OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

GLISSER LOIN

« C’est pourquoi nous devons porter une plus grande attention aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne nous écartions » (littéralement : que nous ne glissions loin) Héb. 2. 1.

Nos cœurs se serrent en voyant autour de nous tant de jeunes gens qui s’éloignent du chemin de la vérité. Sujet de tristesse profonde, mais aussi d’humiliation, parce que nous n’avons pas su leur être en aide en temps voulu.

Certains se sont éloignés parce qu’ils n’avaient pas la vie. On les pensait croyants et ils ne l’étaient pas. Ils avaient jeté sur leurs épaules (ou accepté qu’on mette sur eux) un manteau religieux. Ils suivaient les réunions, ils avaient une conduite honnête, mais ils n’avaient pas rencontré personnellement Jésus et ne l’avaient pas accepté comme Sauveur et Seigneur. Peu à peu ils ont pris leurs distances vis-à-vis du témoignage, ils ont classé leur Bible dans un tiroir et leurs cœurs n’étant pas gagnés, ils se sont engagés dans le monde. Si parmi eux il s’en trouve qui lisent cette feuille, nous voulons les supplier de prendre garde. Grande est leur responsabilité devant Dieu : ils ont entendu et ils n’ont pas écouté, ils ont « vendu leur droit d’aînesse ». Le jour pourrait venir où, recherchant avec larmes la bénédiction perdue, ils ne pourront la retrouver. C’est encore une grâce que Dieu leur accorde d’entendre cet avertissement qui est peut-être le dernier.

D’autres connaissaient le Seigneur et ils se sont écartés loin de Lui. Ce qui a fait leur joie, au moment de leur conversion et après, a passé comme un songe, et les choses dont ils aimaient s’entretenir ne rencontrent plus chez eux qu’une oreille insouciante et un cœur insensible. C’est la corde brisée d’un instrument qui ne répond plus à la main qui le sollicite. Mais, pourquoi ? Nous voudrions vous avoir tous là, avec nous, et vous demander à chacun : « Dis-moi, que s’est-il passé ? » Vous ne pensiez pas en arriver là. Vous avez présumé de votre force et sous-estimé celle de l’ennemi. Graduellement, tout doucement, vous avez « glissé », vous vous êtes éloignés, et vous vous êtes trouvés sur un chemin à la pente si rapide que vous n’avez pu retenir vos pas. Par quelle porte y êtes-vous entrés ? Il y en a tellement que nous n’essayerons pas de les énumérer toutes.

Peut-être y êtes-vous entrés assoiffés d’un besoin d’exercices physiques, de la pratique d’un sport. Vous n’y voyiez, au départ, point de mal. Mais cela vous a conduits dans la compagnie des indifférents et des moqueurs et vous n’avez pas tardé à trouver moins de plaisir à « méditer la loi de l’Éternel » (Ps. 1. 1 et 2).

Peut-être est-ce trop d’ardeur aux affaires, dans la recherche d’une position, qui vous a détournés. C’est un terrible piège que l’amour de l’argent : « Ceux qui veulent devenir riches tombent dans la tentation et dans un piège, et dans plusieurs désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition ; car c’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent : ce que quelques-uns ayant ambitionné, ils se sont égarés de la foi et se sont transpercés eux-mêmes de beaucoup de douleurs » (1 Tim. 6. 9 et 10). Cette parole, écrite il y a plus de dix-neuf siècles, n’est-elle pas encore actuelle ?

Peut-être avez-vous emprunté une autre porte : « Étant devenus grands » vous avez voulu jouir pour un temps des « délices du péché » (Héb. 11. 25). Ah ! que de fois, en buvant à cette coupe, vous vous êtes sentis mal à l’aise ! Une voix vous disait : « Où es-tu ? » – « Qu’as-tu fait ? » (Gen. 3. 9 ; 4. 9). Vous avez pris conscience de votre état, vous vous êtes peut-être promis de revenir à Dieu, mais les liens par lesquels Satan enchaîne une âme sont solides, hélas !

Un autre point auquel vous n’avez peut-être pas pensé, est pourtant de nature à vous faire réfléchir : sans le savoir, vous êtes devenus une pierre d’achoppement pour quelqu’un que la grâce de Dieu avait touché, qui aurait voulu s’engager dans le chemin de la foi et qui, à cause de vous, a été arrêté. Votre égarement, après une conversion dont personne ne doutait, l’a ébranlé. Votre responsabilité est grande à cet égard et il vous en sera demandé compte.

Chers amis croyants, il n’est pas trop tard pour revenir. Si pressant que soit notre appel, une voix plus douce et plus insistante encore s’adresse à vous, celle du Bon Berger qui appelle sa brebis égarée. Écoutez-le : « Reviens… je ne ferai pas peser sur toi un visage irrité, car je suis bon… Seulement, reconnais ton iniquité car tu t’es rebellée contre l’Éternel, ton Dieu et tu as tourné çà et là tes chemins vers les étrangers » (Jér. 3. 12 et 13). Si vous vous repentez et abandonnez le chemin d’égarement que vous avez suivi, une autre porte s’ouvrira alors toute grande devant vous, « une porte d’espérance ». Vous retrouverez le chemin de Dieu et vous chanterez « comme dans les jours de votre jeunesse » (Osée 2. 15), lors de votre conversion.

Pour conclure, nous nous adresserons à ceux qui aiment le Seigneur et son témoignage, à ceux qui vous aiment et veulent votre bonheur, et nous leur demandons d’intercéder pour vous dans d’ardentes et persévérantes prières pour qu’Il ramène dans son troupeau toutes les brebis égarées.

D’après Feuille aux jeunes n° 264
E. Ad.