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CORONA 97

La paix et le repos dans les circonstances

 

« Jamais Dieu ne délaisse qui se confie en lui ;
Si le monde m’oppresse, Lui-même est mon appui.
Ce Dieu bon et fidèle garde en sa paix les siens
Pour la vie éternelle, et les comble de biens ».

(Hymnes et Cantiques 103)

En lisant des Saintes Écritures, nous apprenons avec joie que les enfants de Dieu sont « justifiés sur la base de la foi » et qu’ils ont « la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5. 1). Saisir cette vérité apporte à l’âme une paix infinie. Malgré cette certitude que nous possédons, combien de fois le diable, qui s’oppose à Dieu et aux saints, cherche à semer le doute dans notre esprit. En parcourant l’épître aux Romains, nous sommes comme devant un miroir qui aurait pour cadre la Loi de Dieu. Elle est « sainte, et le commandement est saint, et juste, et bon » (Rom. 7. 12). Nous devrions l’accomplir entièrement « car quiconque gardera toute la loi et trébuchera en un seul point, est coupable sur tous » (Jac. 2. 10). La Parole de Dieu, comme le miroir, nous renvoie l’image exacte de ce que nous sommes. Elle nous fait prendre conscience que « nous faillissons tous à bien des égards » (3. 2). En découvrant que « le bien que je veux, je ne le pratique pas ; mais le mal que je ne veux pas, je le fais » (Rom. 7. 19), une question se dresse devant chaque enfant de Dieu : Satan aurait-il raison de nous accuser et de semer le doute dans nos cœurs ? C’est un combat intérieur qui peut devenir insupportable si nous restons focalisés sur nous-mêmes. L’auteur de l’épître a certainement connu un tel combat puisqu’il enchaîne : « Or si ce que je ne veux pas, moi, — je le pratique, ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc cette loi pour moi qui veux pratiquer le bien, que le mal est avec moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi (ou principe) qui combat contre la loi de mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché qui existe dans mes membres » (7. 20 à 23).
Le croyant aspire à être semblable à son Sauveur et Seigneur, mais en lui-même il n’en trouve pas la force. Il désespère et dit : « Misérable homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort ? » (v. 24). Ensuite vient une expression merveilleuse : « Je rends grâces à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ». Que s’est-il passé ? On a l’impression que l’apôtre a pris une grande respiration, qu’il a levé les yeux au ciel pour voir son Sauveur et que le soleil brille à nouveau dans son cœur troublé. Il constate avec joie que son entendement (son esprit renouvelé) est au service de « la loi de Dieu » ; mais que c’est sa chair (ou son vieil homme) qui sert « la loi du péché ». « La loi de l’Esprit de vie dans le christ Jésus », le libère « de la loi du péché et de la mort ». Si « la pensée de la chair est la mort, mais la pensée de l’Esprit, vie et paix » (Rom. 8. 2 et 6). Comme l’apôtre, le croyant n’attend plus rien de lui-même, il attend tout de Christ.
Quelle constatation ! Quelle libération ! « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus » (Rom. 8. 1).
Satan peut-il encore accuser ? La réponse est : – non ! Car « qui intentera accusation contre des élus de Dieu ? », quand c’est Dieu qui justifie ! (Rom. 8. 33). Les enfants de Dieu, en recevant dans leur cœur et par la foi, Jésus comme Sauveur, sont devenus des justes. Ils sont « justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le christ Jésus » (Rom. 3. 24).
Concernant Satan, il a été vaincu à la croix et par la résurrection de notre Seigneur qui l’a « rendu impuissant » (Héb. 2. 14). Il ne détient plus le pouvoir sur la mort, car Christ en est sorti vainqueur et Il ressuscitera tous ceux qui se sont endormis dans la foi. La tête du serpent a été brisée par Christ, prophétie annoncée en Genèse 3. 15 et réalisée à Jérusalem (voir : Luc 24. 6 et 7, 47). « Jésus Christ, le juste » est maintenant notre « avocat auprès du Père » (1 Jean 2. 1).
L’épître aux Romains se termine par des convictions fermes : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rom. 8. 31) ; « le Dieu de paix brisera bientôt Satan sous vos pieds » (16. 20) ; « que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec vous ! » (Rom. 16. 20). Lorsque David s’était retiré dans une caverne et que son beau-père, roi sur Israël, accompagné de « trois mille hommes d’élite » venait pour le tuer et entrait dans cette même caverne pour y dormir, quelle était la paix qui habitait David ? – sinon celle que Dieu peut donner ! (1 Sam. 24).
Quand le roi Hérode venait de faire « mourir par l’épée Jacques, le frère de Jean », et qu’il avait fait mettre en prison Pierre, le livrant « à quatre bandes de quatre soldats », quelle était la paix qui habitait l’apôtre pour pouvoir dormir, « lié de deux chaînes », entre deux soldats ? – sinon seule celle que Dieu donne ! (Act. 12).
Dans une autre prison, « sur le minuit, Paul et Silas, en priant, chantaient les louanges de Dieu ». Quelle était leur paix ? – Sinon celle que le Dieu de paix peut donner (Act. 16. 25).
Élihu, type du Saint Esprit, de la part de Dieu, dit à Job : « Quand il donne la tranquillité, qui troublera ? » (Job 34. 29).
Jésus, notre Seigneur, sachant qu’il allait connaître la souffrance et la mort, laisse à Ses disciples un trésor : « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif » (Jean 14. 27).

« Ta paix, tes biens, ton ciel, ta gloire, en Jésus sont notre trésor ;
Bientôt, à son cri de victoire, vers lui nous prendrons notre essor.
Gloire à ton nom, Dieu notre Père ! Gloire à ton ineffable amour !
Que tes enfants l’exaltent sur la terre, en attendant ton bienheureux séjour ! »

(Hymnes et Cantiques 5, strophe 4)