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DEUX INCENDIES

 

L’évangéliste chinois bien connu, Watchman Nee, fut élevé par des parents croyants et très pieux. Sa mère, malgré ses cinq enfants, prenait une grande part aux activités de leur petite congrégation. Un soir, on lui demanda de s’occuper des femmes qui devaient se retrouver ce jour-là ; elle déclina l’invitation, pressentant que Dieu aurait besoin d’elle à la maison. Tout en observant avec son mari les allées et venues des embarcations sur la rivière, elle fit la remarque : « Il fait si chaud ce soir, je crains qu’un feu n’éclate quelque part ». Quelques heures plus tard, des cris les réveillèrent : les toits de chaume des maisons de bambou, le long de la rue qu’ils habitaient, étaient déjà la proie des flammes. Ils se mirent à genoux et prièrent. Ayant reçu l’assurance que leur propre maison ne serait pas touchée, elle ne réveilla même pas les plus jeunes enfants. Le vent tourna peu après, et le feu qui avait déjà détruit une douzaine de maisons, prit la direction opposée à la leur, à trois portes de chez eux.
M. Nee fut très frappé de cette preuve évidente des tendres soins de Dieu. Une semaine plus tard, alors que la soirée était de nouveau particulièrement chaude, sa femme lui fit part de ses craintes. Ils furent effectivement réveillés vers 4 heures du matin, mais cette fois l’incendie était plus terrifiant que le premier ; le vent était plus violent et poussait les flammes dans leur direction.
– Notre maison sera-t-elle atteinte cette fois ? demanda M. Nee.
De tout son cœur elle cria à Dieu mais ne put que répondre :
– Cela se pourrait.
Ils réveillèrent les enfants et commencèrent à évacuer les choses de première nécessité.
Puis il lui sembla que Dieu la reprenait et lui disait : « Pourquoi ne pries-tu pas ? » Elle se mit à genoux. « O Dieu, dit-elle, dans ce quartier de Foochow, nous sommes la seule famille qui croyons en toi. Donne-moi une réponse, afin que les incroyants ne puissent pas dire : « Où est votre Dieu ? » La réponse vint aussitôt : « Il en tombera mille à ton côté, et dix mille à ta droite ; toi, tu ne seras pas atteint » (Ps. 91. 7). Elle en fit part à son mari, au moment où le vent soufflait de plus en plus fort.
Alors l’incroyable se produisit : de nouveau le vent changea de direction et la pluie se mit à tomber, alors que les pompiers arrivaient. Le concours de ces circonstances permit que le feu s’arrêtât à deux portes de la leur.
De ces deux incendies en une semaine, cinq maisons seulement furent miraculeusement épargnées au milieu d’un quartier entièrement dévasté. Une pareille preuve de la miséricorde de Dieu ne put que fortifier la foi de toute la famille.

 

D’après Almanach Évangélique 1977