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EN CHRIST

Rom. 8. 1 ; 6. 9 à 11.
1 Cor. 1. 1 jusqu’au milieu du v. 2 : « aux sanctifiés dans le Christ Jésus » ; 1. 30.
2 Cor. 2. 2 : « un homme en Christ ».
Phil. 3. 8 et 9 : « en lui ».
1 Cor. 15. 22 : « dans le Christ » ; 15. 18.
1 Thess. 4. 14 : « par Jésus » ou « en Jésus » ; 4. 16.

Tous ces versets parlent suffisamment par eux-mêmes. Mon intention était seulement de les lire. Ils parlent de la condition de ceux qui croient en Jésus Christ venu ici-bas pour sauver des pécheurs et qui croient qu’Il est leur Sauveur à eux. Il est mort et ressuscité et glorifié à la droite de Dieu.
Ceux qui sont du Christ, qui par la foi Lui appartiennent, qui ont donc l’Esprit de Christ, sont devant Dieu avec la même position que Lui. Cela donne une ferme assurance à l’âme, pour le temps et pour l’éternité. Il n’y a pas de réserve : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus » (Rom. 8. 1).
On ne peut pas être à la fois dans le vieil homme, l’homme pécheur, et en Christ. Ce sont deux positions fondamentalement opposées.
Si nous nous présentons devant Dieu en Adam, nous tombons sous le coup de la loi de Dieu. La grâce de Dieu tire le croyant d’une telle position sans issue, ni remède, ni espoir et elle le place en Christ devant Dieu tel qu’est Christ.
Les hommes indifférents, incrédules, moqueurs, sont dans cette position d’enfants d’Adam. Que la grâce les touche ! Il y a des âmes éclairées dans une certaine mesure, touchées par grâce, peut-être même nées de nouveau, mais retenues en pensant qu’elles ne sont pas propres pour s’approcher de Dieu, pensant qu’il faut ôter quelque chose, s’améliorer, qui ne jouissent pas du salut tel que Dieu le donne. Elles ne jouissent pas de ce qu’elles sont devant Dieu en Christ. Dans ce sens, elles sont encore dans l’ancien état. Elles ne sont pas libérées de la première condition d’enfants d’Adam.
Qu’est-ce que Dieu a fait de cette première condition ? La mort est passée là. La racine même qui produit les fruits a été jugée quand Christ est mort. Le péché n’a plus rien à faire avec Christ : « Car en ce qu’il est mort, il est mort une fois pour toutes au péché ; mais en ce qu’il vit, il vit à Dieu » (Rom. 6. 10).
Il s’agit de Christ dans ce verset. Dieu nous tient pour morts. Alors suit l’exhortation : « De même vous aussi, tenez-vous vous-mêmes pour morts au péché, mais pour vivants à Dieu dans le christ Jésus » (6. 11).
Comment se tenir pour morts ? En croyant que Dieu nous a mis dans la mort. Le même Esprit, qui dit qu’il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus, nous dit aussi : « De même vous aussi, tenez-vous vous-mêmes pour morts au péché, mais pour vivants à Dieu », vivants d’une vie nouvelle qui est la vie de Christ Lui-même.
Et c’est comme tels que la Parole et les exhortations de la Parole s’adressent à nous. Les épîtres s’adressent à des croyants qui sont censés avoir saisi qu’il n’y a aucune possibilité de vie en Adam. Ces exhortations disent : Vous avez reçu le Christ : marchez en Lui, enracinés et fondés. Vous êtes agréés devant Dieu, vous avez une position que rien ne peut toucher. Vous êtes des sanctifiés dans le Christ Jésus.
Paul le dit aux Corinthiens ; il leur dit peu après : « vous êtes charnels » (ch. 3. 2). En dehors du Christ Jésus il n’y a que péché, mort. Et la mort, c’est ce que Dieu a fait de notre ancienne nature ; et nous sommes appelés à le saisir par la foi. Paul désirait être trouvé tel en Christ. En dehors de Lui, il n’y avait rien.
En 2 Cor. 12 il ne parle pas de lui-même : « si ce fut dans le corps, si ce fut hors du corps, je ne sais, Dieu le sait », mais il parle d’un « homme en Christ ». Saul de Tarse avait disparu, absorbé dans Celui qui était sa vie. Ne perdons pas de vue la position du croyant devant Dieu ! Cela comporte toutes les richesses des bénédictions qui appartiennent à la foi, toutes les ressources, tout le sérieux et la solennité d’être laissés ici-bas en portant le nom de Christ. Toutes les exhortations tournent autour de cela.
Réalisez-vous que vous êtes morts à l’ancien état et que vous êtes en Christ ? Marchez en Lui. Et quant à l’avenir, les croyants s’endorment en Christ. Ils sont morts en Christ. Leur place était là, leur âme est près de lui.
A la résurrection, les morts en Christ ressusciteront premièrement.

Chers frères et sœurs en Christ, que cette certitude de la foi quant à la position assurée en Christ dans le passé, le présent et l’avenir, soit très claire pour nous. Alors, si nous sommes dans l’Esprit de Christ, l’Esprit de Christ est en nous.
Laissons vivre en nous Celui en qui nous sommes, Celui qui paraît pour nous devant la face de Dieu, Celui qui est dans les Siens pour être vu dans les Siens. C’est la responsabilité. Le mot « responsabilité » ne se trouve pas dans la Parole, mais on y trouve cette terrible réalité.

D’après André Gibert