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IL FAIT SOUFFLER SON VENT
Ps 147. 18

 

Quand Hudson Taylor se rendit en Chine pour la première fois, il se trouvait à bord d’un navire qui, à un moment donné, était poussé à la dérive par les courants et se dirigeait vers une côte habitée par une population hostile.
Le capitaine ne savait plus que faire. Dans sa perplexité, et sachant que M. Taylor était un homme de Dieu, il vint vers lui.
– Monsieur Taylor, dit-il, j’ai fait tout ce qu’il m’était possible de faire pour sauver les passagers de ce navire. A bref délai nous aurons échoué sur cette terre, où nous serons attaqués et tués, à moins que votre Dieu ne nous vienne en aide. Vous croyez en un Dieu qui répond aux prières, priez donc qu’Il nous sauve.
– Certainement, répondit Taylor, je le ferai, à condition que vous mettiez les voiles afin de saisir le premier souffle que mon Dieu enverra.
– Vous me dites de mettre les voiles quand il n’y a pas un souffle d’air? demanda le capitaine. Je ne peux pas faire cela sans être la risée de l’équipage tout entier. Non, je mettrai les voiles quand Dieu aura exaucé votre prière.
– Alors je ne prierai pas, répondit fermement le missionnaire. Si vous n’avez pas assez de foi en mon Dieu pour mettre les voiles, je ne veux pas Lui demander du secours.
Quand le capitaine comprit que M. Taylor pensait réellement ce qu’il disait, il ravala son orgueil et fit mettre les voiles comme si le vent soufflait dans la bonne direction.
Pendant ce temps, le serviteur de Dieu était à genoux au niveau inférieur et priait.
Au bout d’un moment, il entendit un coup frappé à sa porte.
– Qui est là ? demanda-t-il.
– C’est moi, répondit le capitaine. Priez-vous encore pour avoir du vent ?
– Oui, certainement, répondit M. Taylor.
– Alors, dit le marin, il vaudrait mieux cesser d’en demander, car nous avons plus de vent que nécessaire.
« Et il arrivera que, avant qu’ils crient, je répondrai, et pendant qu’ils parlent, j’exaucerai » (És. 65. 24).

D’après Almanach Évangélique 1957