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LE COMBAT CHRÉTIEN

 

« Prends ta part des souffrances comme un bon soldat de Jésus Christ » (2 Tim. 2. 3).

Les combats sont le lot de l’humanité entière. Beaucoup doivent lutter pour manger et boire, d’autres pour échapper aux catastrophes naturelles, d’autres pour survivre au milieu des guerres. Le chrétien peut être confronté à de telles situations et en souffrir, mais il a à affronter un autre combat : le combat de la foi. Après sa conversion, il devient un soldat de Jésus Christ. Il est enrôlé dans l’armée de Dieu pour démontrer concrètement que la victoire de Christ sur Satan, à la croix, non seulement délivre l’homme de ses péchés, mais aussi le rend victorieux, chaque jour, de n’importe quelle attaque du diable.

QUELS SONT LES PROTAGONISTES ?

1. L’armée de Dieu.
Son chef : Jésus Christ. Il donne les ordres à son armée.
Ses soldats : les chrétiens ne sont pas des spectateurs, par exemple en se bornant à lire des témoignages relatant les exploits de chrétiens engagés dans le bon combat, ou à écouter des reportages d’expériences vécues. Ils sont tous des soldats engagés, impliqués personnellement dans cette guerre, même s’ils ont des responsabilités différentes (2 Tim. 2. 3).
Les alliés : Ce sont les anges élus ou saints. Ils viennent en aide aux combattants (Luc 22. 43 ; Act. 12. 10 et 11 ; Daniel 10).

2. L’armée ennemie.
Son chef : Satan, c’est l’ennemi (Mat. 13. 39), notre adversaire (1 Pier. 5. 8). Il n’est pas seulement une influence maléfique, mais une créature de Dieu qui à cause de son orgueil, fut « précipitée de la montagne de Dieu » (Éz. 28. 11 à 18 ; És. 14. 12 à 20). S’il a beaucoup de moyens entre les mains, il reste sous le contrôle de Dieu (cf. l’histoire de Job).
Ses alliés :
– Les anges déchus qui ont péché avec lui. Les démons cherchent à faire leur demeure dans les hommes, et à nuire aux chrétiens.

– Le monde : le système corrompu, organisé sur la terre, sans Dieu, caractérisé par : la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l’orgueil de la vie (1 Jean 2. 15 à 17).
Attention aux principes philosophico-religieux du « nouvel Age » qui ne sont qu’une réactualisation de la séduction du serpent à Eve, et de la tentation de Christ au désert.

– La chair : dont les désirs sont opposés à ceux de l’Esprit (Gal. 5. 17). C’est une puissance qui exerce son pouvoir en utilisant les besoins et les désirs naturels de l’homme au service du péché et du diable sans tenir compte de la volonté de Dieu. Si la chair exerce son pouvoir continuellement sur l’homme inconverti, elle essaye par les convoitises de vaincre le chrétien en le faisant pécher. Souvenons-nous que « Les convoitises charnelles font la guerre à l’âme » (1 Pier. 2. 11).

LA PUISSANCE DE L’ENNEMI

Son but est de nous faire douter, de nous priver de la joie de notre salut et de la communion avec le Père, de nous décourager dans notre combat. Force est de constater qu’il y arrive souvent. Mais l’ennemi ne peut plus nous arracher des bras du Seigneur auquel nous appartenons, car il a été vaincu à la croix de Christ. Lire: Héb. 2. 14, 1 Jean 3. 8, Col. 2. 14, Rom. 6. 6.

L’ATTAQUE

Nous sommes en état de guerre permanente. L’attaque a lieu lorsqu’on s’y attend le moins. Voici la stratégie de l’ennemi :
La ruse : Il séduit toute la terre. Il se déguise en ange de lumière pour nous faire croire à des choses fausses. Il essaie de nous voler :

– notre temps : par exemple si nous nous laissons aller à trop de lectures de livres profanes etc…
– notre énergie : par trop de sport, trop de travaux matériels…
– notre cœur : par l’amour de l’argent, l’ambition de devenir « quelqu’un », les affections déréglées etc…

L’intimidation : il suggère au jeune converti que le choix qu’il vient de faire va entraîner un tel renoncement qu’il ne pourra jamais tenir.
L’accusation : il essaie de nous culpabiliser en nous occupant tellement de notre sainteté que nous prenons conscience que nous sommes loin d’avoir atteint un bon niveau. Son but est de nous décourager.
La violence : sous l’aspect d’un lion rugissant sa puissance s’exerce. Même dans notre propre famille, quelqu’un peut essayer de nous faire renier notre foi sous la menace de graves conséquences.

LE SOLDAT DE JÉSUS CHRIST

« Pour moi, vivre, c’est Christ et mourir, un gain ». Voilà la devise du bon soldat de Jésus Christ. C’est un engagement total, jusqu’à la mort, pour plaire à Celui qui lui a fait l’honneur de l’enrôler dans son armée.

1. Préparé pour le combat.
Une préparation physique et morale :

– dans la sobriété et la maîtrise de soi, avec une bonne gestion des 24h dont nous disposons.
– une utilisation de notre énergie, de nos facultés intellectuelles et physiques dans la perspective de ce combat.
– un cœur droit, honnête avec le Seigneur.
– la soumission à l’autorité du Seigneur.
– la fidélité, le dévouement, quelqu’un sur qui le Seigneur peut compter.

Une préparation spirituelle : revêtir et ne jamais quitter toutes les armes spirituelles que Dieu met à notre disposition pour résister aux attaques du diable (lire Éph. 6. 10 à 18). Car notre guerre est contre les puissances spirituelles de méchanceté qui sont dans les lieux célestes.

2. Différents types de combats possibles :
Offensif : c’est poursuivre, persévérer dans la lecture de la Parole, dans l’assiduité aux réunions, dans le témoignage extérieur en saisissant les occasions que le Seigneur place devant nous…
Défensif : c’est résister, savoir dire « non », garder ce qui nous a été confié, fuir, veiller…

3. Quelles sont les forces à notre disposition ?
Dieu lui-même combat pour nous. (Jean 17. 11). Le Seigneur intercède pour nous (Rom. 8. 34).
Le Saint Esprit nous permet de détecter la présence de l’ennemi et sa tactique, il donne la puissance pour combattre.
La Parole de Dieu nous révèle la pensée de Dieu, et en même temps, nous nourrit de Christ. Par elle nos forces augmentent ainsi que notre attachement au Seigneur.
La prière, démonstration de notre faiblesse et de notre soumission, nous fait trouver la force en Celui qui a promis la victoire avant l’ouverture des hostilités.
La foi, victorieuse du monde, attache nos cœurs confiants à Jésus.

« Béni soit l’Éternel, mon rocher ! qui enseigne mes mains pour le combat, mes doigts pour la bataille » (Ps. 144. 1).

« Mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force » (Éph. 6. 10).

D’après Feuille aux jeunes n° 351