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CORONA 70

Psaume 40

 

Ce psaume nous donne la description de la perfection de Christ. Il s’est offert pour accomplir toute la volonté de Dieu en venant sur la terre. Rejeté par Son peuple, Il est reçu par un petit nombre de fidèles qui attendaient « la consolation d’Israël » (Luc 2. 25). Ces derniers n’étaient que l’anticipation du résidu (le reste) aux temps de la fin, après l’enlèvement de l’Église. « Le résidu reviendra, le résidu de Jacob, au Dieu fort » (És. 10. 21 ; 37. 32). Ce sera « l’heure de l’épreuve » (Apoc. 3. 10) et de la grande tribulation, au terme de laquelle le Messie apparaîtra pour leur délivrance (Mat. 24. 21 ; És. 31. 4 et 5). Ces fidèles pourront dire en pleine connaissance de cause : « tu as multiplié, toi, Éternel mon Dieu, tes œuvres merveilleuses et tes pensées envers nous ; on ne peut les arranger devant toi… — elles sont trop nombreuses pour les raconter » (Ps. 40. 5). La délivrance, pour eux, mettra fin aux « orgueilleux » qui se seront détournés « vers le mensonge » (v. 4). Toutes les délivrances, toutes les bénédictions célestes pour nous – et terrestres pour eux – sont le résultat de la mort et de la résurrection de notre Seigneur. Christ, le Messie, est le thème principal de ce psaume qui relie les conseils éternels de Dieu (v. 6 à 8) à l’aboutissement de Ses conseils vu dans les versets 2 et 3. Entre les deux, il y a le chemin du Fils honorant le Père, un chemin de lumière au travers des épreuves (v. 10 à 12).

La communion du Père et du Fils dans les conseils éternels de Dieu.

« Au sacrifice et à l’offrande de gâteau tu n’as pas pris plaisir : tu m’as creusé des oreilles ; tu n’as pas demandé d’holocauste ni de sacrifice pour le péché. Alors j’ai dit : Voici, je viens ; il est écrit de moi dans le rouleau du livre. C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au-dedans de mes entrailles » (v. 6 à 8). Jésus seul pouvait dire : « tu n’as pas demandé d’holocauste ni de sacrifice pour le péché ». Il est une personne divine par qui et pour qui « tout a été créé » (Col. 1. 16) et en qui il n’y a « pas de péché en Lui » (1 Jean 3. 5). C’est pourquoi, en entrant dans le monde, Il dit : « Tu n’as pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps » (Héb. 10. 5).

Le chemin du Fils honorant le Père.

« Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 18). « Dieu a été manifesté en chair » (1 Tim. 3. 16) – ou vu dans un corps d’homme. Dans ce corps, Jésus a glorifié le Père auquel Il dit : « moi, je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » (Jean 17. 4). Cette œuvre consistait à « annoncer la justice dans la grande congrégation ; voici, je n’ai point retenu mes lèvres, Éternel ! tu le sais. Je n’ai point célé ta justice au-dedans de mon cœur ; j’ai parlé de ta fidélité et de ton salut ; je n’ai point caché ta bonté et ta vérité dans la grande assemblée » (Ps. 40. 9 et 10). C’est exactement ce que notre Seigneur a été, et ainsi Il pouvait répondre au souverain sacrificateur qui voulait le faire mourir : « Moi, j’ai ouvertement parlé au monde ; j’ai toujours enseigné dans la synagogue, et dans le temple où tous les Juifs s’assemblent, et je n’ai rien dit en secret » (Jean 18. 20).
Cette œuvre allait être infiniment plus grande parce que le Fils S’est présenté pour faire la volonté de Dieu et « c’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ » (Héb. 10. 10). Pour que des pécheurs puissent se tenir dans la présence de Dieu, il fallait qu’ils soient purifiés par du sang, car « sans effusion de sang il n’y a pas de rémission » ou de péchés remis, c’est-à-dire effacés (Héb. 9. 22). Le seul sang que Dieu pouvait accepter pour une rédemption éternelle était le sang de Son Fils, Sa vie donnée « en rançon pour un grand nombre » (Marc 10. 45) ; « car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort en chair » (1 Pier. 3. 18).
Oh ! Sauveur, quel chemin fut le Tien ! Lorsque Tu as dû t’écrier : « des maux sans nombre m’ont entouré ; mes iniquités m’ont atteint, et je ne puis les regarder ; elles sont plus nombreuses que les cheveux de ma tête, et mon cœur m’a abandonné » (Ps. 40. 12) ; « Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Ps. 22. 1). « Il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui » (És. 53. 5). Nos iniquités sont devenues ses iniquités : « Celui qui n’a pas connu le péché, il (Dieu) l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui » (2 Cor. 5. 21). Christ S’est « enfoncé dans une boue profonde, et il n’y a pas où prendre pied » (Ps. 69. 2) ; Il est entré dans la mort à notre place.

L’aboutissement des conseils de Dieu.

– « Il m’a fait monter hors du puits de la destruction, hors d’un bourbier fangeux ; et il a mis mes pieds sur un roc, il a établi mes pas » (Ps. 40. 2). Ce verset est une prophétie d’une grande portée : « Christ a été ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui sont endormis ». Et, « comme dans l’Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ tous seront rendus vivants ; mais chacun dans son propre rang : les prémices, Christ ; puis ceux qui sont du Christ, à sa venue » (1 Cor 15. 20 et 22- 23). Celui dont le visage était « défait plus que celui d’aucun homme » sera « exalté et élevé, et placé très-haut » ; « il fera tressaillir d’étonnement beaucoup de nations » (És. 52. 13 à 15), telle fut la voix prophétique. « Il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a élevé très haut et lui a donné le nom au-dessus de tout nom » (Phil. 2. 8 et 9).
– « Et il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, la louange de notre Dieu. Plusieurs le verront, et craindront, et se confieront en l’Éternel » (Ps. 40. 3) « Que tous ceux qui te cherchent s’égayent et se réjouissent en toi ; que ceux qui aiment ton salut disent continuellement : Magnifié soit l’Éternel ! » (v. 16). Nous, les enfants de Dieu, dans la dispensation de la grâce, nous chantons avec le Seigneur ressuscité ; Il est au milieu des deux ou trois réunis en son nom (Mat. 18. 20). Lorsqu’Il nous aura introduits dans le ciel nous chanterons devant le trône, « un cantique nouveau » (Apoc. 5. 9) ; et sur la terre restaurée, une compagnie de rachetés suivra l’Agneau en chantant, eux aussi, un cantique nouveau (Apoc. 14. 3).