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CORONA 74

Psaume 110

 

« L’Éternel a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour le marchepied de tes pieds » (v. 1). Le début de ce psaume messianique est du plus grand intérêt. Lorsque les pharisiens sont venus pour confronter Jésus, il leur dit : « Que pensez-vous du Christ ? — de qui est-il fils ? Ils lui disent : De David. Il leur dit : Comment donc David, par l’Esprit, l’appelle-t-il Seigneur, en disant : « Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis sous tes pieds » ? (Mat. 22. 42 à 44). Ce premier verset du psaume 110 se retrouve à cinq reprises dans le Nouveau Testament : trois fois dans les évangiles, une fois dans les Actes des apôtres, et une fois dans l’épître aux Hébreux. C’est un passage des Écritures merveilleux qui atteste la divinité de Christ.

Jésus est bien né d’une femme, mais il fut conçu par l’Esprit : « Voici, la vierge concevra et elle enfantera un fils, et appellera son nom Emmanuel » (És. 7. 14) ; « L’Esprit Saint viendra sur toi (Marie), et la puissance du Très-haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi aussi celui qui naîtra, saint, sera appelé Fils de Dieu » (Luc 1. 35).

C’était l’accomplissement de la première prophétie proclamée après la chute de l’homme en Éden, quand l’Éternel Dieu dit au serpent : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, et entre ta descendance et sa descendance. Elle te brisera la tête, et toi tu lui briseras le talon » (Gen. 3. 15). Le talon brisé représente la mort de Jésus, car Sa marche sur la terre a été interrompue et Son règne, reporté, mais le Seigneur a brisé la tête du serpent en ressuscitant d’entre les morts. La mort a perdu son emprise sur quiconque a cru ou croit en Dieu et en Son Fils Jésus Christ. Ainsi, comme : « … les enfants ont eu part au sang et à la chair, lui aussi (Jésus) de la même manière y a participé, afin que, par la mort, il rende impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable, et qu’il délivre tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient, pendant toute leur vie, tenus en esclavage » (Héb. 2. 14 et 15).

Le Christ Jésus « n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; et, étant trouvé quant à son aspect comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a élevé très haut et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom » (Phil. 2. 6 à 9). « Et auquel des anges a-t-il jamais dit : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis pour marchepied de tes pieds » ? (Héb. 1. 13). Christ, « ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu » (Héb. 10. 12). Pour le temps présent et jusqu’à ce qu’Il nous prenne auprès de Lui, le Seigneur est notre grand sacrificateur : « car un tel souverain sacrificateur nous convenait, saint, exempt de tout mal, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé plus haut que les cieux » (Héb. 7. 26).

Lorsqu’Il « se lèvera » (És. 2. 19 à 21) pour exercer les jugements, nous aurons déjà été introduits dans Sa présence, l’Église sera dans Sa gloire.
Il y a une promesse faite aux vainqueurs à Laodicée, celle de s’asseoir avec Lui sur son trône : « je lui donnerai de s’asseoir avec moi sur mon trône, comme moi aussi j’ai vaincu et je me suis assis avec mon Père sur son trône » (Apoc. 3. 21). Si nous avons cru au sang de Christ versé à Golgotha pour quiconque croit, nous sommes déjà vus comme « assis dans les lieux célestes », dans la présence de Dieu, parce que Christ y est (Éph. 2. 6). C’est la position du chrétien qui, sur la terre, est un « ambassadeur pour Christ » (2 Cor. 5. 20). Le jour approche en lequel Jésus-Christ apparaîtra en gloire pour anéantir Ses ennemis : la bête et le faux prophète qui est l’Antichrist, et « les rois de la terre et leurs armées » (Apoc. 19. 19 à 21). Ce sera la réalisation du v. 5 du psaume 110 : « Le Seigneur, à ta droite, brisera les rois au jour de sa colère ».

Pendant l’heure de l’épreuve et la grande tribulation, le Seigneur sauvera, d’entre les Juifs et d’entre les nations, un nombre important de personnes pour les introduire dans son règne (Apoc. 7). Non seulement il protégera leur vie mais il placera en eux son Esprit. Ce sera un petit nombre de personnes par rapport à la masse, « un résidu », mais chaque tribu sera ramenée au Seigneur : « tout Israël sera sauvé, comme il est écrit : il viendra de Sion, le Libérateur ; il détournera de Jacob l’impiété » (Rom. 9. 27 ; 11. 26).

« Ton peuple sera un peuple de franche volonté, au jour de ta puissance, en sainte magnificence. Du sein de l’aurore te viendra la rosée de ta jeunesse » (Ps. 110. 3). Christ, « celui qui domine parmi les hommes sera juste, dominant en la crainte de Dieu, et il sera comme la lumière du matin, quand le soleil se lève, un matin sans nuages : par sa clarté l’herbe tendre germe de la terre après la pluie » (2 Sam. 23. 3). Le Soleil de justice se sera levé pour ceux qui craignent son nom, « et la guérison sera dans ses ailes » (Mal. 4. 2). « Et il jugera au milieu des nations, et prononcera le droit à beaucoup de peuples ; et de leurs épées ils forgeront des socs, et de leurs lances, des serpes ; … on n’apprendra plus la guerre » (És. 2. 4). Que de merveilles annoncées par plusieurs prophètes ! Elles concernent Christ et Son règne à venir ! Elles nous concernent aussi, nous qui sommes unis à Lui pour l’éternité. En mesurons-nous toute la valeur ? Sommes-nous déjà pour Lui un peuple de franche volonté ?

« L’Éternel a juré, et il ne se repentira point : Tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédec » (Ps. 110. 4). Christ, « n’ayant ni commencement de jours, ni fin de vie » ne sera pas seulement Roi de justice et  Roi de paix  (Héb. 7. 2 et 3), mais « il sera le canal unique de communications réciproques entre le ciel et la terre » (H.R.). Il y aura, dans le millénium, une interaction entre la Jérusalem céleste et la Jérusalem terrestre. La gloire de Dieu illuminera la sainte cité, l’Agneau sera sa lampe, et « les nations marcheront à sa lumière » (Apoc. 21. 24). Jésus est plus grand qu’Abraham, il est au-dessus d’Aaron, ayant reçu, comme « Fils de l’homme », une sacrificature plus excellente à laquelle Il nous associe car « il  a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père » ; « tu les as faits rois et sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre » (Apoc. 1. 6 ; 5. 10). À lui la gloire, éternellement !