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LA BIBLE DU MARIN

Il y a quelques années mourait un vieux matelot anglais qui laissait en héritage une Bible. Celle-ci acquit une grande valeur aux yeux de la famille du marin, à cause des quelques mots bien simples, mais particulièrement éloquents, qu’il avait tracés de sa main sur la première page du saint Livre.
Voici cette inscription :

« Cette Bible m’a été donnée par M. Raikes, à Hereford, en 1791. Elle a été ma compagne fidèle pendant 53 ans, dont 41 passés sur mer. Pendant ces longues années, j’ai assisté à 45 batailles navales, j’ai reçu des blessures, j’ai fait trois fois naufrage ; une fois notre bateau brûla, deux autres navires où je me trouvais furent complètement détruits, quinze fois j’eus des fièvres de diverses sortes, et toujours, la Bible fut mon soutien et ma consolation ! Tout ceci je le certifie exact, et je l’écris de ma propre main ».

Voilà en vérité une Bible souvent employée ! Et quelle longue histoire est contenue dans les quelques lignes écrites sur cette page blanche ! On croit entendre en les lisant le souffle de la tempête, le grondement des vagues, les craquements du bateau naufragé, le bruit du combat, les cris de douleur des blessés, les soupirs des malades terrassés par la fièvre, et au milieu de toutes ces angoisses, de tous ces dangers, s’élève la voix : « Cette Bible fut ma consolation ». N’est-ce pas un livre merveilleux que celui-là ? Et y en aurait-il un seul qui pourrait le remplacer ? Non, certainement pas ! « Le ciel et la terre passeront, mais la Parole de Dieu ne passera pas ». Cher lecteur, méditez aussi ce passage : « Bienheureux ceux qui entendent la parole de Dieu et qui la gardent ! »
Et rappelons-nous que, posséder la Bible ne suffit pas ; il faut la lire régulièrement avec attention, en cherchant le secours du Saint Esprit pour la comprendre.

D’après le Salut de Dieu 1906