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LA FOI, L’AMOUR ET L’ESPÉRANCE

 

 

Ce soir, nous aimerions parler sur trois caractères de la vie chrétienne : la foi, l’amour et l’espérance. J’aimerais d’abord lire une strophe du cantique 183 :

Source de grâce intarissable,
Jésus, fidèle et bon Berger,
Ton amour est inépuisable ;
Pour nous, ton cœur ne peut changer.
Si même l’épreuve nous livre
Ses rudes assauts chaque jour,
Dans nos âmes tu fais revivre
La foi, l’espérance et l’amour.

Lisons deux passages où nous trouvons la foi, l’amour et l’espérance. Il y en a d’autres, mais j’aimerais lire ceux-ci : 1 Cor. 13. 13, le dernier verset de ce grand chapitre de l’amour : « Or maintenant ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande, c’est l’amour » et 1 Thess. 1. 2 et 3 : « Nous rendons toujours grâces à Dieu pour vous tous, faisant mention de vous dans nos prières, nous souvenant sans cesse de votre œuvre de foi, de votre travail d’amour, et de votre patience d’espérance de notre Seigneur Jésus Christ, devant notre Dieu et Père ».

J’aimerais vous poser une question : – Avez-vous déjà essayé de vous asseoir sur une chaise ayant deux pieds ? C’est impossible, n’est-ce pas ? Nous pouvons être debout sur nos deux pieds que Dieu nous a donnés, mais il est impossible de s’asseoir sur une chaise ayant deux pieds. Nous avons besoin au minimum de trois pieds. Normalement, une chaise a quatre pieds, mais un tabouret, par exemple, peut avoir trois pieds. Ce sont ces trois pieds sur lesquels la vie chrétienne repose : la foi, l’amour et l’espérance.
La foi nous met en relation avec le monde invisible, avec les choses célestes, les choses que nous ne pouvons pas voir avec les yeux de notre corps. Mais nous avons les yeux du cœur, et avec les yeux du cœur – c’est la foi – nous pouvons voir le monde invisible, les bénédictions célestes.
L’amour nous met en relation avec les Personnes divines, avec Dieu notre Père, avec le Seigneur Jésus, et avec le Saint Esprit : le Père, le Fils et l’Esprit.
L’espérance nous met en relation avec la gloire à venir. Il y a un avenir devant nous, et l’espérance fixe nos yeux sur cet avenir, sur la gloire à venir.

Donc trois pieds : la foi, l’amour et l’espérance. Il faut que ces trois pieds soient équilibrés, qu’il y ait la même longueur pour ces trois pieds. Il ne faut pas mettre l’accent sur l’amour en oubliant l’espérance ou la foi. Il faut que les trois soient équilibrés, la foi, l’amour et l’espérance.

D’abord la foi. La foi nous met en relation avec le monde invisible. Nous, comme chrétiens, nous ne vivons pas par la vue. Dans l’Ancien Testament, c’était différent. Il y avait beaucoup de choses à voir, à toucher. Mais les bénédictions spirituelles, les bénédictions chrétiennes, ne sont pas visibles. Nous sommes en relation avec le monde invisible. L’apôtre Pierre nous dit dans sa première épître : « Jésus Christ, lui que, sans l’avoir vu, vous aimez ; et croyant en lui, bien que maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse, recevant ce qui est le but de votre foi, le salut de l’âme » (1. 7 à 9). La foi fonctionne comme un télescope. Avec un télescope, on peut voir des étoiles qu’on ne peut pas voir de nos yeux sans télescope. La foi est comme un télescope qui nous fait voir des choses invisibles. La foi est nécessaire, bien sûr, pour saisir le salut de Dieu.
Mais la foi, c’est aussi la main qui s’appuie sur toutes les promesses que Dieu nous a données. La foi est une caractéristique du chrétien. L’Ancien Testament ne parle pas souvent de la foi, mais déjà dans le livre du prophète Habakuk il est dit : « le juste vivra par sa foi » (2. 4). C’est une affirmation : « Le juste vivra par sa foi ». Ce verset de l’Ancien Testament est cité à trois reprises dans le Nouveau Testament : dans l’épître aux Romains, dans l’épître aux Galates et dans l’épître aux Hébreux. L’accent est mis à chaque fois sur un point différent. Dans l’épître aux Romains, Paul met l’accent sur le juste qui vivra par la foi. Dans cette épître, il est question de la justification sur le principe de la foi, mais c’est la justification. Nous sommes justifiés, « le juste vivra de foi » (1. 17). Dans l’épître aux Galates, l’accent est mis sur la foi : pas les œuvres, mais la foi : « Le juste vivra de foi » (3. 11). Pour obtenir le salut, il faut la foi, la main qui se confie en ce que Dieu nous dit dans Sa Parole. Et dans l’épître aux Hébreux, l’accent est mis sur vivre : « le juste vivra de foi » (10. 38). Ce qui est caractéristique de la vie, de la marche du chrétien, c’est que c’est par la foi. Il y a une application pratique pour chacun de nous. Est-ce que nous avons vraiment confiance en ce que Dieu a dit ? Par la foi nous saisissons les choses que Dieu a dites. Est-ce que nous réalisons les choses invisibles, les bénédictions spirituelles qu’on ne peut pas toucher ? La Parole de Dieu nous encourage à vivre par la foi et non pas par la vue. Il y a un monde invisible et nous faisons déjà partie de ce monde invisible.

Deuxième caractère : l’amour. L’amour nous met en relation avec Dieu, mais l’amour nous met aussi en relation avec les frères et sœurs, avec ceux qui appartiennent à la famille de Dieu. C’est Dieu qui nous a aimés. Il nous a aimés le premier (1 Jean 4. 19). Mais maintenant nous pouvons donner une réponse à l’amour de Dieu, en aimant Dieu, en aimant les enfants de Dieu. Mais n’oublions jamais que c’est Dieu qui nous aime. L’apôtre Jean dit : « Dieu est amour ». C’est la nature de Dieu d’être amour. Il est aussi lumière, mais à deux reprises il est dit : « Dieu est amour » (1 Jean 4. 8 et 16).

Chers amis, combien nous pouvons jouir de l’amour de Dieu ! Dans le passé Il nous a aimés, Il a donné Son Fils pour mourir pour nous. Dieu nous a aimés et Il a donné Son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle (cf. Jean 3. 16).
Dans le présent, Dieu nous aime. Nous sommes des objets de l’amour divin, l’amour de Dieu notre Père, l’amour du Seigneur Jésus. Il nous aime. Et dans l’avenir, Il nous aimera. Nous serons toujours aimés. Dans la maison du Père nous jouirons parfaitement de l’amour que le Père a pour le Fils, mais aussi de l’amour dont nous sommes aimés. Dans Romains 5, nous lisons que l’amour de Dieu est versé dans nos cœurs (v. 5). Nous, des êtres humains, autrefois pécheurs, maintenant l’amour divin est versé dans nos cœurs ! Quelle expression précieuse pour nous ! Mais pourquoi versé dans nos cœurs ? – Pour que l’amour déborde, coule envers Dieu, coule envers nos frères et sœurs. Il ne faut pas être des égoïstes. L’amour pour moi, l’amour pour nous, non ! Il y a une réponse : nous aimons Dieu, nous aimons le Seigneur Jésus, nous nous aimons les uns les autres. Et de nouveau il y a une application pratique. Il nous est demandé de demeurer dans l’amour du Seigneur Jésus. Il nous est demandé de nous réjouir dans l’amour et il nous est demandé d’aimer Dieu, d’aimer les frères : l’affection fraternelle, l’amour les uns pour les autres.

Troisième caractère de la vie chrétienne : l’espérance. L’espérance, comme nous venons de le dire, nous met en relation avec le monde à venir. Nous, comme chrétiens, nous savons très bien que le meilleur reste à venir. J’aimerais lire ce passage bien connu dans le chapitre 14 de l’évangile selon Jean où il est question de notre espérance : « Que votre cœur ne soit pas troublé ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place. Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (v. 1 à 3). Voilà l’espérance du chrétien. L’espérance est concentrée sur une Personne, non pas tellement sur une chose. C’est bien sûr le ciel, la maison du Père, la patrie de la vie éternelle, où nous serons. Et nous aimons être au ciel. Mais la gloire du ciel, la gloire de la maison du Père, c’est la Personne glorieuse du Seigneur Jésus. Et c’est pourquoi l’espérance chrétienne se concentre sur une Personne. Le Nouveau Testament parle à plusieurs reprises de notre espérance. L’apôtre Pierre nous dit que nous avons une espérance vivante. Pourquoi vivante ? Parce que la Personne que nous attendons est vivante. C’est le Seigneur Jésus. Il vit. Il est le but du chrétien, une espérance vivante. L’apôtre Paul nous dit en Tite 2 que notre espérance est une espérance bienheureuse. Elle nous remplit de joie déjà maintenant dans les circonstances de la vie du chrétien sur la terre. Nous avons cette bienheureuse espérance. L’épître aux Thessaloniciens nous parle d’une bonne espérance (2 Thess. 2. 16) : nous avons une bonne espérance. Une meilleure qualité n’est pas possible. L’espérance est une espérance d’une immense qualité, une bonne espérance. L’épître aux Hébreux appelle notre espérance « une meilleure espérance » (7. 19). L’espérance chrétienne est meilleure que l’espérance dans l’Ancien Testament. Les Israélites avaient aussi une espérance, le pays promis, le pays de la promesse. Mais pour nous, ce n’est pas un pays terrestre, mais c’est le Seigneur Jésus dans la maison de Son Père, une meilleure espérance.
Et de nouveau il y a une application pratique. Est-ce que nous connaissons notre espérance ? Peut-être disons-nous : – Oui. Nous connaissons l’espérance, nous savons que le Seigneur Jésus viendra nous chercher lors de l’enlèvement des croyants (1 Thess. 4). C’est un passage bien connu, c’est une vérité que nous connaissons. Nous savons aussi que le Seigneur Jésus viendra un jour sur la terre de manière visible. C’est l’apparition du Seigneur Jésus pour établir le royaume en gloire, en justice, sur la terre. Nous connaissons la vérité, dans 2 Thess. 2 et dans 1 Thess. 4. Nous connaissons la vérité.
Mais chers amis, cela ne suffit pas ! C’est seulement le premier pas : connaître, savoir quelque chose. Mais quand il est question de notre espérance, la question qui se pose à chacun de nous c’est : est-ce que nous attendons journellement la venue du Seigneur Jésus ? J’aimerais lire dans l’épître à Tite : « que… nous vivions dans le présent siècle sobrement, justement et pieusement, attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ, qui s’est donné lui-même pour nous » (2. 12 à 14). Nous L’attendons. Il peut venir maintenant. Est-ce que nous sommes des esclaves, des serviteurs qui attendent le Maître ? Que dit l’apôtre Paul des jeunes croyants de Thessalonique à la fin du chapitre premier de la première épitre qu’il leur écrit ? « Vous vous êtes tournés vers Dieu, vous détournant des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils qu’il a ressuscité d’entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient » (v. 9 et 10). Il faut que nous soyons dans une attitude de cœur qui attend le Seigneur Jésus à tout moment.

Nous avons lu à la fin de 1 Cor. 13 : « Or maintenant ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour ». Pourquoi ? L’amour sera encore là quand nous serons dans la maison du Père. Il n’y aura plus besoin de la foi. Nous aurons la vue, nous verrons notre Seigneur comme Il est. Nous n’aurons plus besoin d’un télescope. Nous n’aurons plus besoin de l’espérance dans la maison du Père. L’espérance sera réalisée quand nous serons dans la maison du Père. Mais l’amour est quelque chose qui demeure. « Père juste — et le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu ; et eux ont connu que toi tu m’as envoyé. Et Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en eux » (Jean 17. 25-26). L’amour demeure éternellement, et pour cette raison, l’amour est la plus grande de ces trois choses : la foi, l’amour et l’espérance. Nous avons encore lu en 1 Thess. 1. 2 et 3 : « Nous rendons toujours grâces à Dieu pour vous tous, faisant mention de vous dans nos prières, nous souvenant sans cesse de votre œuvre de foi, de votre travail d’amour, et de votre patience d’espérance en notre Seigneur Jésus Christ, devant notre Dieu et Père ».
Ici nous retrouvons ces trois caractères. Il n’est pas seulement question de la foi, de l’amour et de l’espérance, mais de l’œuvre de foi, du travail de l’amour et de la patience d’espérance. La foi, l’amour et l’espérance, est-ce qu’on peut les voir ou non ? – La réponse c’est peut-être : non. On ne peut pas voir l’amour, on ne peut pas voir l’espérance, on ne peut pas voir la foi, on ne peut pas les toucher, n’est-ce pas ? – Mais la réponse, c’est aussi : oui, on peut les voir. On voit la foi. Comment est-ce qu’on voit la foi ? – Par les œuvres. On voit l’amour. Comment est-ce qu’on peut voir l’amour ? – Par le travail. Et on peut voir l’espérance par la patience. Ces trois choses qui sont mentionnées, les œuvres, le travail et la patience rendent visibles la foi, l’amour et l’espérance.

Les œuvres de la foi, c’est le grand sujet de Jacques. Il parle des œuvres. « Montre-moi ta foi ». Comment ? – Par les œuvres (Jacques 2. 18). Il n’y a pas de contradiction entre Paul dans l’épître aux Romains et Jacques. L’apôtre Paul parle de la justification du pécheur en rapport avec Dieu. Jacques parle de la justification des croyants devant les hommes.
C’est une grande différence. Personne ne peut obtenir la foi chrétienne par des œuvres. C’est impossible. Le témoignage du Nouveau Testament est tellement clair. On ne peut pas obtenir la foi par des œuvres. Mais on peut voir la foi. Les œuvres prouvent la foi devant les hommes. C’est un aspect tout à fait différent. – Montre-moi ta foi par des œuvres. Voilà l’exemple des Thessaloniciens : des œuvres de foi, le travail de l’amour. L’apôtre Jean nous dit qu’il ne faut pas aimer avec des paroles, mais en action et en vérité. C’est ici le travail, les actions, l’activité et la vérité. Bien sûr, on peut dire : – Je t’aime et nous pouvons dire à Dieu : Je t’aime, ô Dieu ! C’est ce que David dit au psaume 18 : « Je t’aimerai, ô Éternel, ma force ! » Bien sûr, mais les paroles n’ont pas de valeur. Il faut qu’il y ait une action et une vérité. « Enfants, n’aimons pas en parole ni avec la langue, mais en action et en vérité » (1 Jean 3. 18) – le travail de l’amour. L’espérance est mise à l’épreuve par la patience. Est-ce que nous avons de la patience ? – La patience prouve notre espérance.

Pour terminer j’aimerais faire une comparaison avec ce que nous lisons dans l’Apocalypse au chapitre 2. Il est dit à l’assemblée à Éphèse : « Je connais [dit le Seigneur] tes œuvres, ton travail, ta patience », exactement les mêmes mots que l’apôtre Paul dit en 1 Thess. 1 : les œuvres, le travail et la patience. Mais quelque chose manque. Quoi ? – L’amour et la foi, l’amour et l’espérance. Il n’est plus question des œuvres de la foi, mais seulement des œuvres. Il n’est plus question du travail d’amour, mais seulement du travail. Il n’est plus question de la patience d’espérance, mais seulement de la patience. Les Thessaloniciens, des jeunes croyants, jeunes dans la foi, avaient un beau témoignage : œuvres de foi, travail d’amour et patience d’espérance. Dans le verset de l’Apocalypse, les Éphésiens, des chrétiens, avaient beaucoup d’expérience, beaucoup de connaissance, d’intelligence, de discernement spirituel, mais plus de foi, plus d’amour, plus d’espérance. Ils étaient comme une voiture sans moteur – par contre, les Thessaloniciens, une voiture avec moteur. Chers amis, la question se pose à chacun de nous : est-ce que nous sommes des voitures avec moteur, ayant la foi, l’amour et l’espérance ? Si nous sommes semblables à une voiture sans moteur, de l’extérieur on ne voit pas de différence : on ne peut pas voir si la voiture a un moteur ou non. La voiture sans moteur ne peut pas avancer, mais la voiture avec moteur peut reprendre la route. Est-ce que nous sommes une voiture sans moteur ou avec moteur ?

L’exemple des Thessaloniciens nous est donné comme motivation pour nous montrer les œuvres de la foi, le travail de l’amour et la patience d’espérance. Nous avons pu contempler ces trois caractères, la foi, l’amour et l’espérance et nous aimerions en jouir bien plus. Mais il y a aussi cette application pratique : est-ce qu’on peut voir notre foi, notre amour, notre espérance ? Chers amis, nous sommes tellement bénis. Dieu nous a donné toutes ces ressources : la foi, l’amour et l’espérance. Que faisons-nous de ces trois caractères de la vie chrétienne ?
Nous avons commencé par la lecture du cantique 183, et pour terminer j’aimerais lire la deuxième strophe

La fin de toute chose est proche ;
Les plus belles ne durent pas.
L’heureuse éternité s’approche,
Où les épreuves d’ici-bas
Feront place à la jouissance
Du repos final du grand jour.
La foi, dès lors, et l’espérance
Prendront fin, mais non pas l’amour.

L’amour est la plus grande de ces choses. Chers amis, quelle bénédiction de connaître ce Dieu qui est amour !

D’après edification.bible juin 2021