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LA TRANSFIGURATION DE CHRIST

 

Ce n’est pas en suivant des fables ingénieusement imaginées que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais parce que nous avons été témoins oculaires de sa majesté. Car il reçut de Dieu le Père honneur et gloire, lorsqu’une telle voix lui fut adressée par la gloire magnifique. 2 Pier. 1. 16 et 17.

1 L’anticipation du Roi

Lorsque les studios de cinéma se préparent à sortir un nouveau film, ils en donnent, comme publicité, un extrait qui est un bref résumé du film montrant les plus grands moments. L’évènement de la transfiguration était l’annonce par Dieu du glorieux royaume à venir de Christ.
La transfiguration était une étape remarquable au cours du ministère du Seigneur sur la terre. Il avait été rejeté par Israël, et Il se tournait maintenant vers Jérusalem et vers la croix. Ses souffrances viendraient en premier, et seraient suivies par la gloire, mais Dieu donnait un aperçu de la gloire avant ces choses. (Mat. 16. 21-28). La scène de la transfiguration sur la « sainte montagne » était donnée pour confirmer la parole des prophètes concernant la puissance et le royaume à venir de notre Seigneur Jésus Christ (2 Pier. 1. 18). Trois disciples choisis, Pierre, Jacques, et Jean, eurent le privilège d’être les témoins oculaires de la majesté de Christ et d’entendre la voix qui s’adressait à Lui depuis « la gloire magnifique ».
Les méditations qui suivent ont pour objet de considérer les différents caractères qui sont particuliers à Matthieu, Marc et Luc, dans leur rappel de la transfiguration. On a remarqué qu’il n’y a pas de récit de la transfiguration dans l’évangile de Jean. Cet évangile nous présente plus la gloire personnelle du Seigneur que Sa gloire officielle telle qu’elle nous est montrée dans les trois autres évangiles. Il n’y a rien de plus élevé que ce passage : « Et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d’un fils unique de la part du Père » (Jean 1. 14).
Une méditation sur la transfiguration doit produire un effet pratique dans notre vie. Ce n’était pas un évènement quelconque ; Dieu parlait par cela – puissions-nous écouter ce message, et qu’il pousse notre cœur à l’adoration !

 Quelques-uns de ceux qui sont ici présents  ne goûteront pas la mort  avant d’avoir vu le Fils de l’homme venant dans son royaume. Mat. 16. 28.

Jésus prend avec lui Pierre, Jacques, et Jean son frère, puis les mène à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil. Mat. 17. 1 et 2.

2. La prééminence du Roi

Trois disciples eurent une vision anticipée du royaume avant de goûter la mort. Matthieu seul rapporte qu’ils virent le Fils de l’homme venant dans Son royaume, la suprématie absolue de Son royaume venant remplacer les royaumes du monde. En relation avec cela, Matthieu met en lumière des détails propres à son évangile.
Seul Matthieu nous dit que « son visage resplendit comme le soleil ». Le soleil est l’image de la gloire suprême qui domine sur le jour (Gen. 1. 16). Ce caractère suggère la suprématie absolue du Roi et de Son royaume ; il aura la prééminence sur tous les autres, « La montagne de la maison de l’Éternel sera établie sur le sommet des montagnes, et sera élevée au-dessus des collines » (És. 2. 2. ; cf. Dan. 2. 44 et 45). Il est souvent parlé de Matthieu comme de « l’Évangile des montagnes », parce qu’elles y sont mentionnées fréquemment (Mat. 4. 8 ; 5. 1 ; 8. 1 ; 14. 23 ; 15. 29 ; 28. 16).
Lorsque Moïse fut descendu d’une autre montagne, il est dit que « la peau de son visage rayonnait » (Ex. 34. 29 et 30), ce qui signifie, quant à Moïse, que c’était une gloire qui se reflétait. Mais Christ est vu ici comme étant la source, et non pas le reflet de la gloire : « son visage resplendit comme le soleil », ce qui n’est rapporté que par Matthieu. Le « monde à venir » dépendra de manière absolue de tous les rayons qui émaneront du Fils de l’Homme glorieux, le grand Administrateur de toute lumière et de toute bénédiction dans l’univers de Dieu, à la fois dans sa sphère céleste comme dans sa sphère terrestre (cf. Éph. 1. 10). Pensée merveilleuse ! Nous aurons part au déploiement de la gloire rendue au Fils de l’Homme. « Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père » (Mat. 13. 43). Adorons-Le déjà maintenant !

De ceux qui sont ici présents, il y en a quelques-uns qui ne goûteront pas la mort avant d’avoir vu le royaume de Dieu venu avec puissance… ses vêtements devinrent brillants, d’une extrême blancheur, tels qu’aucun foulon sur terre ne peut ainsi blanchir. Marc 9. 1 à 3

3. La puissance et la pureté du Roi

En Matthieu, trois disciples furent choisis pour voir, avant leur mort, une anticipation du Fils de l’Homme venant dans Son royaume. En Marc, cependant, il est décrit comme « le royaume de Dieu venu avec puissance ». Il n’y a pas de contradiction dans ces passages, mais simplement une insistance différente. En Marc il est question de la puissance de Son royaume, en contraste avec les puissances corrompues de ce monde. Il n’y a pas de puissance sur la terre qui puisse être comparée avec la puissance de Son royaume.
La pureté du Serviteur de Dieu, qui administrera le royaume, est vue également. Le fait particulier qui nous est présenté dans le récit de Marc, c’est que « ses vêtements devinrent brillants, d’une extrême blancheur, tels qu’aucun foulon sur terre ne peut ainsi blanchir ». Ce qui frappe, ici, c’est que Marc porte une plus grande attention aux détails de la transfiguration des vêtements du Seigneur qu’à ceux de Sa Personne. Cela correspond à l’Évangile qui Le présente comme le Parfait Serviteur. Celui qui a pris la forme d’un esclave est Celui devant lequel l’univers entier devra plier le genou (Phil. 2. 10).
Les vêtements suggèrent l’idée de notre caractère et de nos voies. Le caractère du gouvernement du Seigneur Jésus est étudié et décrit par de nombreux prophètes, dont Ésaïe, lorsqu’il dit : « La justice sera la ceinture de ses reins, et la fidélité, la ceinture de ses flancs » (És. 11. 5). Le caractère de Son gouvernement fait un contraste frappant avec ce qui prévaut maintenant, « les dominateurs de ces ténèbres » (Éph. 6. 12). La blancheur extrême de Ses vêtements suggère qu’il n’y aura pas trace de péché dans l’administration de Son royaume. Que Son nom en soit béni !

Il prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et… il monta sur la montagne pour prier. Comme il priait, l’apparence de son visage devint tout autre, et son vêtement d’une blancheur resplendissante comme un éclair. Luc 9. 28 et 29.

4. Le sentier du Roi

En Luc, il est simplement dit que les disciples verraient « le royaume de Dieu » avant de mourir, non pas sa venue ou sa puissance (ch. 9. 27) comme en Matthieu ou en Marc respectivement. En Luc, il est insisté sur l’aspect moral du royaume de Dieu. C’est pourquoi, dans la transfiguration, nous voyons l’Homme dépendant.
Luc nous présente le Roi, comme Homme, dans Sa dépendance de Dieu. Seul cet évangile nous dit que Jésus monta sur la montagne pour prier. La prière est l’attitude de l’homme lorsqu’il est dépendant de Dieu. La transfiguration se produisit « comme il priait ». Tout au long de cet évangile, nous voyons le sentier du Seigneur, qui commence par un récit de Sa naissance et de Son enfance, plus détaillé que dans les autres Évangiles, puis de Son chemin vers Jérusalem, du ch. 9 au ch. 19. On Le voit toujours comme l’Homme dépendant, venu en grâce.
Ce qui est également unique dans ce passage, c’est le fait que les disciples « étaient accablés de sommeil ; quand ils furent réveillés, ils virent sa gloire » (ch. 9. 32). Cela, en figure, fait un contraste remarquable entre l’insensibilité spirituelle du « premier homme », et la perfection et la gloire du « second Homme ». Sur la sainte montagne nous avons le privilège d’entendre de saintes communications concernant Sa mort (en grec, Son exode). Le sentier de l’Homme dépendant conduit à la gloire à travers la croix. Deux hommes « apparaissant en gloire », Moïse et Élie, sont des précurseurs bénis de notre part « avec lui » (v. 30). Son sentier est un modèle pour tous ceux qui ont cru en Lui. Les croyants, ceux qui se sont endormis comme ceux qui seront vivants à sa venue, seront enlevés pour Le rencontrer dans Sa gloire. Nous apprenons à être dépendants maintenant, avant le moment où nous régnerons avec Lui. Christ est toujours notre modèle de dépendance de Dieu, dans la marche ou dans la louange.

 

D’après The Lord is near 2020
B. Reynolds