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Jésus, s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Comme ils persistaient à l’interroger, il se releva et leur dit : Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il jette le premier la pierre contre elle. Puis, s’étant encore baissé, il écrivait sur la terre. Mais eux, après l’avoir entendu, sortirent un à un, en commençant par les plus âgés jusqu’aux derniers. Jean 8. 6 à 9.

LA LOI ET LA GRÂCE

 

Les Pharisiens avaient amené à Jésus une femme surprise en adultère. Dans leur propre justice hypocrite, ils demandent pour elle le châtiment le plus sévère : la mort. Comment Jésus allait-il réagir à la question-piège des Pharisiens ? Condamnerait-Il la femme adultère, selon la Loi, où userait-Il de grâce en la laissant aller ?
Le Seigneur n’a pas répondu directement à la question de Ses adversaires. Il s’est penché et s’est mis à écrire sur la terre, semblant ne pas vouloir leur répondre. Cela leur donnait du temps pour réfléchir à leur question et à ce qui la motivait. Mais ils ont persévéré et ont interrogé Jésus à nouveau.
Alors Jésus a répondu, comme Celui qui enseigne et non pas comme un juge, confirmant l’autorité de la Loi sur tous ceux qui étaient présents, pas seulement sur la femme adultère. Quiconque n’avait jamais enfreint la Loi pouvait mettre la sentence à exécution, mais seulement celui-là.
Le Seigneur s’est à nouveau penché pour écrire sur la terre. Peut-être écrivait-Il les noms de ces hommes infidèles à la Loi, afin qu’ils se souviennent de leur propre culpabilité.
Les accusateurs quittent tous la scène sans un mot, les plus âgés en premier, car ils pensaient probablement être les plus concernés.
Qu’apprenons-nous de ce récit ? – C’est que le péché demeure le péché, et qu’il doit être jugé – et pas seulement les péchés que nous estimons être les plus graves. Et nous devons commencer par le jugement de nos propres péchés.
Jésus et la femme sont laissés seuls. La tension créée près du temple par cet incident s’est dissipée. Les Pharisiens pensaient remporter une victoire sur Jésus, mais leurs plans ont été déjoués. C’était eux qui étaient embarrassés, non pas le Seigneur. Incapables de supporter la lumière qui a brillé sur eux, ils ont quitté la scène.
Alors Jésus est laissé seul avec la femme : une personne pitoyable et une Personne pleine de pitié. Une sainte solennité remplissait l’atmosphère. La question du Seigneur : « Femme, où sont-ils, tes accusateurs ? », nous rappelle la première question de Dieu après la chute de l’homme : « Où es-tu ? » (Gen. 3. 9). Lorsque leur conscience est touchée, les gens se cachent de devant Dieu, parce qu’ils prennent conscience du fait qu’ils sont pécheurs.
La femme dit peu de choses. Ce que le Seigneur a dit à ses accusateurs l’a fortement affectée. Celui qui était devant elle était véritablement « la lumière du monde » (Jean 8. 12).
Conscients de leur propre culpabilité, aucun des accusateurs n’a osé lapider la femme adultère. Comment le Seigneur réagit-Il ? Il n’agit pas comme s’il n’avait rien vu, ni ne condamne catégoriquement cette femme, car ses accusateurs n’étaient pas moins pécheurs qu’elle. Le Fils de Dieu n’était pas venu « afin qu’il juge le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3. 17).
Le Seigneur n’a pas exprimé Son pardon à la femme, car cela nécessite la confession et la repentance. Mais Il l’a avertie de ne plus pécher, car tout péché est un affront à Dieu. Si sa conscience a été touchée par l’attitude et les paroles du Seigneur à son égard, elle aura compris la gravité du péché devant le Dieu saint et juste qui a « les yeux trop purs pour voir le mal » (Hab. 1. 13). Si son cœur l’a conduite vers le Dieu d’amour manifesté aux hommes dans la Personne de Jésus, ses péchés lui seront pardonnés.

 

D’après « The Good Seed » juillet 2022