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JAMES HUNTER

 

La biographie de James Hunter, que sa femme a fait paraître en 1952, cinq ans après la mort de son mari, est bien émouvante. Nous y voyons les pas de Dieu dans la vie de Ses serviteurs. Nous en donnons ici un résumé.

La vie de James Hunter est, à certains égards, un vrai roman d’aventures, qui passionnera les jeunes, et tous les lecteurs qui seront intéressés et bénis par ces pages, écrites très simplement et au cours desquelles on a souvent laissé l’auteur parler lui-même.
James Hunter naquit en 1879, en Écosse, dans une famille chrétienne où la Bible était lue et respectée. Son père exerçait une discipline sévère sur ses huit enfants tandis que la mère de famille, personnalité très attachante, était pour tous un exemple de bonté et de charité. Elle avait un sens musical très développé dont son fils James hérita.
Lorsqu’il entra à l’école, il nous est dit qu’il ne fut pas un brillant élève, mais qu’il se distinguait pourtant toujours dans les trois branches suivantes : leçons bibliques, solfège et chant, enfin géographie. C’était les trois matières qui devaient lui être le plus utiles au cours de sa vie d’évangéliste.
Le jeune homme, de santé délicate, perdit ses parents à peu de mois d’intervalle, lorsqu’il avait quatorze ans. La conversion de son frère aîné, qui se produisit d’une façon assez frappante à ce moment-là, l’impressionna fortement, mais ce ne fut que six ans plus tard, et après avoir essayé de trouver le bonheur dans les plaisirs du monde, que James Hunter, à son tour, se donna au Seigneur.
Aussitôt l’amour des âmes s’empara de lui et dès lors, le posséda tout entier.
Conscient que Dieu lui demanderait le don total de sa vie, il commença à se préparer pour Le servir, en participant aux cultes et aux études bibliques, en exerçant diverses activités, enfin, en consacrant au Seigneur sa voix, son violon, tous ses dons musicaux dont il s’était jusqu’alors servi pour le monde.
Au bout de deux ans, et sur une simple suggestion d’un ami, nous voyons James Hunter s’embarquer, tout seul, avec son petit harmonium portatif, pour aller évangéliser les îles Shetland, et le récit de ce voyage est l’un des chapitres les plus captivants de cette biographie.
Pendant toute sa vie, James Hunter restera fidèle à cette décision de suivre le Saint-Esprit là où Il voudra le conduire. Lui-même ne décide rien d’avance, il obéit simplement, et c’est peut-être là le secret d’un ministère particulièrement fécond.
Après un séjour d’un an aux îles Shetland, et un an passé dans un Institut Biblique de Londres, le jeune homme entend l’appel pour l’Algérie, et c’est là qu’il va travailler pendant plusieurs années, s’interrompant pourtant pour aller trouver, en Suisse, celle qui deviendra sa compagne et partagera désormais sa vie.
Dès lors, c’est une activité débordante que James Hunter va déployer. Après l’Algérie, c’est la Suisse qui va devenir son pays d’adoption et qu’il parcourra en tous sens avec la tente Romande. Cette œuvre qui était alors à ses débuts convenait admirablement au jeune évangéliste, spécialement doué pour les réunions d’appel, et c’est avec joie qu’il entreprit ce travail, en collaboration avec d’autres serviteurs de Dieu.
Les résultats dépassèrent les espérances des organisateurs ; les gens répondaient avec enthousiasme aux invitations : en maints endroits, la tente était trop petite pour contenir les auditeurs, le Saint-Esprit œuvrait et beaucoup d’âmes trouvaient le salut. A ce travail de l’été, s’ajoutaient de nombreuses séries de conférences que James Hunter tenait l’hiver dans des salles, sans parler des campagnes d’évangélisation qu’il acceptait de mener en Suisse, en France et en Belgique.
Ces constants déplacements n’étaient guère favorables à sa santé précaire, mais quand il était convaincu que Dieu l’appelait, rien ne pouvait le retenir, et aux tendres remontrances de sa femme il ne savait que répondre : « Mieux vaut s’user que rouiller ».
Il faudrait parler encore de sa visite au camp d’internés belges, en Hollande, en 1915, de ses nombreux voyages dans les Vallées Vaudoises, en Italie, aux États-Unis, au Canada, en Palestine, enfin du ministère qu’il exerça à Clarens (Suisse), jusqu’aux dernières heures de sa vie. James Hunter eut, là, l’occasion de faire valoir des dons remarquables comme conducteur spirituel. Il fut un conseiller fidèle, un guide sûr, un frère attentif aux besoins du troupeau. Ami des jeunes, il cherchait à les entraîner sur le chemin du service et en aida plusieurs à trouver leur voie.
A partir de 1943, son état de santé obligea James Hunter à renoncer à une grande partie de ses activités, et ce fut dans une demi-retraite, mais dans une communion toujours plus intime avec son Maître, qu’il entendit retentir l’appel à « monter plus haut » le 26 avril 1947.
Ce qui caractérise la vie de James Hunter et qui explique les nombreuses conversions dont il a été le moyen, et le souffle de réveil qui accompagnait sa prédication, c’est son attachement absolu à la Parole de Dieu dans toute son intégrité, la simplicité de son message profondément évangélique et son âme débordante d’amour pour son Sauveur.
De nombreux cantiques qu’il a composés, le journal « Le Réveil » dont il a été jusqu’à la fin le rédacteur, ont apporté jusque bien loin, le rayonnement de cet authentique et fidèle serviteur de Dieu.
Nous croyons que le récit de sa vie pourra aussi être, pour un grand nombre, une riche bénédiction.

 

D’après la Bonne Revue 1952