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JE SAIS QUE JE SUIS SAUVÉ

Je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le christ Jésus, notre Seigneur. Rom. 8. 38 et 39.

Quelqu’un disait : J’ai lu beaucoup de récits de conversion à la foi chrétienne, et chaque fois il est dit que celui qui croit éprouve une grande joie ; mais moi, je ne ressens rien.
A certains moments, cette réflexion pleine de tristesse pourrait aussi être celle d’un chrétien sincère qui se demande s’il appartient réellement à Dieu et s’il ne devrait pas éprouver une émotion particulière. Un jour, il a la certitude d’appartenir au Seigneur, et le jour suivant, toutes ses certitudes semblent s’être évanouies…
Un tel croyant est comme un bateau dans la tempête, battu par les vagues. Il a une ancre mais il la laisse sur le pont au lieu de la jeter dans la mer pour y trouver un point d’ancrage. Il en est ainsi de la foi de certains chrétiens : ils croient au Seigneur Jésus, mais ils regardent à eux-mêmes, s’appuient sur les sensations qu’ils éprouvent, et ils n’ont aucune certitude.
Pour avoir la certitude d’être sauvé, notre foi ne doit pas s’appuyer sur ce qui vient de nous-mêmes, de nos propres sentiments ou de nos propres émotions, mais seulement sur Jésus et sur ce qu’Il a fait.
C’est par amour qu’Il est allé à la croix, et là Il « a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu » (1 Pier. 3. 18). Il a subi Lui-même le châtiment de Dieu contre le péché, et maintenant Dieu déclare que celui qui croit en Lui est justifié, c’est-à-dire que ses péchés sont pardonnés. Et cela ne dépend pas de ce qu’il éprouve, mais de ce que Dieu a dit et promis.

Vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur le principe des œuvres, afin que personne ne se glorifie. Éph. 2. 8 et 9.

Comment puis-je être certain que j’ai la vraie foi ? Simplement en plaçant ma confiance en Dieu et dans le Seigneur Jésus, le Sauveur que Dieu m’a donné. C’est ce que la Bible nous enseigne. Il ne s’agit pas d’atteindre un certain niveau de foi, mais de savoir que la Personne en qui j’ai cru est digne de confiance. Si je m’attache à Christ avec la force d’un homme qui se noie, ou que je touche seulement le bord de Son vêtement (Luc 8. 43 et 44), je serai en sécurité parce que solidement lié au Seigneur par la foi. Cela signifie : croire en Lui, avoir pleine confiance en Son œuvre accomplie à la croix. Si ma foi est fondée sur mes œuvres, mes pratiques religieuses, mes sentiments de piété, ou mon éducation, je serai perdu. C’est la foi en Christ, même la plus faible, qui sauve pour l’éternité. La confiance en soi-même (même la plus forte) n’est d’aucune utilité.
– Je crois au Seigneur Jésus, déclara un jour une jeune fille ; mais quand on lui demanda si elle était sauvée, elle répondit qu’elle ne pouvait l’affirmer sans paraître présomptueuse ! Et pourtant, dire qu’on est sauvé parce qu’on appartient au Sauveur n’est pas de la présomption, mais c’est au contraire la démonstration de la foi qu’on a en Christ, en ce qu’Il a fait, et dans ce que Dieu dit.
Ceux qui se repentent et croient au Seigneur Jésus peuvent affirmer qu’ils sont sauvés, parce que c’est ce que la Bible affirme. Le Seigneur Jésus a dit : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle » (Jean 6. 47).

Lui-même (Jésus) a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts aux péchés, nous vivions à la justice. 1 Pier. 2. 24.

Une nuit d’été, un enfant observait le reflet de la lune dans la piscine. Cette contemplation le fascinait. Mais tout à coup son frère aîné jette un caillou dans l’eau. – Tu as cassé la lune en morceaux ! crie le petit. Alors son frère lui répond : – Lève les yeux, tu verras que la lune n’a pas changé, mais que c’est seulement son image dans l’eau qui s’est brisée.
Notre cœur est comme l’eau de la piscine : si nous interdisons au mal d’entrer dans notre vie, le Saint Esprit nous apportera consolation et joie ; mais quand le péché s’introduit – comme la pierre lancée dans la piscine – nos belles expériences s’évanouissent et nous sommes troublés. L’œuvre de Christ aurait-elle changé ? – Non ! Donc notre salut n’a pas changé non plus. La Parole de Dieu aurait-elle changé ? – Non ! Donc la certitude de notre salut ne peut pas changer non plus ! Alors, qu’est-ce qui a changé ? C’est le fait que le Saint Esprit ne peut plus agir librement en nous ; au lieu de remplir notre cœur de Christ, Il doit parler à notre conscience, nous montrer que nous avons péché. Même la joie s’évanouit aussi longtemps que nous n’avons pas confessé le péché et abandonné le mal. Alors notre communion avec le Seigneur sera rétablie et la joie reviendra dans notre cœur.

Crée-moi un cœur pur, ô Dieu ! et renouvelle au-dedans de moi un esprit droit !
Ne me renvoie pas de devant Ta face…
Rends-moi la joie de Ton salut, et qu’un esprit de franche volonté me soutienne ! Ps. 51. 10 à 12.

D’après « Il Buon seme » août 2020