DSC03065

 

LE PÉCHÉ ORIGINEL

 

Bonheur et responsabilité d’Adam

« Au commencement Dieu (Hébreu : Élohim, pluriel d’Eloah, le Dieu suprême, la Déité dans le sens absolu), créa les cieux et la terre » (Gen. 1. 1). Après que Dieu ait tout préparé pour le recevoir, Il crée l’homme et le place sur la terre, dans les meilleures conditions possibles. Il vit dans un jardin de délices, il a la domination sur toutes choses (Gen. 1. 28 à 30), il ne lui manque rien. Il a tout pour être heureux dans son état d’innocence (1. 26 à 30 – 2. 6 à 25). Dieu donne une femme à l’homme, « une aide qui lui corresponde » (2. 18). Qu’y aurait-il que Dieu n’ait pas fait pour assurer un plein bonheur à Adam et Ève dans le jardin d’Éden (Éden signifie : délices, plaisir) ?

Mais Dieu avait confié une responsabilité à l’homme : il lui était défendu de manger du fruit d’un arbre qui était au milieu du jardin (Gen. 3. 3 ; 2. 9), l’arbre de la connaissance du bien et du mal. C’était simplement pour Adam, alors dans l’innocence, le test de son obéissance. Quelqu’un a écrit : « Cette défense, ou cette loi, ne supposait pas le mal : Adam aurait pu manger du fruit de l’arbre comme de tout autre (2. 9a) ; il n’y aurait eu en soi aucun mal à le faire, si cela n’avait pas été défendu ».

La chute

Mais le serpent, qui est Satan, ne tarde pas à se manifester. Il vient vers la femme qu’il sait plus faible que l’homme, et agit avec ruse pour la séduire : « le serpent séduisit Ève par sa ruse » (2 Cor. 11. 3). Dieu avait prévenu l’homme, lui disant : « De l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, au jour où tu en mangeras, tu mourras certainement (Gen. 2. 17). Le serpent affirme le contraire de la parole de Dieu : « Vous ne mourrez pas certainement » (3. 4). Fallait-il croire Dieu, ou Satan ? La question n’aurait pas dû se poser pour Ève ! Mais elle écoute les paroles du tentateur et sa convoitise s’éveille (3. 6). Par sa ruse (3. 1) Satan :
– introduit dans le cœur de la femme le doute quant à la parole prononcée par Dieu : « Quoi, Dieu a dit ?… » (3. 1b) ;
– l’abuse par un mensonge : « Vous ne mourrez pas » (3. 4) ;
– sème l’orgueil en elle : « Vous serez comme Dieu » (3. 5).
La femme se laisse séduire (3. 13, 6). Elle ne montre qu’insatisfaction et ingratitude envers son Créateur. Elle n’a pas bien écouté la parole de Dieu (comparer 2. 17 et 3. 3 : Gen. 2. 17 : Dieu avait dit : « … de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car au jour que tu en mangers, tu mourras certainement » ; Gen. 3. 3 : Ève dit : « Dieu a dit : Vous n’en mangerez pas et vous n’y toucherez pas, de peur que vous ne mouriez ». Mais elle écoute le serpent et croit son mensonge, rejetant ainsi la parole de Dieu qui est la vérité (Jean 17. 18). Trompée par Satan, elle tombe en désobéissant au seul commandement de Dieu qu’elle devait respecter : « Adam n’a pas été trompé ; mais la femme, ayant été trompée, est tombée dans la transgression » (1 Tim. 2. 14).
Satan cherche toujours à s’élever dans son orgueil. Il veut s’emparer de la terre et, dans ce but, il fait tomber celui que Dieu avait placé pour dominer, l’homme.

Le travail de Satan

 Satan cherche à détruire le bonheur que Dieu avait donné à l’homme et à rompre sa relation heureuse avec Dieu. Comme quelqu’un l’a écrit, il veut faire croire que « Dieu garde quelque chose pour Lui-même de peur que l’homme ne soit aussi heureux que Lui ». Il dit : Dieu vous prive des avantages et des bénédictions excellentes que vous trouveriez à manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ; s’Il vous le défend, c’est qu’Il ne vous aime pas vraiment et qu’Il ne veut pas votre bonheur. La créature devait obéir à son Créateur et ne pas mettre en doute son amour et sa parole. Ève ne devait rien ajouter (ni retrancher) à la parole de Dieu, elle devait simplement y obéir. Mais elle laisse Satan introduire le doute dans son cœur.

Le serpent insinue que Dieu voulait les priver de la connaissance du bien et du mal, ce qui les aurait rendus égaux à Dieu. Quelle tentation pour le cœur de l’homme, de croire que, hors de la dépendance de son Créateur il serait libre, deviendrait son propre maître, serait même égal à Dieu !
La convoitise entre dans le cœur de la femme et produit le péché (voir Jac. 1. 15). Sachant pourtant qu’il était contraire à la volonté de Dieu de manger du fruit de cet arbre, elle en mange et en donne à son mari qui, sans se poser aucune question, en mange lui aussi (2. 6). Ainsi, le premier acte d’Adam en tant qu’homme responsable est de désobéir. Il tombe dans la transgression dès la première attaque de l’Ennemi, en ayant conscience de son acte. Il cède à sa propre volonté, dans l’incrédulité et le doute quant à Dieu. Sa pleine responsabilité est alors établie, la rupture avec Dieu est consommée.

Conséquences de la chute

 Ainsi, par la convoitise de la chair – « l’arbre était bon à manger » -, la convoitise des yeux – « il était un plaisir pour les yeux » – et l’orgueil de la vie – « l’arbre était désirable pour rendre intelligent » -, Satan a fait tomber l’homme dans le péché. Le péché, sous l’une ou l’autre de ces trois formes, touchera désormais tout ce qui est dans le monde (voir 1 Jean 2. 16). L’homme, devant choisir entre le bien et le mal, opte délibérément pour le mal. Il perd alors son état d’innocence et ses yeux s’ouvrent sur son état de pécheur (3. 7). Il atteint à la connaissance du bien et du mal, mais en faisant le mal et devenant mauvais lui-même. Il rejette le Dieu qui l’avait tant béni, et le perd. Toute relation est désormais rompue avec Lui, du fait du péché qui vient d’être introduit dans le monde par sa faute. Un croyant d’autrefois a écrit : « Il a renoncé à dépendre de Dieu et à Lui être soumis ; il a peur de Dieu et cherche à se cacher de Lui (3. 8)… La volonté propre et la convoitise étaient entrées dans le cœur de l’homme, la culpabilité et la peur de Dieu dans sa position ». Adam a désormais acquis une conscience, qui lui permet de faire la différence entre le bien et le mal et le condamne lorsqu’il fait le mal.

A la suite de la désobéissance d’Adam et afin d’éviter qu’il mange aussi du fruit de l’arbre de la vie – ce qui aurait eu pour conséquence de remplir la terre d’hommes et de femmes pécheurs, sans crainte de Dieu et immortels – Dieu le chasse à jamais du jardin d’Éden (3. 22 à 24). Qu’a-t-il obtenu en écoutant Satan et en désobéissant à Dieu ? Il a perdu sa relation avec Dieu, il devra désormais travailler péniblement pour gagner son pain, il connaîtra la souffrance et finalement la mort.
Adam a « regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu » (Phil. 2. 6). L’attaque de Satan a manifesté ce qu’il y avait dans son cœur et cela se retrouvera dans le cœur de tous ses descendants : orgueil et prétention. Mais en voulant s’affranchir de Dieu, il s’est placé sous l’esclavage de Satan. L’homme qui proclame qu’il ne veut ni Dieu, ni maître, est pourtant, à cause de la chute d’Adam dont il descend, sous le pouvoir et la domination de Satan, esclave du péché. Le Seigneur Jésus dit à Paul : « Je t’envoie vers [les nations]… pour qu’ils se tournent… du pouvoir de Satan à Dieu » (Act. 26. 18) ; « Quiconque pratique le péché est esclave du péché » (Jean 8. 34). Et comme « par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort… ainsi la mort a passé à tous les hommes en ce que tous ont péché » (Rom. 5. 12). Voila l’héritage qu’Adam a légué à sa descendance, jusqu’à aujourd’hui et tant que le monde actuel subsistera. La chute du premier homme explique l’histoire de toute l’humanité ; le péché commis en Éden résout l’énigme que constitue cette histoire. Depuis la chute et l’entrée du péché dans le monde, l’histoire de l’homme n’est que mal, haine, souffrance, violence, meurtres, guerres, idolâtrie…

_______

Pourquoi Dieu a-t-Il permis la chute ?

 Pourquoi Dieu a-t-Il laissé entrer le péché dans le monde ? Comment se fait-il qu’Il ait permis la chute d’Adam ? Pourquoi n’a-t-Il pas empêché le diable de tenter Ève ? Pourquoi a-t-Il laissé Adam manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ?

Dieu, parce qu’Il est Dieu, a la préconnaissance de toute chose. Il savait qu’Adam allait céder à la tentation et Il connaissait par avance les conséquences de la chute pour l’humanité tout entière. Dieu savait ce qu’il y avait dans le cœur d’Adam – comme Il connaît ce qu’il y a dans le cœur de tout homme: « Le cœur est trompeur par-dessus tout, et incurable ; qui le connaît ? Moi, l’Éternel, je sonde le cœur » (Jér. 17. 9). Il savait toute l’histoire qui allait suivre cette première défaillance du premier homme sur la terre. Avec Adam, Dieu a fait l’expérience fondamentale de la responsabilité de l’homme. L’homme pourrait-il demeurer ferme dans la responsabilité qui lui était confiée ? Dieu nous montre dans le livre de la Genèse que la réponse à cette question est : non ! Et toute l’histoire de l’humanité confirme ce qui a toujours lieu chez l’homme quand Dieu lui confie une responsabilité quelconque : la désobéissance et la chute.

Le plan de Dieu

 Dans ses plans et ses desseins d’éternité, Dieu avait en vue quelque chose d’infiniment plus heureux et plus glorieux pour l’homme qu’une vie et des relations avec Lui dans l’état d’innocence sur la terre. Si l’homme n’avait pas péché et était resté dans la condition dans laquelle il avait été créé, Dieu n’aurait pas pu révéler et faire connaître l’étendue de Son amour envers les hommes, déployé dans la Personne de son Fils unique et bien-aimé, le Seigneur Jésus. Car Il avait devant Lui un « moyen » magnifique par lequel Il pourrait concilier sa sainteté et son amour, par lequel sa gloire allait être magnifiée et sa grâce envers l’homme pécheur allait se déployer librement en salut. L’évangile (ou : la bonne nouvelle) de Dieu nous révèle que « Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). Dans son amour immense et pour le salut de l’homme pécheur, Il « n’a pas épargné son propre Fils, mais… l’a livré pour nous tous » à la croix (Rom. 8. 32).

Ce n’est qu’à une créature pécheresse que Dieu allait pouvoir manifester tout l’amour de Son cœur et la plénitude de Sa grâce. Il voulait avoir, tout près de Lui, dans le ciel de Sa présence – et non pas loin de Lui, sur la terre – des hommes sauvés, rendus agréables et parfaits pour Sa gloire et Sa joie. « [Dieu] nous a rendus agréables dans le Bien-aimé » (Éph. 1. 6). « Par une seule offrande, [Christ] a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10. 14). Il voulait des enfants pour son cœur, des fils dans la gloire, un peuple d’adorateurs pour Lui-même. Il voulait une épouse pour son Fils qui est le centre de ses affections et de ses desseins, formée de tous les rachetés mis au bénéfice de l’œuvre de la rédemption rendue nécessaire par le péché de l’homme. (la rédemption signifie le rachat au moyen d’une rançon, suivi d’une délivrance).
Alors, comme un croyant du siècle dernier l’a dit : « Dieu, dans son conseil, introduit une nouvelle scène où il n’y a qu’un arbre : l’arbre de vie. Dieu y introduit l’homme dans sa pure et puissante grâce. L’homme s’était fermé la terre, Dieu va lui ouvrir le ciel en donnant Jésus – c’est l’œuvre de l’expiation ; mais après cette œuvre, après la croix de Jésus, toutes choses sont réglées définitivement ». Christ a pris sur Lui à la croix la responsabilité de l’homme ; Il y a pleinement répondu devant Dieu. C’est pourquoi, à la fin de la Parole de Dieu, il n’y a plus qu’un seul arbre dans la sainte cité (le vase du pouvoir divin pour gouverner la terre pendant les 1000 ans du règne de Christ), celui de la vie : « Au milieu de sa rue, et du fleuve, de çà et de là, était l’arbre de vie, portant 12 fruits, rendant son fruit chaque mois ; et les feuilles de l’arbre sont pour la guérison des nations » (Apoc. 22. 2). L’arbre de la responsabilité ne s’y trouve plus.

Le péché et son salaire, la mort

Dieu n’a pas été pris au dépourvu par la chute de l’homme. Il savait que Satan allait le faire tomber, que l’homme allait devenir un pécheur qu’Il devrait éloigner de sa présence sainte. Le jugement sur l’homme était sans appel du fait de la gravité de sa faute : « Tu retourne[ras] au sol, car c’est de lui que tu as été pris ;car tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (3. 19) – selon ce qui est écrit : « Et l’Éternel Dieu forma l’homme, poussière du sol, et souffla dans ses narines une respiration de vie, et l’homme devint une âme vivante » (Gen. 2. 7) ; « Le premier homme est tiré de la terre – poussière » (1 Cor. 15. 45).
L’épître de Jacques nous expose le principe général de l’enchaînement du mal et de ses conséquences inéluctables : « Chacun est tenté, étant attiré et amorcé par sa propre convoitise ; puis, la convoitise, ayant conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé (mené à son terme), produit (engendre) la mort » (Jac. 1. 14 et 15). L‘apôtre Paul confirme : « le salaire du péché, c’est la mort » (Rom. 6. 23a). Dans son épître aux croyants de Rome, il montre que tous les hommes descendants d’Adam sont sous la juste condamnation de Dieu. Lire Romains 1. 18 à 3 : 20.
Paul écrit : « Nous venons d’accuser aussi bien Juifs que Grecs d’être tous sous l’emprise du péché, comme il est écrit : ‘’Il n’y a pas de juste, non pas même un seul’’ » ; « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 9 et 10 ; 3. 22). « Par un seul homme [Adam] le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et… ainsi la mort a passé à tous les hommes, du fait que tous ont péché… Par la faute d’un seul [Adam], beaucoup sont morts… Car le jugement, à partir d’un seul [Adam], aboutit à la condamnation… Par la faute d’un seul [Adam], la mort a régné par un seul… Une seule faute a des conséquences envers tous les hommes en condamnation… Par la désobéissance d’un seul [Adam], beaucoup ont été constitués pécheurs » (5. 12… 19). Par un autre passage des Écritures, nous apprenons que, après la mort du pécheur, viendra son inéluctable jugement et sa condamnation éternelle : « Il est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement » (Héb. 9. 27).

La réponse de Dieu

 Mais Dieu, dans son amour, a introduit l’antidote à la mort. A chacune des affirmations de l’épître aux Romains qui condamne l’homme pécheur, répond la grâce de Dieu dans le don de son Fils. L’œuvre de Jésus vient glorifier Dieu, dont la gloire a été foulée aux pieds par l’homme, honorer Celui que l’homme a déshonoré en Éden, et apporter la grâce de Dieu, pleine et sans limite, au pécheur condamné mais repentant. « Tous ceux qui croient sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus, lui que Dieu a présenté pour propitiatoire par la foi en son sang, afin de montrer sa justice… en justifiant celui qui est de la foi en Jésus » (Rom. 3. 24… 26) ; « N’en est-il pas du don de grâce comme de la faute ?… La grâce de Dieu et le don ont abondé envers beaucoup, par la grâce qui est d’un seul homme, Jésus Christ !… Le don de grâce, à la suite de nombreuses fautes, aboutit à la justification… Ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice règneront en vie par un seul Jésus Christ !… Une seule justice a des conséquences envers tous les hommes en justification de vie… « Une seule justice » : c’est la justice acquise par Christ et conférée au croyant, en vertu de la mort et de la résurrection du Seigneur.

Par l’obéissance d’un seul, plusieurs seront constitués justes… Comme le péché a régné par la mort, de même aussi la grâce règne par la justice, pour la vie éternelle, par Jésus Christ notre Seigneur » (Rom. 5. 15… 21). Et si tous ceux qui sont « dans l’Adam » – le chef de l’humanité mortelle – doivent mourir, ceux qui seront trouvés « dans le Christ » – le chef de ceux qui auront cru en Lui – seront rendus vivants : « Car comme dans l’Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ, tous seront rendus vivants » (1 Cor. 15. 22).

Le résultat de l’œuvre de la croix

Avant même de prononcer la juste sentence sur Ève et Adam, Dieu s’adresse au serpent et annonce sa condamnation et son écrasement final (Gen. 3. 14 et 15). Le péché est entré dans le monde par la faute de l’homme – le 1er Adam -, mais il sera ôté du monde par le moyen de « la descendance de la femme » – le « dernier Adam », Christ : « Le dernier Adam, un esprit vivifiant (faisant vivre) » (1 Cor. 15. 45) ; « [Jean] voit Jésus venant à lui, et il dit : Voilà l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29).
Quelqu’un a écrit : « Le péché du monde ôté, tel est l’aboutissement des voies divines à partir de l’entrée du péché dans le monde ». Cependant, les conséquences de la chute d’Adam ne pourront être annulées que par « le talon brisé » de Celui qui vaincra Satan à la croix au prix du sacrifice de Sa vie : « [la descendance de la femme] te brisera la tête, et toi tu lui briseras le talon » (Gen. 3 : 15.
Dieu a répondu à la chute d’une manière merveilleuse et glorieuse : Il a donné Son Fils unique et bien-aimé, Il l’a envoyé dans le monde et l’a livré pour nous afin qu’Il soit la propitiation pour nos péchés (voir 1 Jean 4. 9 et 10 ; Rom. 8. 32 ; 3. 25). (La propitiation signifie que nous Lui sommes rendus propices – favorables – par le sacrifice de Jésus, par lequel Dieu peut pardonner le pécheur).
Dieu a prouvé par la mort de son Fils que, dans sa sainteté Il ne peut tolérer le péché – « Tu as les yeux trop purs pour voir le mal » (Hab. 1. 13) -, mais que dans son amour, Il sauve le pécheur : « Dieu constate son amour à lui envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rom. 5. 8).
C’est à la croix du Seigneur Jésus que « La bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées » (Ps. 85. 10).
Jésus Christ, par sa mort sur la croix, a répondu entièrement à toutes les exigences du Dieu saint et juste quant au péché, et a glorifié Dieu comme jamais Il n’aurait pu l’être par la vie d’un homme dans les conditions du jardin d’Éden. La sainteté, la justice, l’amour et la grâce de Dieu ont été pleinement révélés et magnifiés par la croix du Seigneur Jésus.
Jamais l’homme n’aurait pu connaître ce qu’est l’amour de Dieu dans sa plénitude et son infinie grandeur, sans le don immense de Son Fils et le sacrifice du Seigneur Jésus sur la croix. « Grâces à Dieu pour son don inexprimable ! » (2 Cor. 9. 15) ; « Par ceci nous avons connu l’amour : c’est que lui a laissé sa vie pour nous » (1 Jean 4. 16).

Grâce à l’œuvre de la croix, Dieu peut affirmer au pécheur qui vient se placer à l’abri du sang qui rachète : « Vous avez été rachetés de votre mauvaise conduite… par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pier. 1. 18 et 19) ; « Je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés, ni de leurs iniquités » ; « J’ai effacé comme un nuage épais tes transgressions, et comme une nuée tes péchés ». Le pécheur au bénéfice du sang de Christ s’écrie : Il a « jeté tous mes péchés derrière son dos » et « dans les profondeurs de la mer ». Les rachetés sont assurés que « autant l’orient est loin de l’occident, autant Il a éloigné de nous nos transgressions » (Héb. 10. 17 ; És. 44 :22 ; És. 38. 17 ; Michée 7. 19 ; Ps. 103. 12). L’apôtre Paul écrit à ceux qui étaient de misérables pécheurs : « mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du seigneur Jésus et par l’Esprit de notre Dieu » ; « si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici toutes choses sont faites nouvelles ; et toutes viennent du Dieu qui nous a réconciliés avec Lui-même par Christ » (1 Cor. 6. 11 ; 2 Cor. 5. 18).
Satan pensait avoir entraîné l’homme dans le malheur éternel et à jamais loin de Dieu. Mais, grâce au sacrifice propitiatoire du Seigneur Jésus, le croyant dont les péchés ont été expiés par le sang de Christ, est maintenant approché de Dieu aussi près qu’il soit possible de l’être sur la terre. « Maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ » (Éph. 2. 13). Et bientôt viendra le moment où Jésus Lui-même viendra du ciel chercher tous ceux qu’Il s’est acquis par sa souffrance et sa mort sur la croix, pour les faire entrer à toujours auprès de Lui dans les plusieurs demeures de la maison de son Père : « [Jésus dit :] Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures… Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14. 2 et 3).

_______

 « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé ».

Cher lecteur, chère lectrice, auquel de ces deux « chefs de race » appartenez-vous ? Votre avenir éternel dépend de votre réponse. Êtes-vous toujours dans la famille du premier Adam, le pécheur qui est loin de Dieu, la famille de ceux qui ne croient pas au Fils de Dieu et n’ont pas la vie ? – « Celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » (1 Jean 5. 12).
Ou faites-vous partie, de ceux qui sont « sauvés par la grâce, par la foi » (Éph. 2. 8), qui appartiennent à la famille du dernier Adam, de ceux qui participeront bientôt à la gloire, à la joie et au bonheur éternels de leur Sauveur et Seigneur dans le ciel ?
« Nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! Celui qui n’a pas connu le péché, Il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en Lui ».
« Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 5. 21 ; 6. 2).

Ph. Fuzier Décembre 2019