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CORONA 98

 La lumière

 

« Et Dieu dit : Que la lumière soit. Et la lumière fut. Et Dieu vit la lumière, qu’elle était bonne ; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres » (Gen 1. 3 et 4). « Et Dieu fit les deux grands luminaires, le grand luminaire pour dominer sur le jour, et le petit luminaire pour dominer sur la nuit ; et les étoiles. Et Dieu les plaça dans l’étendue des cieux pour donner de la lumière sur la terre, et pour dominer de jour et de nuit, et pour séparer la lumière d’avec les ténèbres » (Gen. 1. 16).
Regarder le soleil est un exercice dangereux pour nos yeux. Étudiant ce thème, j’ai trouvé, dans une revue scientifique, les phrases suivantes : « Le soleil est un objet extrêmement lumineux, dont personne ne peut soutenir le regard à l’œil nu plus d’une seconde » ; « L’observation du soleil au télescope se fait donc impérativement au moyen d’une protection, qu’on appelle filtre solaire ». Qu’est-ce que le soleil en comparaison de notre grand Dieu créateur « qui seul possède l’immortalité, qui habite la lumière inaccessible, lui qu’aucun  homme n’a vu, ni ne peut voir, — à lui honneur et force éternelle ! Amen » (1 Tim. 6. 16) ?
L’Éternel, face aux idolâtres de Son peuple, par la bouche du prophète Ésaïe, leur a dit : « À qui donc me comparerez-vous et serai-je égalé ? dit le Saint. Levez vos yeux en haut, et voyez ! Qui a créé ces choses, faisant sortir par nombre leur armée ? » (És. 40. 25 et 26). En considérant l’immensité de la création, qu’elle soit vue sur terre, dans les mers ou dans l’espace, l’homme devrait connaître et reconnaître son Créateur ! Si l’on ne peut regarder le soleil, qui un jour disparaîtra, comment pouvons-nous approcher le Dieu saint qui demeure éternellement ? Car il faut savoir « que Dieu est lumière et qu’il n’y a en lui aucunes ténèbres » (1 Jean 1. 5).
Il est impressionnant de constater que la Parole écrite et conservée au travers des siècles commence par la lumière et se termine par la lumière. Nous trouvons en Genèse 1 le soleil, créé pour éclairer la terre et tout ce qui est en elle, sans la chaleur duquel aucune vie ne subsisterait. La lecture du dernier livre de l’Ancien Testament s’achève par la mention du soleil de justice. Cette expression fait référence à notre Seigneur qui apparaîtra en gloire à Israël et au monde entier. « Et pour vous qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de justice ; et la guérison sera dans ses ailes » (Mal. 4. 2). Une guérison spirituelle ajoutée à la délivrance de la création toute entière qui, pour le moment, « soupire et est en travail » attendant d’être « délivrée de la servitude de la corruption, pour jouir de la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Rom. 8. 22 et 21). On peut considérer que, par l’évangile selon Jean, le Nouveau Testament commence et se termine aussi par la lumière. « Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. Elle était au commencement auprès de Dieu. Tout fut fait par elle ; et sans elle, pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Et la lumière brille dans les ténèbres » (Jean 1. 1 à 5).
Ce que les apôtres ont entendu, vu de leurs yeux, contemplé, et que leurs mains ont touché, « concernant la parole de la vie » était « le Fils du Père » ; « et la vie a été manifestée ; et nous avons vu, et nous déclarons, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée » (voir : 1 Jean 1 et 2 Jean 3). En vertu de l’œuvre rédemptrice accomplie à la croix, Dieu donne à quiconque croit en Lui une vie nouvelle, celle de Son Fils. Reçue gratuitement par la grâce au moyen de la foi, elle est lumière et se vit dans la lumière.
Le passage de Christ sur la terre a établi un nouvel ordre de choses pour Israël et pour les nations. La présence du « Messie » promis à Israël a bouleversé les esprits (Jean 1. 41). Pensons à l’opposition des Juifs contre la grâce, et la liberté de Jésus qui guérit en un jour de sabbat, ou à l’étonnement des disciples lorsqu’ils voient leur Maître assis sur le puits de Sichar parlant avec une Samaritaine à qui Il a demandé de l’eau à boire ; et à l’étonnement de cette femme quand elle dit : « Je sais que le Messie, qui est appelé le Christ, vient ; quand il sera venu, lui, il nous fera tout connaître » (Jean 4. 25). Elle était dans les ténèbres morales mais elle attendait la lumière du Messie pour éclairer sa vie. Et, Il était là !
Il avait quitté la lumière, en laquelle l’homme dans ses péchés ne peut accéder, pour resplendir en grâce. S’Il était venu dans Sa gloire éternelle, personne n’aurait pu L’approcher, comme il en est du soleil. Venu en grâce Il se présente comme étant « la lumière du monde » ; « Jésus leur parla encore : Moi, je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 9. 5 ; 8. 12).
Le roi David, que « l’Éternel s’est cherché » comme étant « un homme selon son cœur » (1 Sam. 13. 14), magnifia dans un psaume cette vérité spirituelle : « Éternel, ta bonté est dans les cieux, ta fidélité atteint jusqu’aux nues… par devers toi est la source de la vie, en ta lumière nous verrons la lumière » (Ps. 36. 5 et 9). Un autre psalmiste a écrit : « Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier » (Ps. 119. 105). Jésus n’était-il pas la Parole faite chair ? Le Fils que Dieu « a établi héritier de tout, par qui aussi il a fait les mondes, … le resplendissement de sa gloire » (voir : Jean 1. 14 ; Héb. 1. 2).
Pour que nous nous tournions « des ténèbres à la lumière, et du pouvoir de Satan à Dieu » (Act. 26. 18), Jésus a dû connaître ce que le prophète Jérémie exprime dans ses lamentations : « Je suis l’homme qui ai vu l’affliction par la verge de sa fureur. Il m’a conduit et amené dans les ténèbres, et non dans la lumière » (Lam. 3. 1 et 2). C’est dans les ténèbres, chargé de nos péchés, et pendu au bois maudit de la croix que Jésus a crié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ». En ce moment-là, « depuis la sixième heure, il y eut des ténèbres sur tout le pays, jusqu’à la neuvième heure » (Mat. 27. 45). Plus tard, l’apôtre Paul donnera au roi Agrippa ce témoignage : « qu’il fallait que le Christ fût soumis aux souffrances, et que, le premier, par la résurrection des morts, il proclamerait la lumière aussi bien au peuple qu’aux nations » (Act. 26. 23). Sa vie d’entre les morts est la lumière !