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LE SEIGNEUR M’A SUIVI

 

Henri était le fils de parents chrétiens, qui lui avaient souvent rappelé la nécessité de croire en Jésus Christ pour être sauvé du jugement à venir. Mais comme beaucoup d’autres jeunes gens, Henri désirait connaître le monde, et il repoussait toujours le moment de penser aux choses éternelles.
Henri fit plus : un jour, sans prévenir ses parents, il quitta la maison et partit dans le monde. Ses parents en furent extrêmement peinés, mais ils prièrent Dieu avec confiance, Lui remettant tout ce qui concernait leur fils. Et Dieu ne manqua pas de répondre à leurs prières.
Un dimanche soir, Henri se promenait dans les rues de la ville où il se trouvait, quand il entendit chanter un cantique dont il reconnut la mélodie, l’ayant entendu quand il était enfant. Il entra dans la salle et se mêla aux auditeurs.
C’était une réunion où l’Évangile était annoncé, et le prédicateur, à un moment donné, tendit sa main dans la direction où était assis Henri, en disant :
– Il y a ici ce soir un homme qui s’éloigne volontairement de la vérité. Oh ! Pensez combien ce sera terrible de rencontrer un Dieu qui, par amour pour vous, a donné Son Fils bien-aimé afin de vous sauver de la colère à venir, si vous fermez votre cœur à cet amour et si, les yeux grand ouverts, et connaissant la vérité, vous prenez parti avec les ennemis de Dieu !
Est-ce que ce fut par hasard que le prédicateur, qui ne connaissait absolument pas Henri, se tourna vers lui ? Non, cela était dirigé par l’Esprit de Dieu pour atteindre comme une flèche le cœur du jeune homme. Il fut touché dans sa conscience, et à la fin de la réunion, il alla vers le prédicateur.
– Connaissez-vous Jésus comme votre Sauveur ? demanda ce dernier à Henri.
– Oui, Monsieur, répondit le jeune homme, je viens de Le trouver ici ce soir. C’est vers moi que vous pointiez votre main tout en annonçant l’évangile. Je m’éloignais volontairement de la vérité, et j’avais quitté la maison pour ne pas l’entendre ; mais le Seigneur m’a suivi.
Le serviteur de Dieu et le jeune croyant se réjouirent ensemble, et le jour suivant les parents, apprenant la conversion de leur fils, furent remplis de joie de ce que Dieu avait répondu à leurs prières.

D’après La Bonne Nouvelle 1882