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L’ENNEMI

Toute bénédiction pour nous, jeunes ou vieux chrétiens, découle de la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ (2 Pier. 3. 18) cet Ami divin qui aime en tout temps (Prov. 17. 17). Mais en attendant d’être avec Lui pour l’éternité, nous sommes ici-bas exposés aux attaques de l’ennemi de nos âmes.

La Parole de Dieu le nomme SATAN, c’est-à-dire l’adversaire, en une trentaine de passages où son caractère d’ennemi de Dieu et des hommes est mis en évidence.

Elle le compare au serpent, en quelques circonstances particulières, où son action subtile, traîtresse et mortelle, nous est rapportée. Jésus dit qu’il est menteur et le père du mensonge. Il est aussi appelé le lion rugissant, qui n’a d’autre intention que de dévorer et détruire, car il a été meurtrier dès le commencement (Jean 8. 44).

Satan n’est pas seulement une influence maléfique ; c’est une personne. Il est tout autre chose qu’un vague mythe, ou un mauvais principe ruinant l’âme de ses sources secrètes. C’est une créature de Dieu.

Dans la hiérarchie des anges qui peuplent les seconds cieux, il avait une place prééminente. Il était au nombre de ces fils de Dieu (Job 38. 7) appelés à l’existence avant la création des mondes. En Ézéchiel 28. 12 à 27, et en Esaïe 14. 12 à 15, le voile se lève en partie sur son passé, à propos du roi de Tyr et du roi de Babylone ; c’est le rappel de son grand péché, celui d’un orgueil insensé, dans son propos délibéré de s’élever, de dominer, d’être semblable au Très-haut. Astre brillant, Lucifer, fils de l’aurore, plein de sagesse, parfait en beauté, chérubin oint, ainsi établi par Dieu dans sa sainte montagne, Satan fut parfait jusqu’à ce que sa beauté même le fit s’élever et qu’il corrompit sa sagesse, refusant à son Créateur la soumission qui Lui est due. C’est là cette «faute du diable» (1 Tim. 3. 6) à laquelle nous sommes exposés si nous ne marchons pas dans l’humilité et la dépendance, la crainte et la confiance, sous le regard de notre Dieu Sauveur.

Ainsi, dès le commencement le diable pèche; et celui qui pratique le péché est du diable (1 Jean 3. 8).

Pour accomplir son œuvre néfaste, il excelle dans l’artifice de se faire oublier des hommes en général et des chrétiens eux-mêmes. C’est un fait saisissant que l’on parle de lui de moins en moins, dans la chrétienté, non plus que du péché qu’il a introduit dans le monde. Hélas ! Il fait répandre des erreurs toujours plus nombreuses : «Dieu est trop bon pour punir à jamais les pécheurs», est l’une de ses plus subtiles suggestions qui rappelle le «Quoi Dieu a dit ? Vous ne mourrez pas ! » Propos de mensonge qui conduisirent, à l’instigation du serpent ancien (Apoc. 12. 9), Adam et Eve à désobéir pour être «comme Dieu, connaissant le bien et le mal ».

Et combien d’autres pensées d’incrédulité troublent ceux que Satan désire entraîner à sa propre perdition ! Par une contrefaçon de la sagesse, une sorte de philosophie dite chrétienne, il égare les cœurs en les occupant d’eux-mêmes, mais sans jamais se dévoiler. C’est une œuvre de mensonge, sournoisement accomplie dans l’ombre.

Il est habile dans ses voies tortueuses. Il rôde autour de nous, cherchant qui il pourra dévorer (1 Pier. 5. 8). Il sait mettre en œuvre tout ce qui lui permet d’exercer son pouvoir. C’est un opportuniste de première force, profitant de notre faiblesse, de notre manque de vigilance, pour amener la ruine de l’âme par le péché consommé, pratiqué aveuglément. Quels ravages dans nos cœurs, nos familles, entre frères ; quelles brèches dans l’Assemblée même ! Parlant de celle qu’Il bâtit sur le Roc, c’est-à-dire lui-même, Jésus a dit que les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle (Mat. 16. 18) ; mais nous vérifions avec douleur que l’effort de Satan est incessant ; luttes, combats et souffrances en découlent.

Jésus a connu tout cela ici-bas, endurant dans son âme sainte la contradiction des pécheurs, méprisant la honte, endurant la croix (Héb. 12. 2). Il est notre Modèle parfait, dans l’emploi victorieux de la Parole divine, pour repousser les suggestions du diable, ainsi que nous Le voyons étant tenté par lui au désert pendant quarante jours (Mat. 4. 1 à 11). Dès lors, Il put tout le temps de son ministère de grâce, piller les biens de cet homme fort qu’Il avait ainsi lié (Mat. 12. 29) ; étant oint par Dieu de l’Esprit Saint et de puissance, Il a passé de lieu en lieu, faisant du bien (Act. 10. 38). Mais quand le monde l’eut rejeté, Jésus a désigné Satan comme le chef du monde (Jean 14. 30), où il exerce maintenant le pouvoir des ténèbres en séductions de toutes sortes. Le chef de ce monde est aussi le chef de l’autorité de l’air, de l’esprit qui opère maintenant dans les fils de la désobéissance (Eph. 2. 2).

Mais la victoire du Seigneur sur Satan est complète et définitive. Elle a été remportée à la Croix. Par Sa mort même, Jésus a rendu impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable (Héb. 2. 14). Il est entré pour toujours dans le repos de Dieu, Son triomphe étant sanctionné par Son élévation dans la gloire.

Satan est donc un ennemi vaincu. Mais nous sommes encore dans ce monde où nous restons exposés à ses artifices et à ses coups. Craindrions-nous cet adversaire, quand nous appartenons à Celui qui l’a vaincu à jamais ?

Cet ennemi de nos âmes nous tente par toutes sortes de convoitises ? Réalisons notre mort avec Christ, et fuyons les attraits auxquels la jeunesse est exposée (2 Tim. 2. 22) ; en Lui nous aurons la victoire, c’est la délivrance par la fuite.

Mais il est tel cas où la lutte s’engage, dans nos faibles cœurs, avec la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes. C’est l’armure complète de Dieu qui doit alors être revêtue, dans ce mauvais jour (Éph. 6. 10 à 17) où peut se décider ce que sera notre vie chrétienne, en victoire par Christ, où en tristes défaites. Alors nous pourrons résister au diable et il s’enfuira loin de nous (Jac. 4. 7). Les flèches enflammées du méchant s’éteindront contre le bouclier de la foi ; ses coups seront sans effet grâce au casque du salut ; l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu, le fera s’enfuir en déroute (Éph. 6. 10 à 17).

Fortifiés dans le Seigneur et dans la puissance de Sa force, nous triompherons par Sa victoire (Éph. 6. 10 à 17). Veillons, soyons sobres. Résistons au diable, (Jac. 4. 7) étant fermes dans la foi. Nous surmonterons le mal par le bien (Rom. 12. 21). Nous réaliserons le cantique du combattant :

Ton bras, Seigneur le protège.
Il trouve en Toi son appui.
Satan l’assiège, mais devant lui
Tombe tout piège. Ta face a lui !

L. G.
D’après Feuille aux jeunes n° 194