IMG_9362

 

 

LE TORRENT DU CÉDRON

 

Et le roi passa le torrent du Cédron… Et David monta par la montée des Oliviers, montant et pleurant. 2 Sam. 15. 23 et 30.

Deux rois

Le roi David est un  très beau type du Seigneur Jésus Christ, et dans ce chapitre, le type présente des contrastes aussi bien que des similitudes. Nous trouvons ici le roi David fuyant devant Absalom, son fils rebelle. Il traverse le torrent du Cédron avec une compagnie d’amis fidèles, et monte en pleurant sur le Mont des Oliviers. Le Seigneur Jésus aussi a traversé le Cédron avec Ses disciples, vers le Jardin de Gethsémané sur le Mont des Oliviers, après avoir prié pour eux (Jean 18. 1). Le roi David était un père qui fuyait devant un fils rebelle. Le Seigneur Jésus était un Fils obéissant s’avançant pour faire la volonté de Son Père. David pleurait en montant, et nous trouvons le Seigneur Jésus disant : « Mon âme est saisie de tristesse jusqu’à la mort » (Mat. 26. 38) lorsqu’Il tomba sur Sa face.
Le roi David enjoignit à Tsadok de reporter l’arche de Dieu dans la ville (2 Sam. 15. 25). Le Seigneur Jésus, la véritable arche, Dieu et Homme en une même Personne, retourne à la ville, lié par les hommes, pour faire l’œuvre « qu’il allait accomplir à Jérusalem » (Luc 9. 31). David avait été trahi par son ami et conseiller, Akhitophel (2 Sam. 15. 31), et Jésus a été trahi par Judas (Mat. 26. 48 à 50). Akhitophel, de même que Judas, se sont pendus après avoir accompli leur trahison (2 Sam. 17. 23 ; Mat. 27. 5). David fut rejeté comme roi par le peuple, mais c’était à cause du jugement de Dieu sur son péché (2 Sam. 12. 11). Jésus a été rejeté comme roi par Son peuple, mais Il a souffert pour leurs péchés (et pour les nôtres). Quel contraste aussi, quand nous voyons David continuer à monter au Mont des Oliviers avec ses fidèles amis, pour fuir Jérusalem, et Christ retournant à Jérusalem, alors que tous Ses disciples s’enfuyaient loin de Lui. L’un était le roi, l’autre, le Roi des rois.

Jésus s’en alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron. Jean 18. 1.

L’Agneau de Dieu

L’évangile de Jean a été appelé l’évangile de l’Agneau de la pâque. La pâque est mentionnée, il y est fait allusion, en tout quinze fois ! C’est beaucoup plus que dans les autres évangiles. De plus, c’est seulement en Jean que Jésus est déclaré être l’Agneau de Dieu (Jean 1. 29 et 36). Même sur la croix, dans l’évangile de Jean, nous voyons le Seigneur Jésus comme l’Agneau ; pas un de Ses os n’a été cassé, ce qui accomplit l’Écriture (Jean 19. 32 à 36 ; Ex. 12. 46).
Mais dans le verset ci-dessus, nous voyons aussi une autre circonstance, mentionnée seulement dans cet évangile, qui montre que le Seigneur Jésus était l’Agneau de Dieu. Après avoir quitté la chambre haute, la nuit précédant Sa crucifixion, le Seigneur et Ses disciples sont sortis de la ville en allant vers l’est. Le Seigneur avait l’habitude de s’arrêter à Gethsémané, au pied du Mont des Oliviers, pour prier. Au bas de la vallée, avant Gethsémané, il y avait un torrent dans un ravin, appelé le Cédron, que Jésus et Ses disciples traverseraient.
On a dit que pendant la semaine de la Pâque, plus de 200 000 agneaux étaient offerts sur la Montagne du temple. Cela posait un problème à cause de la quantité énorme de sang qui ne pouvait s’écouler nulle part. Hérode et ses ingénieurs trouvèrent une solution, en faisant passer de l’eau vers le temple depuis la source Gihon, et en construisant des aqueducs avec des ouvertures pour drainer le sang en excès. Ce sang s’écoulait pour finir en bas de la colline et jusque dans le torrent du Cédron. Lorsque Christ et Ses disciples traversèrent le torrent, celui-ci était rouge du sang des agneaux – ce qu’on voyait clairement à la lumière de la lune de Pâques. Le Seigneur savait ce qu’impliquait cette eau colorée en rouge, ce qu’elle signifierait pour Lui ; ses disciples, toutefois, n’en avaient pas la notion.
L’Agneau de Dieu serait percé ! Il sortirait de Son côté « du sang et de l’eau », pour nos péchés, et pour notre purification (Jean 19. 34).

Après avoir dit cela, Jésus leva les yeux vers le ciel et dit : – Père, l’heure est venue. Jean 17. 1.
Jésus s’en alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron. Jean 18. 1.

La prière sublime

L’heure importante et solennelle du sacrifice du Seigneur était arrivée. Peu de temps auparavant, en Gethsémané, il avait prié : « Que ta volonté soit faite » dans l’agonie de la contemplation de ce qui était devant Lui personnellement (Mat. 26. 42). Mais maintenant, alors qu’Il approchait du torrent du Cédron, et allait le traverser pour entrer dans le Jardin de Gethsémané, Christ s’arrêta et, levant les yeux, exprima la plus sublime des prières, la prière des prières. Le Seigneur avait en particulier trois requêtes en faveur des Siens qui étaient dans le monde :
La protection : Il prie pour qu’ils soient gardés par le nom divin, « Père saint » (Jean 17. 11), et qu’ils soient protégés du mal dans le monde. « Garder », dans ces versets, signifie préserver ou protéger. Il est frappant de considérer à quel point le monde est devant le Seigneur dans cette prière : Il le mentionne dix-neuf fois ! Le Père saint est vu en contraste avec un monde mauvais, et c’est Lui seul qui peut nous protéger de ce monde.
La sanctification : Jésus prie pour que Ses rachetés soient sanctifiés : « Sanctifie-les par la vérité. Ta Parole est la vérité » (v. 16 et 17). La sanctification pratique se réalise par la Parole appliquée par le Saint Esprit. Nous sommes sanctifiés par « le lavage d’eau par la Parole » (Éph. 5. 26). Dans un monde qui a rejeté les normes absolues, il est nécessaire que nos reins soient ceints de la vérité (Éph. 6. 14).
La glorification : Jésus prie qu’il leur soit donné la gloire qui Lui a été donnée (v. 22). Cette prière sera exaucée à la venue du Seigneur : « Nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est » (1 Jean 3. 2). Le Seigneur prie que, là où Il sera, « ils y soient aussi avec moi » et « qu’ils contemplent ma gloire » (v. 24).
Cette prière au bord du torrent du Cédron devrait nous remplir d’espérance et de joie.

 

D’après The Lord is near 2020
B. Reynolds