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LE SEIGNEUR EST RÉELLEMENT RESSUSCITÉ

 

Le Seigneur est ressuscité. Beaucoup de chrétiens pensent aujourd’hui, le jour de Pâques, à cette vérité, même si elle n’a, peut-être, que peu d’influence sur leur vie pour le reste de l’année. Mais elle doit avoir une grande influence sur nos vies : « Le Seigneur est réellement ressuscité » (Luc 24. 34).

 

Jésus est ressuscité,
A lui soit la gloire !
Aux siens il s’est présenté,
Aux siens lents à croire.
Voyant ses mains, son côté,
Touchantes blessures,
Ils ont alors écouté
La voix qui rassure.

 

La résurrection du Seigneur Jésus est une vérité fondamentale du christianisme. Sans la résurrection, nous n’avons vraiment rien. L’apôtre Paul insiste là-dessus dans le 15e chapitre de sa première épître aux Corinthiens. J’aimerais juste lire trois ou quatre versets de ce chapitre qui confirment ce que je viens de dire, c’est-à-dire que c’est une vérité fondamentale du christianisme. « Car si les morts ne ressuscitent pas, Christ n’a pas été ressuscité non plus ; et si Christ n’a pas été ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés : ceux donc aussi qui se sont endormis en Christ ont péri. Si, pour cette vie seulement, nous avons espérance en Christ, nous sommes plus misérables que tous les hommes » (v. 16 à 19). Ce sont là des versets bien forts et bien clairs, qui nous montrent l’importance de cette vérité. Et nous comprenons bien que l’ennemi de nos âmes a, dès le début, toujours essayé de semer des doutes en rapport avec cette vérité si importante. Et pourtant, il y a des preuves irréfutables de la résurrection de Jésus Christ. Je ne veux pas insister longtemps là-dessus mais mentionner tout de même quelques points que la Parole nous montre. Avant tout, c’est le tombeau de Jésus qui était vide. N’est-ce pas quelque chose de remarquable ? La Parole nous présente cela, non seulement par un seul écrivain, mais Dieu a utilisé plusieurs personnes pour nous en parler. Les auteurs des quatre évangiles, comme aussi l’apôtre Paul, sont cinq témoins en tout cas qui nous parlent de la résurrection de Jésus.

Avant de nous parler de la résurrection du Seigneur Jésus, la Parole nous décrit en détail son ensevelissement. Le lieu était bien connu. Ce n’était pas un tombeau quelconque, car il appartenait à Joseph d’Arimathée, un homme influent, membre du sanhédrin. Et dans ce tombeau, jamais utilisé auparavant, le corps du Seigneur Jésus a été mis. Tout cela a eu lieu dans un endroit à Jérusalem, et nous est raconté en détail. De plus, la Parole nous dit que les premiers témoins de ce tombeau vide ont été des femmes. Il est remarquable que des femmes, qui n’étaient pas considérées comme des témoins crédibles en ce temps-là, aient une place si importante en rapport avec ce témoignage. Ce que la Bible nous raconte, elle le fait avec beaucoup de simplicité. Il n’y a pas d’éléments extraordinaires, les faits sont simplement constatés. Et tout cela a eu lieu à Jérusalem, dans le lieu où le christianisme a pris naissance. C’est un des faits importants que beaucoup ont essayé de nier, les Juifs en particulier, dès le début. Quand ils ont vu que le tombeau était vide, ils ont avancé cette thèse, que les disciples seraient venus dérober le corps de Jésus (Mat. 28. 13 à 15). Dans les choses qu’ils ont dites, on voit qu’il y avait des contradictions. Cette théorie ne tient pas : jamais les Juifs n’ont été capables de montrer le corps de Jésus. Donc le tombeau vide est la preuve irréfutable de la résurrection de Jésus.

Ensuite le Seigneur est apparu à plusieurs personnes. Considérons en particulier les apparitions du Seigneur Jésus le jour de Sa résurrection. Mais le Seigneur Jésus est encore apparu plusieurs fois ensuite, et même une fois à plus de cinq cents personnes comme nous le dit 1 Cor. 15. 6. Il y a de nombreux témoignages relatifs aux apparitions du Seigneur Jésus. Les expliquer comme des hallucinations, ne relève que de l’incrédulité. Un autre élément important, c’est que la vie des disciples en a été transformée. La Parole nous dit en détail que les disciples n’avaient pas cru en la résurrection. Ressusciter d’entre les morts était quelque chose de tout à fait nouveau pour eux, qu’ils n’ont pas compris. Ils avaient des doutes jusqu’au jour même de Sa résurrection, malgré le fait que le Seigneur Jésus en avait parlé. Ils avaient des doutes mais ensuite ils ont cru. Et que voyons-nous ? Leur vie a été vraiment transformée d’une manière remarquable. Pierre avait renié son Seigneur, mais dans les Actes nous le trouvons avec les autres apôtres. Ils ne sont plus ni timides ni craintifs, mais tous maintenant des témoins puissants. Donc cette transformation en soi est aussi très remarquable. Ce que la Parole nous dit est un témoignage absolument fiable, et notre foi se base sur ce que la Parole nous dit : Jésus est ressuscité. Cela est fondamental pour le christianisme, fondamental pour notre foi.

 

Voyons maintenant ensemble les différentes apparitions de Jésus le jour de Sa résurrection. Il y en a cinq, en ce premier jour de la semaine, ce jour de la résurrection du Seigneur Jésus. Nous connaissons bien ces passages, mais nous désirons les repasser pour notre édification, et regarder l’état du cœur de ceux à qui le Seigneur a parlé. Il y a là une richesse à glaner, et nous verrons que le Seigneur connaît l’état du cœur de chacun – aussi de mon cœur. Il désire se révéler à nous, répondre à l’état de nos cœurs, et ainsi nous aider dans notre vie de foi.

 

Le Seigneur Jésus est apparu tout d’abord à Marie de Magdala. C’est là Sa première apparition . Nous lisons clairement en Marc 16 : « Et étant ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, il apparut premièrement à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons » (v. 9), ce qui est une confirmation claire de la première apparition du Seigneur Jésus. Un des traits ajoutés nous frappe peut-être : le Seigneur avait chassé d’elle sept démons. Cela nous montre que le Seigneur a vaincu l’ennemi, qu’Il a vaincu Satan, et l’évangile selon Marc commence ainsi, en nous parlant du ministère du Seigneur Jésus : Il chasse un démon dans la synagogue de Capernaüm, et à la fin de cet évangile, nous lisons encore une fois que le Seigneur a chassé de Marie sept démons. Il a vaincu l’ennemi, et cela, bien sûr, il l’a fait par Sa mort sur la croix. Mais on voit le résultat de Ses victoires, notamment mentionnées à ce moment-là. Nous trouvons les détails de cette apparition du Seigneur Jésus à Marie dans l’évangile selon Jean. « Mais Marie se tenait près du sépulcre, dehors, et pleurait. Comme elle pleurait donc, elle se baissa dans le sépulcre ; et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, un à la tête et un aux pieds, là où le corps de Jésus avait été couché. Et ils lui disent : Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur dit : Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais où on l’a mis. Ayant dit cela, elle se tourna en arrière, et elle voit Jésus qui était là ; et elle ne savait pas que ce fût Jésus. Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit : Seigneur, si toi tu l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi je l’ôterai. Jésus lui dit : Marie ! Elle, s’étant retournée, lui dit en hébreu : Rabboni (ce qui veut dire, maître). Jésus lui dit : Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. Marie de Magdala vient rapporter aux disciples qu’elle a vu le Seigneur, et qu’il lui a dit ces choses » (20. 11 à 18). Quelle scène touchante ! Nous avons devant nous une âme qui aimait profondément le Seigneur Jésus. Et à une telle personne, le Seigneur Jésus se révèle tout d’abord. C’est exactement ce que nous lisons au chapitre 14 de ce même évangile : « celui qui m’aime, sera aimé de mon Père ; et moi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui » (v. 21). C’est bien ce que le Seigneur Jésus a fait : Il s’est manifesté à Marie, une âme qui avait un amour profond pour le Seigneur Jésus. En effet, quand le Seigneur Jésus a été crucifié, le monde a exprimé son mépris pour lui, le Seigneur n’avait rien ici-bas ; mais parce que le Seigneur n’était plus là, Marie avait tout perdu. Elle avait perdu Celui qui occupait vraiment tout son cœur, ses affections, et ainsi il y avait ce vide pour elle. Hors du Seigneur Jésus, elle n’avait rien. Et à une telle personne, le Seigneur Jésus se révèle. Il est remarquable, déjà, de voir comment elle parle aux anges : « Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais où on l’a mis ». Pour elle, le Seigneur Jésus était son Seigneur, une déclaration si belle, qui manifeste sa relation avec le Seigneur Jésus. Il était son Seigneur, c’est très personnel. Or Celui qui était son Seigneur n’était plus là. Ensuite également, quand elle parle à celui qu’elle considère comme le jardinier – mais c’était le Seigneur Jésus – elle dit : « Seigneur (ici, simple terme de politesse), si toi tu l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi je l’ôterai ». La manière dont elle parle est intéressante : pour elle, comme pour la personne avec qui elle parle, il était clair de qui elle parlait. Le Seigneur ensuite se révèle à elle en prononçant juste son nom : « Marie ! ». Elle était une brebis du Seigneur Jésus. Il a donc appelé Sa propre brebis par son nom et elle a reconnu Sa voix. Quelle joie pour Marie, et quelle joie aussi pour le Seigneur de se révéler ainsi à cette femme ! On voit ensuite cette réaction de Marie : elle voulait, bien sûr Le toucher, et le Seigneur doit lui dire : « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ». Cela est remarquable et important, parce que Marie voulait continuer de jouir de Lui comme elle l’avait toujours fait, et L’avoir pour elle ici-bas sur la terre. Et le Seigneur Jésus dit : « Ne me touche pas ». – la relation que tu auras avec moi dès maintenant est une autre relation, une nouvelle relation, une relation qui est même plus élevée que celle que tu as connue jusqu’ici. Et le Seigneur lui dit : – je vais monter vers mon Père, et non seulement vers mon Père mais vers Celui qui est maintenant aussi ton Père ou, comme le Seigneur le dit : le Père de ceux que Lui appelle Ses frères. C’est une expression que le Seigneur emploie pour la première fois ici pour Ses disciples. Il les a appelés Ses amis, par exemple en Jean 15. Ils sont appelés les enfants de Dieu déjà au 1er chapitre de cet évangile. Mais ici, après Sa mort et Sa résurrection, le Seigneur en parle comme de Ses frères. Quelle relation bénie ! Et ceux qui sont Ses frères jouissent donc maintenant d’une relation avec Dieu comme étant leur Père, une relation qui n’était pas connue des croyants auparavant, mais qui est typique du christianisme, une relation dont chaque racheté du Seigneur peut jouir. Dieu est notre Père et il est notre Dieu. On voit également que le Seigneur soulignait le point suivant : Il a toujours la première place. Il ne dit pas, notre Père, mais mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu. Quelle relation bénie le Seigneur révèle donc à Marie, une relation dont chaque racheté du Seigneur Jésus peut jouir maintenant. Mais nous le répétons, le Seigneur se révèle tout d’abord à une âme qui a un amour profond pour Lui, ce qui était le cas de Marie. Peut-être que nous sommes plutôt semblables à ces disciples qui sont venus aussi vers le tombeau. On lit à leur sujet au v. 10 : « Les disciples s’en retournèrent donc chez eux ». Ils ont vu que le tombeau était vide, mais cela n’avait pas vraiment d’effet sur eux. Il en était autrement de Marie. Elle est restée là. Pour elle, tout était perdu si elle n’avait pas son Seigneur. Quand le Seigneur S’est révélé à elle, on voit quelle joie elle a connue, et elle est allée révéler cette vérité si précieuse aux disciples du Seigneur Jésus.

 

Nous trouvons le deuxième passage dans l’évangile selon Matthieu au chapitre 28. 9 et 10 : « Comme elles allaient pour l’annoncer à ses disciples, voici aussi Jésus vint au-devant d’elles, disant : Je vous salue. Et elles, s’approchant de lui, saisirent ses pieds et lui rendirent hommage. Alors Jésus leur dit : N’ayez point de peur ; allez annoncer à mes frères qu’ils aillent en Galilée, et là ils me verront » . Il est important de distinguer cette révélation du Seigneur Jésus à ces femmes de celle à Marie. C’est important parce qu’il y a de grands contrastes qui sont tout à fait à leur place, et qui correspondent toujours au caractère de l’évangile où nous trouvons certains détails, mais ce ne sont pas du tout des contradictions. En effet il s’agit de deux apparitions bien distinctes. Si l’on reconnaît cela, tout est relativement simple. Il y a Marie de Magdala d’une part, ces femmes d’autre part. Ces femmes étaient également attachées au Seigneur Jésus, cela ne fait pas de doute. Et on voit les femmes ensemble, aussi en rapport avec l’achat des choses qu’elles avaient préparées pour la sépulture du Seigneur Jésus, ces parfums etc. (Marc 16. 1). On les trouve ensemble, mais après, nous voyons qu’elles sont allées vers le tombeau à différents moments. Les anges ont parlé avec elles. A différents moments aussi le Seigneur Jésus S’est manifesté, s’est révélé à elles – ici donc, comme nous le lisons aux versets 9 et 10. En effet il faut remarquer que, même si nous pouvons jouir maintenant d’une relation avec le Seigneur Jésus tout à fait particulière – une relation avec Dieu qui est caractéristique du christianisme – cela ne veut pas dire que les promesses que Dieu a données à Son peuple terrestre ne trouveront pas leur accomplissement. En effet, il y a un avenir pour le peuple terrestre de Dieu, et ces femmes représentent ce résidu juif. Donc, pour le résidu qui connaîtra une fois le Seigneur Jésus ici-bas sur la terre, il n’y aura pas d’empêchement pour Le toucher, comme nous lisons que ces femmes l’ont fait. Elles se sont approchées et ont saisi les pieds de Jésus. C’est tout à fait en accord avec le caractère de l’évangile selon Matthieu, où nous ne lisons pas l’ascension du Seigneur Jésus, mais où nous Le trouvons avec nous tous les jours jusqu’à la consommation du siècle. C’est ainsi que Matthieu nous parle de la résurrection et des scènes qui ont suivi la résurrection de Jésus.

Ce sont donc là les deux premières apparitions du Seigneur Jésus, et dans les deux cas, nous avons devant nous des personnes qui aimaient le Seigneur Jésus, qui Lui étaient attachées. Le Seigneur a un message différent dans les deux cas. La part chrétienne est soulignée d’une part, et d’autre part nous voyons ce qui sera pour le résidu juif.

 

Troisièmement, nous trouvons une autre personne, Pierre, dont nous connaissons le reniement. Nous lisons, en Luc 24. 34 : « Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon » 1 Cor. 15. 5 répète aussi cela : « il a été vu de Céphas » (l’autre nom de Simon Pierre). Le Seigneur se révèle tout d’abord à lui comme homme. Et, comme témoin masculin, il est mentionné, en 1 Cor. 15, en premier lieu. Pierre avait renié son Seigneur. Après cela nous savons que : « Et le Seigneur, se tournant, regarda Pierre » puis le verset suivant nous dit : « Pierre, étant sorti dehors, pleura amèrement » (Luc 22. 61 et 62). Nous avons là devant nous un disciple qui a renié son Seigneur, qui a péché contre lui. Il y avait le péché de reniement qui était entre le Seigneur et Son disciple. Et le Seigneur a été crucifié, Il est mort. Ce jour a été terrible pour Pierre. Ce péché était sur sa conscience. Pourtant le Seigneur a dit qu’il aimait Pierre, mais Pierre n’a pas voulu écouter l’avertissement du Seigneur (Mat. 26. 33 à 35). Ce qui est si merveilleux, c’est que la Parole nous dit tout simplement : le Seigneur est apparu à Simon. Il a parlé avec lui pour le restaurer. C’est quelque chose d’absolument merveilleux qui nous montre l’amour du Seigneur pour Son disciple, pour le ramener à Lui, ce disciple qui avait confiance en lui-même, en son amour pour le Seigneur Jésus. Et là on voit que le Seigneur a parlé avec lui en privé. Et le disciple a été restauré. Plus tard, le soir, le Seigneur Jésus est apparu aux disciples, Pierre était là de nouveau, il n’y avait plus rien qui sépare le Seigneur de Son disciple. Tout était réglé. Cela nous parle aussi. Peut-être que, parmi ceux qui écoutent, il y a des personnes qui se sont éloignées du Seigneur Jésus, peut-être qu’il y a un objet entre le Seigneur et vous. Alors il y a une possibilité de restauration. Le Seigneur le désire. On voit comment Il est allé vers Son disciple afin que tout soit de nouveau en ordre. La repentance était là chez Pierre. Il a pleuré amèrement, il a regretté ce qu’il avait fait. Et le Seigneur a assuré Son disciple de Son amour. Le péché, en effet, peut nous séparer du Seigneur Jésus, et le Seigneur désire nous ramener. Il y a différentes raisons pour le péché. Pour Pierre c’était vraiment la confiance en lui-même, en son amour pour le Seigneur Jésus et il est tombé. D’autres raisons sont capables de nous faire tomber dans le péché. Je pense par exemple à David dans 2 Samuel 11. On voit là l’indolence de David. Il est là sur son lit, il se repose et ensuite il tombe dans un péché très grave. La période que nous traversons peut aussi nous amener à l’indolence. On a peut-être peu à faire, beaucoup de temps libre. Qu’est-ce que nous regardons ? Est-ce que nous faisons comme David ? Cela peut vraiment nous amener à pécher contre le Seigneur. Mais Il désire nous ramener à Lui-même, Il désire nous restaurer, Il désire que nous ayons communion avec Lui. Oh ! Puissions-nous faire comme Pierre. Confessons ce qui est à confesser et revenons au Seigneur Jésus. Dans Sa grâce Il désire la restauration.

 

Quatrièmement le Seigneur Jésus S’est manifesté à ces deux disciples sur le chemin d’Emmaüs. Nous avons une courte allusion à cela dans Marc 16. 12 : « Et après ces choses, il apparut sous une autre forme à deux d’entre eux qui étaient en chemin, allant aux champs ». Bien sûr, nous trouvons les détails dans l’évangile selon Luc. Ces deux disciples sont en chemin vers Emmaüs. « Il arriva, comme ils s’entretenaient et raisonnaient ensemble, que Jésus lui-même, s’étant approché, se mit à marcher avec eux. Mais leurs yeux étaient retenus, de manière qu’ils ne le reconnurent pas. Et il leur dit : Quels sont ces discours que vous tenez entre vous en marchant, et vous êtes tristes ? Et l’un d’eux, dont le nom était Cléopas, répondant, lui dit : Est-ce que tu séjournes tout seul dans Jérusalem, que tu ne saches pas les choses qui y sont arrivées ces jours-ci ? Et il leur dit : Lesquelles ? Et ils lui dirent : Celles touchant Jésus le Nazaréen, qui était un prophète puissant en œuvre et en parole devant Dieu et devant tout le peuple… » (Luc 24. 15 à 19). Le Seigneur Jésus se joint à ces deux disciples sur le chemin d’Emmaüs et ils parlent entre eux. Qu’est-ce que le Seigneur leur dit ? Il pose cette question : Qu’est-ce qui est arrivé ? C’est une question qui nous frappe parce que, si quelqu’un savait ce qui était arrivé à Jérusalem, c’était bien le Seigneur Lui-même. Pourtant Il leur pose une question. Il désire qu’ils ouvrent leur cœur et parlent de ce qui les trouble vraiment. Le Seigneur désire que nous fassions de même, que nous parlions avec Lui, que nous lui disions ce qui pèse sur nos cœurs. C’est beau de voir comment le Seigneur a agi avec eux. Nous remarquons tout de suite que le but du Seigneur n’était pas de Se manifester à eux simplement comme étant ressuscité, parce que dans ce cas on n’aurait pas ce que nous dit le v. 16 : « leurs yeux étaient retenus, de manière qu’ils ne le reconnurent pas ». Le Seigneur ne voulait pas qu’ils Le reconnaissent tout de suite. Cela est important, parce que cela nous montre comment le Seigneur peut être connu aussi aujourd’hui, pendant tout le temps du christianisme. Il y a un verset qui sous-entend cela dans la 2e épître aux Corinthiens au chapitre 5 verset 16 : « si même nous avons connu Christ selon la chair, toutefois maintenant nous ne le connaissons plus ainsi ». Oui, nous ne connaissons plus Christ selon la chair, c’est-à-dire comme Homme ici-bas sur la terre. Et les disciples devaient apprendre cela. Nous ne pouvons plus connaître Christ selon la chair. Comment pouvons-nous connaître Christ ? C’est bien par la Parole. Et ainsi le Seigneur Jésus se manifestait à eux par la Parole, par les Écritures. Puis le Seigneur leur dit : « Ô gens sans intelligence et lents de cœur à croire toutes les choses que les prophètes ont dites ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les écritures, les choses qui le regardent » (v. 25 à 27). C’est tellement beau. Ces disciples avaient effectivement une vue très partielle sur les Écritures. Le Seigneur doit leur dire : vous êtes « lents de cœur à croire toutes les choses que les prophètes ont dites ! ». Ils avaient vraiment éclipsé les passages qui parlent des souffrances du Seigneur Jésus et ne pensaient qu’à ces passages qui parlent de la gloire du règne millénaire etc. et ils se réjouissaient de ce que le Seigneur allait établir Son règne et Son royaume. Mais Il n’était pas venu pour cela à ce moment-là. Il est venu pour souffrir, pour accomplir l’œuvre de la rédemption qui est à la base de l’accomplissement de tous les propos de Dieu. Et ainsi Il a dû leur montrer que la Parole parle bien aussi des souffrances de Christ. Alors qu’a fait le Seigneur Jésus ? Il leur a parlé des Écritures de l’Ancien Testament pour leur montrer que les Écritures sont remplies de Lui. Il leur a montré dans les Écritures les choses qui Le regardent. Et ainsi nous pouvons aussi lire les Écritures et trouver les choses qui concernent le Seigneur Jésus et Sa personne devient précieuse pour nous. Oui, nous lisons plus tard dans ces versets que les disciples doivent admettre ensuite : « Notre cœur ne brûlait-il pas au dedans de nous, lorsqu’il nous parlait par le chemin, et lorsqu’il nous ouvrait les écritures ? » (v. 32) Encore aujourd’hui, nos cœurs peuvent brûler pour le Seigneur Jésus si nous lisons les Écritures et discernons ce qu’elles nous disent. Le Seigneur Jésus s’est fait connaître à nous par les Écritures. Deuxièmement nous lisons cela aussi : le Seigneur Jésus S’est fait connaître à eux aussi par la fraction du pain, ce que nous dit le v. 35. Bien sûr il faut faire attention que ce qui a eu lieu dans la maison n’était pas vraiment la Cène du Seigneur Jésus. Nous comprenons bien cela. Mais rompre le pain était un acte symbolique, et nous pouvons penser à cela en rapport avec ce que nous lisons dans ces versets. N’est-il pas vrai que nous avons communion quand nous nous réunissons pour nous souvenir du Seigneur Jésus pour rompre le pain ? Quand nous sommes occupés du Seigneur et de Ses souffrances, c’est quelque chose qui nous fait aussi connaître Sa personne. Il devient un peu plus précieux pour nous. Nous pouvons jouir aussi de la communion avec Lui, et le Seigneur le désire. Comme Il était là avec Ses disciples sur le chemin, il est dit : « et lui, il fit comme s’il allait plus loin (v. 28 et 29). Et ils le forcèrent, disant : Demeure avec nous, car le soir approche et le jour a baissé ». Le Seigneur, bien sûr, mettait les disciples à l’épreuve. Il désirait la communion avec eux, comme Il désire aussi aujourd’hui la communion avec nous pour lire les Écritures, et aussi quand nous sommes réunis pour vraiment goûter particulièrement la communion avec le Seigneur Jésus. Et ces disciples étaient lents à croire, nous l’avons lu. Le Seigneur les aide. D’autre part, on peut dire que leurs pieds s’étaient égarés, ils étaient allés loin de Jérusalem, et après cette révélation du Seigneur Jésus par la fraction du pain, ils ont certainement vu les blessures dans Ses mains, ils ont reconnu le Seigneur Jésus, et qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils sont retournés à Jérusalem, retournés là où ils pouvaient de nouveau rencontrer le Seigneur.

 

Et pour terminer, c’est la cinquième révélation, que nous trouvons dans l’évangile selon Jean, au chapitre 20 : « Le soir donc étant venu, ce jour-là, le premier de la semaine, et les portes du lieu où les disciples étaient, par crainte des Juifs, étant fermées, Jésus vint, et se tint au milieu d’eux. Et il leur dit : Paix vous soit ! Et ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples se réjouirent donc quand ils virent le Seigneur » (v. 19 et 20). Quelle scène merveilleuse ! Ces disciples, ensemble, dans la chambre haute probablement, sont réunis là par crainte des Juifs, mais réunis parce qu’il y avait cette nouvelle qui avait marqué la journée : le Seigneur est ressuscité. Et là on peut dire que, sur la base de la résurrection du Seigneur Jésus, cette vérité les a rassemblés. Ils sont là ensemble, et le Seigneur vient au milieu d’eux. Quelle joie pour les disciples, mais avant tout quelle joie pour le Seigneur Jésus de rencontrer les Siens réunis ainsi en Son nom ! C’est une image merveilleuse des réunions d’assemblée. L’assemblée n’était pas encore formée, mais il y a une illustration ici de ce qu’est vraiment une réunion d’assemblée. Le Seigneur Jésus est là, Il a la place au milieu. Le Seigneur Jésus est venu et Il a dit à Ses disciples : « Paix vous soit », cette paix qu’Il a acquise par le sang de Sa croix, cette paix qu’Il leur a ainsi apportée. Et Il leur parle de cette paix, la paix avec Dieu, dont chaque croyant peut maintenant jouir. Il leur avait dit en Jean 14 qu’Il leur laissait Sa paix, la paix avec eux. Donc il apporte pour ainsi dire cette paix qu’Il a acquise sur la croix par Ses souffrances. Ses souffrances sont passées. Le Seigneur Jésus est ressuscité. Son œuvre, Dieu l’a parfaitement agréée et ainsi la paix en est le résultat. Il leur montre Ses mains et Son côté, qui nous rappellent Ses souffrances et aussi le résultat béni de Son œuvre par Son côté qui a été percé après Sa mort. De l’eau et du sang en sont sortis et de ce fait Dieu est rendu propice, Il est satisfait et les péchés peuvent être pardonnés : résultats bénis de l’œuvre de la croix. Et les disciples se réjouirent. Quelle joie pour eux d’avoir leur Seigneur avec eux, mais plus encore, quelle joie pour le Seigneur Jésus d’être là au milieu des Siens ! Nous désirons donner au Seigneur Jésus la place qui Lui revient, la place au milieu de nous, et être vraiment soumis à la direction de l’Esprit Saint, quand nous prions ensemble ou que nous ouvrons ensemble la Parole de Dieu. Nous pouvons connaître ces moments bénis où nous désirons donner au Seigneur Jésus la place qui Lui revient, au milieu des Siens et ainsi jouir de la communion avec Lui. Oh ! combien c’est merveilleux que ce premier jour de la semaine se termine ainsi par cette rencontre qui est une image des réunions d’assemblée ! On a vraiment un tableau merveilleux. On a vu différents états de cœur, des cœurs qui aiment le Seigneur, des cœurs qui ont péché contre le Seigneur et aussi ceux qui sont lents à croire, ceux qui sont égarés, que le Seigneur ramène, et on voit ainsi ensemble le soir ces personnes. Les deux disciples du chemin d’Emmaüs étaient présents, Pierre était présent, Marie était présente. Quel moment merveilleux ! Et le Seigneur est là et Il les a bénis. Que le Seigneur ainsi attire nos cœurs toujours plus à Lui et qu’Il nous aide à jouir vraiment du fait qu’Il est ressuscité !

 

Nous voulons terminer par ce verset que nous trouvons dans la dernière épître que l’apôtre Paul a écrite à son enfant spirituel Timothée : « Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts » (2 Tim. 2. 8). Chers amis, nous voulons nous souvenir aussi de Jésus Christ ressuscité d’entre les morts. Il est vivant. Nous savons que nos péchés sont pardonnés et nous savons qu’Il est là pour nous soutenir, pour nous aider aussi à travers les circonstances que nous traversons. Nous avons à faire avec un Sauveur ressuscité, avec Celui auquel toute autorité a été donnée, qui est là pour soutenir notre foi et pour nous encourager sur le chemin qui est encore devant nous jusqu’au moment où nous Le verrons dans la gloire du ciel où rien ne nous séparera de Lui. Que le Seigneur bénisse sa Parole !

 

 

D’après Message donné sur : https://edification.bible/
Avril 2020