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LE DRAME DE NINIVE

« Dieu parle une fois, et deux fois, et l’on n’y prend pas garde… deux fois, trois fois avec l’homme » (Job 33. 14, 29).

 

Ninive fut pendant bien des siècles une grande et populeuse cité, capitale de l’empire d’Assyrie. Ses murailles, selon quelques historiens, avaient 30 mètres de haut et 90 kilomètres de circuit. Leur épaisseur était telle que plusieurs chariots pouvaient circuler de front sur le sommet. Elles étaient flanquées de 1500 tours hautes de 60 mètres.
Comme les villes actuelles, Ninive était pleine de corruption. Le Dieu Créateur et Souverain usait de patience alors, comme Il le fait encore ; seulement cette patience est mesurée. Dieu est lent à la colère, grand en bonté, ne désirant pas la mort du pécheur, mais sa conversion et sa vie. Toutefois, Il est saint et juste, et ne tiendra pas le coupable pour innocent. Voilà pourquoi Dieu fait avertir tous les hommes, et ce message, ami lecteur, n’est pas tombé « par hasard » entre vos mains. C’est la providence divine qui vous l’envoie.
Ninive a été avertie trois fois ! Vers 830 avant Jésus Christ, le prophète Jonas y est envoyé. « La méchanceté de la ville était montée devant Dieu ». Il parcourt ses rues en criant : « Encore quarante jours ; et Ninive sera renversée ! » Les hommes de Ninive crurent Dieu, proclamèrent un jeûne, crièrent à Dieu, revinrent chacun de leur mauvaise voie et de la violence qui était en leurs mains.
Devant la repentance des Ninivites, Dieu aussi se repentit du mal qu’Il avait parlé de faire : la ville fut sauvée.
Un siècle plus tard, nous la retrouvons plongée à nouveau dans le mal, oublieuse de la bonté de Dieu un second prophète, Nahum, est suscité pour s’adresser à Ninive. Il ne nous est pas dit s’il fut envoyé à Ninive, mais sa solennelle prophétie y parvint certainement, car Dieu ne donne pas sa Parole pour qu’elle reste sans effet (Es. 55. 11).
Dès le jour où elle exista, Ninive a été comme une mare d’eau, dit Nahum : une eau qui croupit ; quelle image éloquente !
Malheur à la ville de sang, toute pleine de fausseté et de violence ! La rapine ne la quitte pas ! Sur qui ta méchanceté n’a-t-elle pas continuellement passé ? (Nahum 2. 8 et 3. 1).
Cent ans de patience encore… vers 630 avant Jésus Christ, une grande voix s’élève de nouveau, celle du prophète Sophonie. C’est un troisième et dernier avertissement. Ninive va être changée en désolation, en un lieu aride comme un désert, un gîte pour les bêtes.
C’est là cette ville qui s’égayait, qui habitait en sécurité, qui disait en son cœur : Moi, et à part moi, nulle autre (Sophonie 2. 15).
L’orgueil va régulièrement vers la ruine et l’écrasement, c’est ce que Dieu déclare et ce que l’histoire confirme.
Entre 615 et 612 avant Jésus Christ elle ne put résister à une coalition des Babyloniens et des Mèdes ; elle périt dans le carnage et l’incendie. Ce fut un anéantissement tel, que l’emplacement même de la ville ne se distingua plus du désert et fut oublié jusqu’à nos jours.
Ami lecteur, Dieu a parlé : comme Il a accompli ce qu’il avait annoncé touchant Ninive ; ainsi Sa Parole concernant chacun de nous s’accomplira certainement. Il patiente envers tous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance. Dans Son immense amour à l’égard de l’humanité révoltée contre Lui, Dieu a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. En vertu de ce sacrifice sanglant, accompli une fois pour toutes, sur la croix du Calvaire, Dieu pardonne aujourd’hui au coupable qui, confessant sa folie, s’écrie : « O Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur ! » et met sa confiance dans le Seigneur Jésus seul.
Avez-vous discerné, reconnu et confessé votre profonde misère morale devant le Dieu saint qui sonde les cœurs ? Il est aussi le Dieu d’amour qui pardonne. Avez-vous cru au Fils de Dieu ? Le Nom de Jésus est le seul Nom sous le ciel qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés.
Repentez-vous et croyez à l’Évangile. Dieu ordonne aux hommes que tous, en tous lieux, se repentent, car Il a établi un jour auquel Il doit juger ! Avez-vous obéi à cet ordre divin ?
Si non, faites-le immédiatement. Et considérez bien que ces lignes auront été pour vous un nouvel avertissement de Dieu : peut-être le dernier.
«Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur ».

Arrête, ô pécheur, arrête,
Il est sombre le chemin
Où tu vas, baissant la tête,
N’osant penser à ta fin !
Reviens au Dieu qui pardonne,
Tu trouveras le bonheur,
Dieu ne repousse personne,
N’est-il pas le Dieu Sauveur ?

D’après le Salut de Dieu 1966