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DAVIS, LE DOCTEUR

 

Davis naquit en 1842 à la Barbade dans les Antilles, d’une famille libre et chrétienne. Ses ancêtres avaient été arrachés de leur pays par la traite des noirs, et emmenés en esclavage. Davis crut au Seigneur Jésus déjà dans son enfance, et encore jeune, il montrait des qualités chrétiennes de douceur et de bonté. Sa mère en rendait un témoignage touchant.
Ses parents eurent les moyens de lui faire étudier la médecine, comme il le désirait pour soulager les malades. Pour terminer ses études il se rendit en Angleterre et en Écosse. En même temps il ne manquait pas d’annoncer l’Évangile autour de lui. Sa bonté gagnait le cœur de tous et son habileté était remarquable.
Il venait d’être nommé professeur dans un hôpital de Londres, en 1870, lorsqu’il entendit parler de la misère affreuse des troupes autour de Sedan, et il y partit, au mois de septembre, emportant une grosse somme d’argent que lui avait confiée un de ses amis, pour tenter de soulager les malheureux soldats. Il y trouva, dans une salle fermée, 530 Bavarois malades du typhus, couchés par terre, couverts de vieux sacs d’emballage, et sans nourriture. Plusieurs d’entre eux venaient d’expirer, d’autres étaient à l’agonie.
Davis aurait souhaité ardemment leur annoncer l’Évangile, mais il ne parlait pas l’allemand. Aussi supplia-t-il ceux de ses amis d’Angleterre qui savaient l’allemand de venir le rejoindre. Ensemble, et avec les moyens financiers dont il disposait, ils purent se procurer des matelas et une bonne nourriture pour ces malheureux. Il ne manquait jamais de prier chaque jour pour ses malades, et pour être bien dirigé lui-même.
Et quand il avait fait la tournée de tous les malades, qu’il soignait avec sollicitude, il parcourait le champ de bataille à la recherche de blessés à relever.
Et outre les soins médicaux qu’il prodiguait sans se lasser, il organisa des soupes économiques pour des centaines de paysans français des environs.
Mais, en visitant l’hôpital militaire de Sedan, il contracta la variole, dont il mourut au mois de novembre, à l’âge de 28 ans, profondément regretté de tous ceux qui le connaissaient comme le bon docteur.
Son exemple de dévouement et du souci constant d’annoncer l’Évangile autour de lui, nous pousse à répéter : Allez, et faites de même.

D’après la Bonne Nouvelle 1912