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LE VERRE NE CASSA PAS

Ce récit est authentique, il nous montre que pour sa gloire, Dieu répond à la foi. Cependant nous n’avons pas à tester notre foi en demandant à Dieu de faire des choses sensationnelles.

 

Chaque année, à la même date, notre professeur de chimie s’arrangeait à prononcer quelques mots pour narguer ceux qui croyaient à l’efficacité de la prière. A la fin de la dernière heure du cours, il disait : « A propos, y a-t-il quelqu’un ici qui croie en la prière ? Je veux vous expliquer ce que je vais faire ». Il se levait, tournait autour de la table, prenait un verre et le levait. Précisons que le plancher de la salle était en béton. Il ajoutait : « Si l’un d’entre vous croit en la prière, qu’il prie pour que ce verre ne se casse pas quand je le laisserai tomber. Je tiens à ce que vous sachiez que toutes vos prières, les prières de vos parents et de vos pasteurs ne pourraient empêcher ce verre de se casser en tombant ». Pendant quinze ans il avait parlé et fait de même.
J’étais déjà près de mes examens finaux lorsqu’un certain étudiant de première année fut renseigné sur les habitudes du professeur Lee. Il s’informa si vraiment il n’y avait personne dans cette école qui soit un croyant. On lui donna mon nom et il vint un jour me trouver dans ma chambre.
– Vous êtes bien Dick Harvey ? demanda-t-il en entrant.
– Oui, répondis-je.
– Croyez-vous en la prière ?
– Oui.
– Je suis converti depuis peu de temps, et Dieu m’a montré que je dois résister au professeur Lee. Je viens donc vous demander de prier pour que Dieu me donne le courage au moment voulu, et je vous demande encore de prier pour que le verre ne se casse pas.
– Entendu, dis-je, je prierai avec vous.
Avant de partir, il ajouta :
– Jésus a promis que, si deux sont d’accord, la chose sera faite (Mat. 18. 19). C’est une affirmation, il n’y a pas de « peut-être ».
Au jour fixé et comme le moment crucial approchait, je pénétrai dans la salle de cours et m’assis derrière l’auditoire. Je tremblais, le cœur rempli de crainte. Lorsque M. Lee dit : « Y a-t-il quelqu’un qui croie à la prière ? », le jeune homme se leva au milieu de trois cents étudiants, et dit :
– J’y crois.
– Ah ! répondit le professeur, c’est vraiment intéressant : un gars qui croit que Dieu répond aux prières !
Puis d’un ton sarcastique, en se tournant vers l’étudiant, il ajouta :
– Croyez-vous vraiment que Dieu répond à vos prières ?
– Oui, je suis certain que Dieu répondra à ma prière.
– Bien, dit le professeur. Peut-être vaut-il mieux pour vous que je vous explique ce que je vais faire.
Il accomplit les mêmes gestes, expliqua qu’il allait laisser tomber ce verre qui se casserait en mille morceaux, et que rien, ni dans le ciel ni sur la terre, ne pourrait l’empêcher de se casser. Puis il se tourna vers le jeune homme et posa sa question :
– Voulez-vous vraiment prier ?
– Oui, monsieur Lee.
– Bien, répondit le professeur, c’est intéressant, nous serons tous très respectueux pendant que ce jeune homme prie. Êtes-vous prêt ?
– Il y a longtemps que je suis prêt.
– Bien dit le maître, mettez-vous en face et priez ; nous inclinerons tous la tête.
Le jeune homme leva les yeux au ciel et dit :
– Père céleste, au nom de Jésus, je te remercie de ce que tu m’as entendu. Pour ta gloire et au nom de ton Fils, Jésus-Christ, ne permets pas que ce verre se casse. Amen.
M. Lee prit le verre, le leva, le lâcha. Mais Dieu changea la trajectoire de la chute : au lieu de tomber droit en bas, il toucha la pointe du soulier du professeur, roula par-dessus, et le verre ne se cassa pas…
M. Lee, après cette expérience, ne recommença plus et ne railla plus au sujet de la prière. Bien des années plus tard, on parlait encore à l’université du verre qui ne s’était pas cassé.
Quant à moi, je rentrai dans ma chambre profondément humilié, je m’agenouillai devant mon lit en disant : « O Dieu, pourquoi n’ai-je pas tenu bon ? Pourquoi n’ai-je pas eu le courage de te rendre témoignage ? »

 

D’après Almanach Évangélique 1978