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ÉSAÏE 6

La prophétie s’interrompt pour bien montrer que celui qui prononce ces malheurs est qualifié pour le faire : « Malheur à moi ! » Ozias, le premier a été frappé (v. 1).
« Séraphin » signifie brûlant, c’est-à-dire qu’il brûle pour la gloire de Dieu, il revendique Ses droits.
Les pans de la robe du Seigneur remplissent le temple, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de place pour les hommes. Il y a une sainteté absolue. Le plus triste état est de ne pas connaître ce que nous sommes. L’homme en qui il n’y a pas de fraude ne cherche pas à se couvrir. Il ne nous reste qu’une chose : laisser tomber le jugement. Alors peut venir une merveilleuse connaissance de Dieu : le jugement ne tombe pas, Dieu nous purifie.
Ésaïe dit ensuite : « Me voici, envoie-moi ». Il n’y a pas de prétention. C’est moi qui ai dit : « Malheur à moi ! » et qui sais que j’ai été lavé. C’est le point de départ de toute activité. « Qui enverrai-je ? » Le Seigneur veut éveiller en nous le désir de Le servir, de répandre Sa Parole.

Ici, cette parole consistait à dire que le jugement ne peut même plus être retenu, car le peuple était allé trop loin. Si nous disons ce que nous avons à dire, nous rencontrerons de l’opposition. Le message venant de Dieu est quelquefois pénible à entendre. Que répond Ésaïe en entendant ce message ? Il dit : « Jusques à quand Seigneur ? » « Il y a un moment dans sa colère et une vie dans sa faveur » (Ps. 30. 5). Son jugement est Son œuvre étrange et Son travail inaccoutumé. Le jugement tombe déjà. Il y a un endurcissement sur l’Église professante, mais il y a toujours un résidu, et le fidèle dit : Jusques à quand, Seigneur ? Il sait qu’il y aura une fin à cela. Le mal semble tout emporter, même tout témoignage à la gloire du Seigneur. N’atténuons pas la gravité des temps et du mal, mais il y a toujours un résidu affligé et abaissé qui se confie en l’Éternel.

D’après André Gibert