lion. La lionne, et même les lionceaux sont cités maintes fois. Cet animal était connu des écrivains de la Parole, car il était répandu en Palestine. Plusieurs épisodes en témoignent. Au temps des Juges, Samson descendait à Thimna lorsqu’un jeune lion qui rôdait dans les vignes vint à sa rencontre. Usant de la force exceptionnelle que l’Éternel lui avait donnée, Samson déchira le lion (Jug. 14. 5 et 6). Alors que David, jeune homme, était berger, un lion vint et emporta un mouton de son troupeau. David, avec l’aide de l’Éternel, tua ce lion et délivra ainsi son mouton (1 Sam. 17. 36 et 37). Plus tard, un des hommes forts de David, le courageux Benaïa, frappa un lion dans une fosse par un jour de neige (2 Sam. 23. 20).
La crinière épaisse du lion, sa gueule et ses pattes puissantes, le rugissement de ce grand fauve, font de lui un animal imposant et terrifiant. La Bible elle-même déclare : « le lion a rugi: qui n’aura peur ? » (Amos 3. 8.) Elle le nomme « le fort parmi les bêtes » (Prov. 30. 30). Il domine parmi les animaux car, quand il se couche, qui le ferait lever (Gen. 49. 9) ? Il a une grande assurance (Prov. 28. 1). Il ne craint rien ni personne (2 Sam. 17. 10), seule la famine le met en danger (Job 4. 11).
Dans la Parole, le Saint Esprit se sert plusieurs fois du lion comme d’une image pour nous communiquer des pensées différentes. Nous prendrons deux exemples ici.
Dans le premier, l’apôtre Pierre compare notre adversaire, le diable, à un lion rugissant qui rôde autour de nous, cherchant qui il pourra dévorer (1 Pier. 5. 8). En effet, Satan veut nous faire peur et nous nuire. Si nous appartenons au Seigneur Jésus, nous sommes du côté du vainqueur, qui a rencontré l’Ennemi et triomphé de lui à la croix (Col. 2. 15). C’est pourquoi l’apôtre Jacques dit : « Résistez au diable et il s’enfuira de vous » (Jac. 4. 7). Toutefois, si nous ne résistons pas et que, au contraire, pris par surprise, nous cédons à l’Ennemi et faisons le mal, il en profitera ; aussi l’apôtre Pierre nous avertit : « Soyez sobres, veillez » (1 Pier. 5. 8). Tenons-nous donc tout près du bon Berger qui veut protéger chacune de Ses brebis (Jean 10. 11 et 17. 12).
Le verset suivant donne notre second exemple. « Voici, le lion qui est de la tribu de Juda, la racine de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux » (Apoc. 5. 5). Au chapitre 5 de l’Apocalypse, l’apôtre Jean décrit la vision qu’il a eue d’une scène qui se déroule dans le ciel. Une question tient tout l’univers céleste en suspens : « Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux ? » (5. 2). Ce livre scellé est un livre de jugement. Qui pourra donc exécuter ce jugement et dominer sur la terre de la part de Dieu ? La réponse est donnée par notre verset 5. Il faut pour cela une dignité, une majesté et une puissance royales, comme celles du lion, qui représente ici le Seigneur Jésus Lui-même. II a droit à cette domination car Il est le Fils, « héritier de toutes choses » (Héb. 1. 2). Il peut aussi légitimement réclamer « les nations pour héritage » car Il est le Messie (Ps. 2. 8). Il tire en effet Son origine de la tribu royale de Juda (Gen. 49. 10). Il est le descendant ultime de David et la vraie origine (racine) de sa force. Toutefois le péché est entré dans ce bel héritage. Christ ne peut donc l’obtenir qu’en donnant Son propre sang pour ôter le péché. Aussi apparaît-il à Jean comme un agneau immolé : Il a racheté nos âmes ainsi que Son héritage. Tout est maintenant dû à ce Rédempteur puissant et la louange monte autour de Lui. Voyez Apoc. 5. 9 et 12.

La brebis

« Le bon berger met sa vie pour les brebis » (Jean 10. 11).
« Mes brebis écoutent ma voix, et moi je les connais, et elles me suivent » (Jean 10. 27).

La brebis est un animal peu intelligent, faible et sans défense naturelle. Laissée à elle-même, elle est bien capable de s’égarer ou de se blesser ; elle est alors une proie facile pour les voleurs ou les bêtes féroces. Les brebis doivent donc être rassemblées en un troupeau dont un berger prend soin. Moralement, nous ressemblons à ces brebis. A travers toute la Bible, l’image du berger et du troupeau illustre les soins de Dieu envers les Siens : « Comme un berger prend soin de son troupeau… ainsi je prendrai soin de mes brebis… » (Éz. 34. 12).
La Parole souligne le beau caractère de berger chez plusieurs hommes : Jacob, Joseph, Moïse et David en particulier. Un berger rassemble, protège et nourrit son troupeau sans se lasser. Jacob s’est dévoué jour et nuit pour le troupeau de Laban (Gen. 31. 38 à 40). Joseph aussi fut berger (Gen. 37. 2) ; plus tard, sous le titre de « sauveur du monde » (Gen. 41. 45), il nourrit les Égyptiens et les Hébreux (Gen. 42. 6). Moïse a pris soin quarante ans du troupeau de Jéthro, son beau-père ; il l’a conduit de pâturage en pâturage aux abords du désert (Ex. 3. 1). C’est ainsi qu’il a appris à connaître le désert, et surtout, à faire confiance à Dieu dans chaque difficulté. Dieu a pu lui confier Son peuple pour le conduire hors d’Égypte, pour lui indiquer un chemin, l’enseigner et passer devant lui. « J’ai envoyé devant toi Moïse » (Michée 6. 4). David, dans sa jeunesse, risqua sa vie face à un lion et face à un ours pour délivrer le bétail de son père (1 Sam. 17. 34 à 36). Dieu, qui lisait dans son cœur (1 Sam. 16. 7), l’aima et le prit d’auprès des moutons pour le faire roi sur son peuple Israël (2 Sam. 7. 8).
« … le bon berger met sa vie pour les brebis… » (Jean 10. 11).
Le voleur vient tuer et détruire (Jean 10. 10). L’employé (l’homme à gages, v. 12 et 13) laisse le troupeau sans défense face au loup, qui disperse les brebis. En contraste, le Seigneur Jésus se présente comme le bon Berger : pour acheter Son troupeau, Il a donné sa vie. Plus dévoué et plus puissant que David, Il nous a délivrés d’un ennemi plus terrible que le lion ou l’ours, Satan lui-même. L’amour du bon Berger nous a sauvés pour toujours : « je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais » (v. 28).
« Mes brebis écoutent ma voix, et moi je les connais, et elles me suivent… » (Jean 10. 27).
Christ a aimé et racheté chacun de nous personnellement ; Il veut maintenant s’occuper de nous tout au long de notre vie. Le Père Lui a donné Ses brebis (v. 29) et Lui leur donne la vie éternelle. « Personne ne les ravira de ma main », dit-Il (v. 28). Un lien intime s’est établi entre le Sauveur et Sa brebis ; dans le fond de notre cœur nous connaissons Sa voix, de sorte que nous pouvons Le suivre (v. 4 et 27) lorsqu’Il nous conduit « dans de verts pâturages » ou nous « mène à des eaux paisibles » (Ps. 23. 2). A chaque instant nous profitons des soins de ce Berger ; Il sait comment agir avec chacun de nous. Méfions-nous donc de la voix des étrangers et suivons notre Sauveur et notre Conducteur lorsqu’il nous appelle par notre nom (Jean 10. 3 et 5).
Enfin, Christ veut aussi nous rassembler tous autour de Lui, comme les brebis d’un troupeau autour de leur berger. Autrefois, les brebis d’Israël étaient maintenues ensemble par la loi de Moïse, comme par une clôture ; le Seigneur en a fait sortir les croyants juifs (v. 3) et a ajouté à ce premier troupeau les croyants des nations (v. 16) ; il y a maintenant « un seul troupeau, un seul berger » (v. 16). Dorénavant ce ne sont pas des murs qui maintiennent ensemble les brebis, mais une Personne, le seul Berger. Se plaçant au milieu de nous, le Seigneur nous attire, nous réconforte et nous rassure.

D’après la Bonne Nouvelle 1997