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LE CORPS DU CHRÉTIEN

Or le corps n’est pas pour la fornication, mais il est pour le Seigneur… Fuyez la fornication : quelque péché que l’homme commette, il est hors du corps, mais le fornicateur pèche contre son propre corps… Glorifiez donc Dieu dans votre corps. 1 Cor. 6. 13, 18, 20.
Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ?
Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous et que vous avez de Dieu ? 1 Cor. 6. 15, 19.
Vous n’êtes pas à vous-mêmes ; car vous avez été achetés à prix ! Glorifiez donc Dieu dans votre corps. 1 Cor. 6. 20.

Nous assistons toujours plus, dans ces derniers temps, et avec consternation, à la montée d’une marée d’impureté, morale et physique, qui va au-delà même des excès du paganisme de l’antiquité. Les pires instincts sont exploités à des fins commerciales par la littérature, par certains magazines, par le monde du spectacle et du cinéma, par Internet, sous des prétextes trompeurs : on prétend libérer les gens de traditions hypocrites qui nuiraient à la pleine réalisation de la personnalité. En réalité, on piétine ces valeurs morales qui, même sur un plan purement humain, ne sont rien d’autre que le respect et la maîtrise de soi, la mise de côté des passions pernicieuses, qu’elles soient de l’esprit ou du corps.
Chrétiens, attention ! Céder à ce courant, c’est nier pratiquement les enseignements les plus clairs de la Parole de Dieu, et admettre que l’on n’est plus capable de distinguer entre le bien et le mal.

Une opinion largement répandue, c’est que « le péché de chair » n’est en réalité pas grave, et qu’il est moins condamnable que beaucoup d’autres péchés. Mais l’Écriture détruit à la base cette affirmation : « Quelque péché que l’homme commette, il est hors du corps, mais le fornicateur pèche contre son propre corps ».
La fornication, c’est-à-dire les relations charnelles en dehors de celles que le mariage sanctifie, est odieuse aux yeux de Dieu. Le chrétien doit être pénétré du fait qu’il appartient, corps, âme et esprit, à Celui qui l’a racheté au prix de Sa propre mort. « Vos corps sont des membres de Christ » (1 Cor. 6. 15) – et vous accepteriez de les dégrader, de pécher contre eux, alors qu’ils sont doublement l’œuvre de Dieu, de par leur nature et de par le rachat opéré par Christ en leur faveur ? Et plus encore, « votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous » (v. 19).
Que ces motifs puissants donnés par l’Esprit de Dieu puissent agir sur nous, afin que nous traversions dans la pureté un monde indifférent aux droits de Dieu et à la profanation de Son œuvre.

Dans le paragraphe de 1 Corinthiens 6. 15 à 20, l’apôtre prend soin de faire ressortir le contraste entre les principes corrompus du paganisme et le fait que non seulement l’âme du chrétien, mais aussi son corps, sont membres de Christ. « Prendrai-je donc les membres du Christ pour en faire les membres d’une prostituée ? ».
Le chrétien doit avoir un saint respect pour son corps, le préservant de tout contact avec la contamination morale, car ce corps fait partie de Christ !
« Ne savez-vous pas ?… », répète trois fois l’apôtre. Une telle vérité devrait toujours être présente à ma mémoire afin de me préserver de tout rapport avec la corruption. Mon corps, comme mon âme et mon esprit, ne m’appartiennent plus : ils ont été achetés à prix – et à quel prix !
L’apôtre ajoute une parole qui me touche profondément : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous et que vous avez de Dieu ? »
Je me demande si nous nous rendons compte, nous, chrétiens, de la portée d’une telle bénédiction. Comment ! L’Esprit Saint, cette Personne divine, est venu habiter en moi ! Je l’ai reçu de Dieu. Comme l’Éternel venait habiter dans Son temple, à Jérusalem, Il lui a plu – chaque croyant peut le dire – d’élire domicile dans mon propre corps !
Cela veut dire que non seulement l’Église, c’est-à-dire le peuple de Dieu dans son ensemble, est le temple du Dieu vivant (Éph. 2. 21 ; 2 Cor. 6. 16), mais aussi que l’Esprit Saint a formé mon corps, en le sanctifiant par la vertu du sang de Christ, afin qu’il devienne Son habitation, digne d’une telle Personne divine : le Saint Esprit.
Mon corps, doit se dire le croyant, est le sanctuaire dans lequel habite la Personne divine de l’Esprit Saint, et ce sanctuaire a été purifié une fois pour toutes aux yeux de Dieu par le sacrifice de Christ.

Comment pourrai-je le considérer autrement ? Est-ce que je ne connais pas ces choses ?
L’Esprit Saint que j’ai reçu de Dieu est en moi, et mon corps est Son sanctuaire, comme le temple à Jérusalem était le sanctuaire de « l’Éternel qui siège entre les chérubins ». C’est de là que l’Esprit Saint, Personne divine, déploie Ses ressources infinies, toute Son activité, toute Sa puissance, pour me venir en aide, me diriger, me mettre en contact avec les choses célestes, et accomplir beaucoup d’autres choses encore, car Ses fonctions sont infiniment variées.
Qu’ai-je fait jusqu’à présent de cet Hôte divin ? L’ai-je traité avec la crainte et la vénération qui Lui sont dues ? Quand l’Esprit m’a parlé de mon corps comme étant Son temple, L’ai-je écouté ? Ai-je réduit l’Esprit au seul rôle d’être opposé à la chair qui est en moi (Gal. 5. 17), afin de m’empêcher de pratiquer les choses que je voudrais ? Ou alors, Le sachant présent dans ce temple, ai-je pris soin d’éviter tout acte de mon corps qui pourrait le déshonorer ? Quelle sera ma réponse à ces questions ? »

Quelle réponse, en effet, donnerez-vous à ces questions, vous qui vous dites chrétiens ?
La question est trop importante pour que nous ne la considérions pas à la lumière de ce que la Parole de Dieu nous en dit.
Il n’y a là rien d’obscur ni de compliqué, rien de mystique, rien qui soit semblable à une loi à observer par des rites ou des mortifications qui n’épargnent pas le corps que je dois honorer (Col. 2. 23), rien que je ne puisse pas saisir par la simple foi en ce que Dieu dit. Achetés à un si grand prix, nous ne nous appartenons plus à nous-mêmes : – Glorifions donc Dieu dans notre corps !

D’après « Il Buon Seme » août 1979