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LE PÈRE JACOB

Il y a bien des années, le père Jacob, un simple artisan, habitait un petit village de montagne dans un endroit écarté et sauvage. Comme ses voisins, il vivait très isolé du reste du monde, mais il était l’un des quelques habitants du village qui savaient lire. Il reçut un jour la visite d’un ancien ami, un soldat qui revenait d’Algérie et qui lui offrit un petit livre qu’il avait reçu sur le port de Marseille, et qu’il ne tenait pas à garder.
Quand le père Jacob fut seul, il ouvrit le livre et lut sur la première page :
Le Nouveau Testament de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ.
Il en fut très impressionné, et commença à le lire avec respect. Il tomba alors sur ce passage : « Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand, et c’est ici le témoignage de Dieu, qu’il a rendu touchant son Fils » (1 Jean 5. 9). Puis, à un autre endroit, il lut : « Qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3. 36).
Le père Jacob n’avait pas besoin, pour le moment, d’en lire davantage. Il avait le témoignage de Dieu, combien plus grand que celui d’un homme. Et il se dit, de plus, à lui-même : Dieu dit que j’ai la vie éternelle, car je crois en Jésus, le Fils de Dieu, et il est dit : « Celui qui croit a la vie éternelle ! Oui, je l’ai ! Et le père Jacob remercia Dieu de lui avoir fait un si grand don.
Et dans les jours qui suivirent, on le vit, le visage tout joyeux, et le livre à la main, aller de maison en maison pour dire à ses voisins que Dieu avait donné Son Fils, et qu’Il donne la vie éternelle et un pardon complet et gratuit à tous ceux qui croient en Lui.
Il y eut une certaine opposition, mais bientôt chacun sut que le père Jacob avait à raconter des choses merveilleuses qui se trouvaient dans un livre venu de Dieu. Et les gens venaient de près et de loin, à travers la montagne, pour entendre le témoignage de Dieu. Parfois aussi un messager arrivait de quelque endroit éloigné et demandait au père Jacob de venir lire le livre et annoncer la bonne nouvelle.
Au cours des années, bien des hommes et des femmes de ces montagnes crurent la Parole de Dieu et furent sauvés. Ils se réunissaient pour prier ensemble et rendre grâces à Dieu. Et le père Jacob réussit à avoir aussi pour eux des Bibles et des Nouveaux Testaments, car un colporteur, rencontré au cours de ses tournées, lui avait vendu une Bible. Puis ces pauvres paysans commencèrent à prendre ensemble la Cène du Seigneur dans leurs chaumières de montagne – et ils ont continué à le faire.

« Tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15. 16).

D’après La Bonne Nouvelle 1895