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LE SALUT DANS LA FUITE

 

Les dangers d’ordre moral ou spirituel auxquels nous sommes exposés sont si nombreux que nous devons veiller pour ne pas nous laisser attirer et finir par tomber dans le péché.
Tant que nous sommes dans le monde, nous devons combattre le bon combat de la foi, une guerre qui ne s’achèvera que lorsque nous aurons atteint le terme de notre chemin. Cependant la victoire ne s’obtient pas toujours par la lutte ou la résistance. Dans beaucoup de cas elle s’obtient par la fuite. C’est pour cela que, dans les exhortations du Nouveau Testament, nous trouvons souvent l’ordre : « fuyez ». Nous pouvons être certains que lorsque Dieu nous dit de fuir, le danger est réel. Toute hésitation à suivre cet ordre peut avoir de désastreuses conséquences. La Parole de Dieu nous montre clairement que si nous n’écoutons pas les avertissements qu’Il nous donne, nous nous engageons sur le sentier de la chute.
Dans l’évangile de Jean, nous voyons que les brebis s’enfuient loin d’un berger qui n’est pas le leur, qui n’est pas le bon Berger (10. 5). Dans la première épître aux Corinthiens, il nous est ordonné de fuir la fornication (6. 18) et l’idolâtrie (10. 1). Dans la première épître à Timothée, nous lisons que nous devons fuir l’amour de l’argent et toutes ses conséquences (6. 9 à 11). Enfin, dans la seconde épître, nous devons fuir les convoitises de la jeunesse (2. 22).
Beaucoup de croyants sont tombés parce qu’ils s’estimaient assez forts pour résister au mal sans le fuir. Ils n’ont pas détourné le regard de ce qui les tentait ; la conséquence en a été que la tentation a eu le dessus.
David est tombé dans les plus graves péchés : il a commencé par la convoitise et l’adultère, puis il est passé au mensonge et a finalement commandé un meurtre ; tout cela pour n’avoir pas détourné ses yeux de la tentation qui s’est offerte à lui la nuit où il s’est promené sur le toit de sa maison (2 Sam. 11. 1 à 5).
Joseph, au contraire, s’est enfui immédiatement, dès que la tentation est arrivée et en a triomphé (Gen. 31). Notons que la fuite de Joseph a été utilisée pour l’accuser, comme si c’était lui qui avait séduit la femme de son maître et s’était enfui lorsqu’elle a commencé à crier. Joseph, inculpé pour une faute qu’il n’avait pas commise, n’a rien pu faire pour se défendre en expliquant comment les choses s’étaient réellement passées ; il s’est remis à la volonté de Dieu qui interviendrait en sa faveur au moment qu’il jugerait opportun.
Notre fuite afin de ne pas tomber dans le péché pourrait passer comme un acte de lâcheté, de renoncement à certaines responsabilités, d’un moyen permettant de couvrir quelque faute. S’il en est ainsi, remettons toutes choses dans la main de Dieu.
Le Seigneur Jésus dit que ses brebis connaissent sa voix (Jean 10. 4) et Il ajoute : « Mais un étranger, elles ne le suivront pas ; au contraire, elles s’enfuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers ». Ce n’est pas vraiment une exhortation, mais le constat d’une réalité. La vie éternelle qu’Il donne à ses brebis se montre de deux façons : les brebis suivent le bon Berger et elles s’enfuient devant un étranger.
Déjà, dans le passé, il y a eu de faux bergers en Israël (voir Éz. 37. 7 à 10), mais les brebis de Dieu ne les ont pas écoutés et ont continué à Le suivre, Lui. Puis Il est venu dans la personne du Fils et seules ses brebis l’ont suivi parce qu’elles connaissaient sa voix.
Par l’image des brebis qui s’enfuient spontanément devant un étranger, le Seigneur nous enseigne que nous devons nous éloigner de ceux qui n’apportent pas les enseignements de la Bible. L’avons-nous toujours fait ? Si nous nous laissons conduire par le Saint esprit, nous fuirons les « étrangers ». On cite souvent le verset : « Éprouvez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (1 Thess. 5. 21), comme prétexte pour écouter n’importe quelle voix ; mais nous ne devons pas chercher à connaître toutes les doctrines qui circulent sur les choses de Dieu afin de les examiner.
Ainsi, si nous sommes exhortés à ne pas accepter sans examen tout ce qui nous est dit, d’un autre côté nous ne devons pas non plus, par une critique négative, éteindre l’action du Saint Esprit en méprisant les « prophéties », qui peuvent être aussi les méditations des frères qui s’expriment dans les réunions (v. 20).
C’est de cette façon que nous pourrons nous approprier les bénédictions que donne la Parole de Dieu. Fuyons toute voix étrangère à la saine doctrine, celle que les Ecritures nous enseignent.
De nos jours plus que jamais, beaucoup de doctrines dangereuses nous sont présentées d’une façon attrayante. Les librairies, et aujourd’hui aussi Internet regorgent de textes qui nous éloignent de la Vérité. L’ennemi sait bien comment une belle vitrine peut attirer beaucoup de passants et combien les beaux raisonnements, habilement construits, captivent l’attention des auditeurs ou des lecteurs. Nous sommes souvent poussés par la curiosité et parfois aussi par le désir de passer pour quelqu’un de bien informé, aux vues larges. Ne craignons pas de passer pour des ignorants. Nous connaissons déjà beaucoup de choses de ce monde qu’il vaudrait mieux que nous ignorions ! La Parole de Dieu nous dit d’occuper nos pensées de ce qui est juste et bon et de fuir les voix étrangères.
Beaucoup de livres – même ayant des thèmes religieux – cachent sous un titre attrayant des dangers empoisonnés. Ne cédons pas au désir secret de les examiner. Ne pas fuir peut être la confirmation d’une trop grande confiance en nous-mêmes ; si nous ne jugeons pas ce type de comportement, nous finirons par faire des expériences désagréables. Nombreux sont ceux qui se sont laissés séduire et se sont éloignés de la vérité !
Le fait d’écouter « la voix d’un étranger » est en soi-même un symptôme négatif, le signe que la vie spirituelle ne se développe pas comme elle devrait. Cela est illustré par l’histoire suivante. Il y a longtemps, en Orient, un voyageur arriva à un endroit où les bergers faisaient boire leurs troupeaux. Il y avait là trois bergers et leurs brebis étaient toutes regroupées autour du point d’eau. Le voyageur se demandait comment les bergers pourraient rassembler chacun ses propres brebis.
Quand les brebis furent désaltérées, l’un des bergers prit son bâton et cria « Menh-ah ! » (« Suivez-moi ! »). Immédiatement, ses brebis se séparèrent des autres et se mirent à le suivre. Le deuxième appela à son tour, et ses brebis le suivirent. Ayant assisté à toute la scène, le voyageur demanda au troisième berger si les brebis l’auraient suivi, lui, un étranger, s’il les avait appelées. Après avoir secoué la tête, le berger répondit : « Essayez ! ». Le voyageur pris le manteau du berger et son chapeau, se saisit du bâton et cria « Menh-ah ! ». Les brebis ne bougèrent pas ; seules quelques unes levèrent les yeux, un peu curieuses. « Voyez, aucune ne vous suit. Les brebis ne suivront un berger qui n’est pas le leur sauf si elles sont malades ».
Quel avertissement pour nous dans ces paroles ! Si notre âme est en bon état, nous ne suivrons personne d’autre que le Seigneur.
Mais quelqu’un dira peut-être : « Je m’intéresse à beaucoup de choses dans le but de m’instruire, mais jamais je ne suivrais un inconnu ou un enseignement contraire à la Parole ». Cependant une ferme volonté n’est pas toujours suffisante. C’est quand la tentation arrive que toute notre faiblesse se révèle.
Quand nous écoutons la voix du Seigneur nous sommes gardés du mal ; mais nous devons la connaître. Engageons-nous donc dans la lecture de sa Parole. Lisons-là avec prière et tenons compte de l’aide qui nous est donnée par ceux qui la présentent avec fidélité, à l’oral ou par écrit. Si nous désirons avec sincérité honorer le Seigneur Jésus, si nous prêtons attention à sa voix et fuyons les étrangers, nous serons en sécurité et nous expérimenterons combien ces paroles du Seigneur sont vraies : « Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8. 12).

D’après Words of Help