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Jésus… se lève du souper et met de côté ses vêtements ; puis, ayant pris un linge, il le serra autour de sa taille… et commence à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. Il vient à Simon Pierre ; celui-ci lui dit… Non, tu ne me laveras jamais les pieds ! Jésus lui répondit : Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi. Jean 13. 4 à 8.

 

LE LAVAGE DES PIEDS

 

Dans les jours d’autrefois, on se déplaçait pieds nus ou on portait des sandales. Quand on était invité à un repas, un serviteur lavait les pieds des convives. Pour le chef de maison, c’était un signe de respect et un moyen de rafraîchir ses hôtes.
A l’occasion du dernier repas de Jésus avec Ses disciples, personne n’avait accompli ce geste. Alors Jésus se lève de table, prend le vêtement d’un esclave (il se ceint d’un linge) et lave les pieds de Ses disciples. Quel souvenir est resté gravé dans leur mémoire ! Lui, le Maître et Seigneur, S’est mis à leurs pieds, accomplissant un geste habituellement réservé aux serviteurs ou aux esclaves.
Par cet exemple, le Seigneur nous enseigne la vraie grandeur de l’humilité. Il avait dit auparavant à Ses disciples : « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s’élèvera sera abaissé ; et quiconque s’abaissera sera élevé » (Mat. 23. 11 et 12).
Mais le disciple Pierre ne veut pas que le Maître lui lave les pieds, parce qu’il est conscient de sa propre indignité et de la grandeur de Jésus. Cependant le Seigneur insiste en lui disant : « Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi » (Jean 13. 8). Avoir une part avec le Seigneur, cela signifie partager avec Lui des pensées et des sentiments d’affection ; c’est l’expression de la communion. Jésus, par la réponse qu’Il fait à Pierre, montre que nous ne pouvons pas avoir communion avec Lui si nous ne voulons pas avoir les pieds lavés, c’est-à-dire si nous n’acceptons pas que Sa Parole purifie notre marche.

Dans un geste d’une grande humilité, le Seigneur lave les pieds de Ses disciples et leur explique que cela était nécessaire afin que ceux qu’Il a sauvés (ceux qui sont entièrement lavés – v. 10) demeurent dans une étroite relation avec Lui. Les pieds évoquent notre marche, notre comportement journalier. Même si nous ne commettons pas de péchés particuliers, notre communion avec le Seigneur Jésus est altérée par l’influence du monde, par ce que nous voyons et entendons. Pour que la communion soit rétablie, il est nécessaire que nous soyons lavés de la souillure morale qui l’a interrompue. « Notre communion est avec le père et avec Son Fils Jésus Christ » (1 Jean 1. 3), mais cette communion ne peut être maintenue si nous restons en contact avec le mal ; et sans elle nous ne pouvons pas servir le Seigneur d’une manière utile.
Pierre refuse d’abord que le Seigneur lui lave les pieds mais, dès qu’il en a compris l’importance, il s’exclame : « Seigneur, non pas mes pieds seulement, mais aussi mes mains et ma tête ». Jésus lui dit alors : « Celui qui a tout le corps lavé n’a besoin que de se laver les pieds » (Jean 13. 9 et 10). Il ne s’agit pas d’être lavé au point de vue physique, mais dans le sens spirituel. Le croyant a été entièrement « lavé » (1 Cor. 6. 11), purifié de ses péchés, quand il a reçu Jésus Christ comme son Sauveur et Seigneur, et cela n’a pas à être répété. Cependant, il a besoin d’être « purifié » de beaucoup d’impuretés dans le cours de sa vie.
Le Seigneur continue à s’occuper des croyants dans ce sens. La lecture de la Bible – la Parole de Dieu – qui est représentée par l’eau – nous purifie « de toute souillure de chair et d’esprit ». Son message rend aussi notre conscience plus sensible et nous pousse à éviter la contamination.

Jésus a lavé les pieds de Ses disciples et leur a ainsi donné un exemple. De la même manière, Il désire que nous apprenions nous aussi à nous « laver les pieds les uns aux autres » (Jean 13. 14), dans l’attitude et l’état l’esprit de celui qui se met aux pieds de ses frères ou de ses sœurs dans la foi. Dans cette position d’humilité, nous pouvons les aider à rechercher la pureté, à abandonner ce qui n’est pas bon. Et c’est un service réciproque : c’est un geste que nous accomplissons à tour de rôle les uns envers les autres, nous encourageant à écouter la Parole de Dieu qui, outre le fait qu’elle parle à notre conscience, nous donne l’énergie pour nous séparer du mal.
Laver les pieds d’un voyageur fatigué, après un long chemin dans un pays chaud, lui procure réconfort et consolation. Ne devons nous pas fortifier ceux qui sont fatigués dans le chemin de la vie chrétienne ? C’est un précieux service d’amour qui montre que nous avons « un soin égal les uns des autres » (1 Cor. 12. 25). Nous sommes ainsi appelés, par la prière ou par des paroles d’encouragement, à mettre en pratique cette exhortation : « Par amour, servez-vous l’un l’autre » (Gal. 5. 13).
« Laver les pieds » à un ami signifie le servir, l’aider, afin que rien n’entrave sa communion avec Dieu, son service, sa relation avec ses frères et sœurs. Mais ce n’est pas toujours facile ; on risque parfois d’être repoussé ou incompris, mais c’est néanmoins ce que le Seigneur désire et qu’Il nous encourage à faire : « Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites » (Jean 13. 17). Ce n’est qu’en demeurant en communion avec Lui que nous serons prédisposés à accomplir cette œuvre d’amour, et capables de le faire.

D’après « Il buon seme » juin 2020