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LE CHRÉTIEN ET LA DÉPRESSION

 

La dépression est un mal pernicieux. Dans le monde où nous vivons nous pouvons connaître des périodes d’abattement, de doute, de profond découragement, être désespéré, excessivement découragé.
Lorsqu’on se trouve dans un tel état d’accablement, on s’estime sans valeur, inutile, on pense que l’on est une lourde charge à son entourage. On peut connaître des périodes d’insomnies ou être agité dans son sommeil.

Les causes d’une dépression peuvent être très variées : circonstances douloureuses, difficultés d’ordre professionnelles ou familiales, épreuves successives, état de santé fragilisé…

On se pose la question : pourquoi moi ?

Le Seigneur permet du soulagement par le moyen des médecins. C’est une maladie et il ne faut pas négliger l’aspect médical !

Quand on ne connaît pas le Seigneur, on peut ressentir un vide au cœur, être hanté par la pensée de la mort. Satan nous tient en esclavage toute notre vie en se servant de la crainte de la mort. « Et qu’il délivrât tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient, pendant toute leur vie, assujettis à la servitude » (Héb. 2. 15).

Les consolateurs peuvent être fâcheux, tels les amis de Job. « J’ai entendu bien des choses comme celles-là ; vous êtes tous des consolateurs fâcheux » (Job 16. 2). Mais d’autres peuvent être un réel réconfort, comme Tite ou Onésiphore. « Mais celui qui console ceux qui sont abaissés, Dieu, nous a consolés par la venue de Tite » (2 Cor. 7. 6). « Le Seigneur fasse miséricorde à la maison d’Onésiphore, car il m’a souvent consolé » (2 Tim. 1. 16).

Dieu peut se servir de ces circonstances pour parler à notre cœur et à notre conscience. Il peut nous mettre à l’épreuve pour mettre en évidence ce qui, en nous, est à son honneur et ce qui ne l’est pas. Ce test peut être douloureux, mais Dieu, dans son amour et sa sagesse, ne permet pas que nous soyons « tentés (éprouvés) au-delà de ce que nous pouvons supporter ». (1 Cor. 10. 13). Ainsi, avec l’épreuve, il fera aussi l’issue, afin que nous puissions la supporter. Il en mesure l’intensité et la durée – elle est « à la mesure de l’homme ». « Parce que tu as gardé la parole de ma patience, moi aussi je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur la terre habitée tout entière, pour éprouver ceux qui habitent sur la terre » (Apoc. 3. 10). L’apôtre Paul nous encourage ainsi à nous appuyer sur la fidélité de Dieu envers les siens, en toutes circonstances et particulièrement dans les moments d’épreuve.

N’oublions jamais que sa main est une main d’amour, même quand Il doit opérer en nous avec des instruments qui font mal. C’est comme le travail de l’expert qui doit tailler et faire briller une pierre précieuse.

Quelles sont les ressources divines ?

Jésus veille constamment sur chacune de ses brebis et chacune d’elles connaît bien Sa voix.
On peut se sentir seul mais le Seigneur a connu aussi la solitude et veut être avec nous chaque jour.

Quel autre voudrait,
Quel autre pourrait,
Me voyant gémir,
Me tirer d’angoisse
Et me secourir ?

Hymnes et cantiques 82 strophe 2

Dieu nous fera, après l’épreuve, du bien à la fin (Deut 8. 16). Apprenons à Lui faire confiance alors même que nous sommes dans la douleur. Il nous fera réaliser ses compassions et sa miséricorde. « Voici, nous disons bienheureux ceux qui endurent [l’épreuve avec patience]. Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin accordée par le Seigneur – que le Seigneur est plein de compassion et miséricordieux » (Jac. 5. 11).

Il nous faut prendre du repos, partager avec une personne qui pourra nous écouter et sympathiser avec nous. Ne gardons pas ce qui nous accable mais apportons-le au Seigneur et si possible à un (e) ami (e) fiable !
Le Seigneur qui nous aime, nous dit : « C’est moi, c’est moi qui vous console » (Es. 51. 12). Notre Dieu n’est-Il pas « le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console (ou : nous encourage) à l’égard de toute notre affliction » (2 Cor. 1. 3) ?
Quand on connaît le Seigneur, on peut s’appuyer sur Lui le Rocher inébranlable. Il nous porte quand nous ne pouvons plus avancer.
Des moments de recueillement avec l’aide de frères et sœurs chrétiens peuvent aussi être une grande aide. Paul a repris courage quand des frères pleins de sollicitude et d’amour sont venus à sa rencontre alors qu’il arrivait à Rome comme prisonnier. « Et de là, les frères, ayant appris les choses qui nous étaient arrivées, vinrent au-devant de nous jusqu’au Forum d’Appius et aux Trois-Tavernes ; et Paul, les voyant, rendit grâces à Dieu et prit courage » (Act. 28. 15).

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Avoir des pensées de suicide est en contradiction avec ce que dit la Parole.
Le prophète Élie, en 1 Rois 19, connaît un moment de profond découragement. Ayant peur de Jézabel, il souhaite mourir (« Maintenant, Éternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères » v. 4). Disons tout de suite que ce n’est pas la pensée de Dieu que nous souhaitions mourir ! Il désire que nous vivions pour Lui. Le roi d’Israël, Joram, qui a fait ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, l’avait pourtant bien compris : « Suis-je Dieu, pour faire mourir et pour faire vivre ? » (2 Rois 5. 7).
Nous ne pouvons donc pas décider ni du jour de notre naissance, ni du jour de notre mort. Cette prérogative n’appartient qu’à Dieu !
Ce fut le cas aussi pour Jonas. « Et maintenant, Éternel, je t’en prie, prends-moi ma vie, car mieux me vaut la mort que la vie » (Jonas 4. 3) et même de l’apôtre Paul. « Car nous ne voulons pas, frères, que vous ignoriez, quant à notre affliction qui [nous] est arrivée en Asie, que nous avons été excessivement chargés, au delà de notre force, de sorte que nous avons désespéré même de vivre » (2 Cor. 1. 8). Mais ce n’est pas parce que certains personnages de la Parole ont eu des défaillances que nous sommes autorisés à en avoir !
Néanmoins, il peut nous arriver à chacun, un jour ou l’autre, de connaître tristesse ou découragement à cause des difficultés de la vie.
Pourtant pour Élie, il y a eu les soins de l’Éternel ! Il ne lui a adressé aucun reproche mais lui a dit par deux fois : « Lève-toi et mange » (1 Rois 19. 5 et 7), lui a parlé avec « une voix douce, subtile » (v. 12).
Pour Jonas, l’Éternel avec une grande patience lui dit : « Fais-tu bien de t’irriter ? » Il s’occupe de son serviteur par différents moyens : une tempête, un grand poisson, un kikajon, un ver, un doux vent d’orient : preuve qu’il continue à s’occuper de lui !
L’apôtre Paul dit : « Qui nous a délivrés d’une si grande mort, et qui nous délivre ; en qui nous espérons qu’il nous délivrera aussi encore » (2 Cor. 1. 10). Quel amour que celui du Seigneur et que celui de Dieu !

Lisons aussi le Psaume 62. Apprenons à nous reposer sur Dieu seul ! Il est facile de le laisser agir dans nos vies mais il est plus difficile de le laisser seul agir ! Et pourtant comme les disciples nous nous tourmentons à ramer alors que le Seigneur veut nous aider !

Serrons dans nos cœurs les versets de la Parole quand la déprime ou même la dépression nous assaille ! Quelle grâce de nous appuyer sur Quelqu’un qui nous aime et ne nous laissera pas tomber !
« Le Seigneur est proche ; ne vous inquiétez de rien, mais en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4. 6 et 7).

Il faut aussi réaliser ce verset : « Rejetant sur lui tout votre souci, car il a soin de vous ». (1 Pier. 5. 7).

Que le Seigneur vous aide à avoir le réflexe de vous tourner vers Lui, même si personne ne vous comprend ! Lui vous comprendra et vous aidera ! « Moi, je t’aiderai » (Es. 41. 13).