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JE SAIS QUE MON RÉDEMPTEUR EST VIVANT

 

Pour obéir à la volonté de son père, Georges-Frédéric Haendel commença par faire des études de droit à la Faculté de Halle, son pays natal ; mais son goût pour la musique était impérieux et on le trouvait plus souvent à l’orgue que dans les livres de jurisprudence.
En 1703, il partit pour Hambourg, bien décidé à être musicien de métier ; son premier voyage en Angleterre date de 1710. Ses débuts à Londres furent laborieux ; après bien des vicissitudes, au milieu desquelles il se débat avec énergie, il subit une terrible attaque de paralysie ; sa fortune fut engloutie et sa raison devint chancelante.
Une cure à Aix-la-Chapelle le rétablit et marqua le grand tournant de sa vie. En effet, ce temps de mise à l’écart opéra en lui un changement total et, dès 1740, une nouvelle carrière commença, consacrée presque exclusivement à la composition d’oratorios dont « Le Messie » restera son œuvre la plus marquante.
Georges-Frédéric Haendel mourut à Londres, à l’âge de 75 ans. Lorsqu’il sentit sa fin approcher, il se fit lire le Psaume 91.
Quand la lecture fut achevée, il dit :
– Que c’est beau ! Et il ajouta : J’ai l’assurance dans la foi qui m’unit à Christ ; qui peut me dérober ce joyau que sa mort et son sang m’ont acquis ? Sa fidèle parole me l’affirme, c’est pourquoi m’a foi dit : j’ai l’assurance !
Haendel avait souvent exprimé le désir de mourir le jour où les croyants célèbrent la Passion de leur rédempteur. Ce vœu fut exaucé, il s’endormit le Vendredi-Saint 1759.
Les dernières paroles de ce chrétien fidèle furent : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. Ah ! Fais que je meure et que je ressuscite en Toi ! »
Il fut enterré dans l’Abbaye de Westminster. Sur sa tombe, une statue grandeur nature, le représente devant son orgue ; il tient dans la main une feuille de musique sur laquelle se lisent ces mots : « Je sais que mon rédempteur est vivant ! » (Job 19. 25).

 

D’après Almanach Évangélique 1979