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DIEU RÉPONDIT À SA PRIÈRE

 

Assise à côté du petit lit, la grand-mère veillait l’enfant malade, seule personne qui lui restait de sa famille. Ses mains, usées par le travail, étaient jointes pour une prière silencieuse, mais combien ardente.
Oui, l’enfant était malade, et elle n’avait plus rien à lui donner. Le rude hiver, qui n’en finissait pas, avait épuisé ses maigres ressources. Le garde-manger était vide ; que faire ? Devrait-elle mendier, elle qui n’avait pu s’y résoudre, même dans les moments les plus sombres de sa longue vie ? Etait-ce là la réponse à sa prière ? A l’aube pourtant, elle sortit.
Dans l’hôtel voisin, durant cette même nuit, un jeune homme veillait aussi, mais pour une raison bien différente. Il faisait partie d’un groupe d’étudiants venus pour se présenter à des examens difficiles. Comme l’appréhension l’empêchait de dormir, il finit par se lever en se disant qu’une bonne marche dans l’air vif du matin le calmerait. Pour ne pas réveiller ses camarades, il s’habilla dans l’obscurité et sortit sans bruit.
Tout était tranquille, la ville dormait encore. Il allait d’un pas rapide quand, au coin d’une rue, il se trouva en face d’une vieille dame. Chose étrange, il eut l’impression qu’elle l’attendait. En effet, d’une voix à peine perceptible, elle lui dit :
– S’il vous plaît, Monsieur, voulez-vous me donner un peu d’argent ?
Il devina immédiatement la détresse qui motivait pareille demande mais, avec regret, il s’excusa de ne pouvoir y répondre, son porte-monnaie étant resté à l’hôtel avec ses bagages. Pourtant la femme insistait :
– S’il vous plaît, Monsieur, regardez bien dans votre poche.
Afin de prouver qu’elle était vide, il retourna cette poche et, ô surprise ! Il en tomba quelques pièces et même un billet, qu’il s’empressa de donner à la pauvre vieille. Celle-ci, les larmes aux yeux, lui dit :
– Que Dieu vous bénisse! Il répond toujours à nos prières. C’est lui qui m’a incitée à m’adresser à vous.
Très ému, le jeune étudiant rentra à son hôtel, retrouva ses amis auxquels il conta son aventure, en leur disant :
– Les miracles existent encore.
L’un d’eux se mit à rire :
– Ce n’est pas de la magie. Sais-tu ce qui s’est passé ? Lorsque tu t’es habillé, tu ne voyais pas clair, tu as pris mon pantalon au lieu du tien, c’est mon argent qui était dans la poche. Soyons certains que Dieu a dirigé toutes choses, afin de répondre aux besoins et à la foi de cette femme.

Cet affligé a crié ; et l’Éternel l’a entendu, et l’a sauvé de toutes ses détresses. (Ps. 34. 6).

 

D’après Almanach Évangélique 1982