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CORONA 64

 

Le premier livre des Psaumes décrit les circonstances qui seront celles des fidèles à la fin des jours, au temps de l’apparition de l’Antichrist, c’est-à-dire après l’enlèvement de l’Église. Le résidu juif pieux devra vivre au milieu des méchants. Le contraste entre l’économie de la grâce et celle de la loi est grand : sous la loi, les croyants demandaient à Dieu la vengeance sur leurs adversaires. Dans le temps où l’Église est sur la terre, les enfants de Dieu doivent imiter leur Seigneur « qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement » (1 Pier. 2. 23) – le Seigneur qui Lui-même a dit : « Vous avez entendu qu’il a été dit : « Œil pour œil, et dent pour dent ». Mais moi, je vous dis : Ne résistez pas au mal ; au contraire si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre » (Mat. 5. 38).
En pensant particulièrement à nos frères et sœurs qui souffrent, j’aimerais apporter quelques réflexions sur les psaumes 3 à 7. Ils ont été écrits par le roi David. Dieu s’est servi des circonstances traversées par les fidèles pour nous instruire. Que ce soit les afflictions ou les joies engendrées par les délivrances, les inquiétudes ou la paix connues sous la protection du Très-haut, chaque épreuve, chaque délivrance, trouve une résonance dans nos cœurs. Présentement au-dessus de nous, dans le repos et la lumière, a pris place notre Seigneur, qui Lui-même, plus qu’aucun d’entre nous, a enduré la « contradiction de la part des pécheurs contre lui-même ». Fixons les yeux sur Lui afin que nous ne soyons pas las, « étant découragés dans vos âmes » (Héb. 12. 3). Si les psaumes décrivent les peines et les joies des fidèles, ils expriment beaucoup les souffrances qui devaient être la part de Christ et les gloires qui suivraient.
Encadrés par les psaumes 2 et 8, qui sont des psaumes messianiques, et pourraient être le sujet de quelques méditations, ces cinq psaumes vont nous démontrer les combats intérieurs, et la paix qui découle de la communion avec le Seigneur. C’est pourquoi ils sont précieux à lire dans les temps troublés que nous traversons.

Psaume 3. « Éternel ! combien sont multipliés mes ennemis, et sont nombreux ceux qui s’élèvent contre moi… Mais toi, Éternel ! tu es un bouclier pour moi ; tu es ma gloire, et celui qui élève ma tête. Je crierai de ma voix à l’Éternel, et il me répondra de sa montagne sainte » (Ps. 3. 1 à 4). « Je me suis couché, et je m’endormirai : je me réveillerai, car l’Éternel me soutient. Je n’aurai pas de crainte des myriades du peuple qui se sont mises contre moi tout autour… » (v. 5 et 6).
Soulignons trois états d’âme : « nombreux ceux qui s’élèvent contre moi », le fidèle est menacé, (v. 1-2) ; « je crierai à l’Éternel, il me répondra ; je n’aurai pas de crainte », il est confiant (v. 3 à 6) ; « de l’Éternel est le salut », il est délivré (v. 8).

Psaume 4.
Prière du soir : « Quand je crie, réponds-moi, Dieu de ma justice ! Dans la détresse tu m’as mis au large ; use de grâce envers moi, et écoute ma prière… L’Éternel écoutera quand je crierai à lui… méditez dans vos cœurs sur votre couche, et soyez tranquilles… Offrez des sacrifices de justice, et confiez-vous en l’Éternel… Je me coucherai, et aussi je dormirai en paix ; car toi seul, ô Éternel ! tu me fais habiter en sécurité » (extraits du Ps. 4). Mettons en évidence les expressions : je crierai, méditez, offrez et comparerons-les avec les exhortations de l’apôtre Paul aux Philippiens : « Exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu… gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4. 6).

Psaume 5.

Prière du matin : « Prête l’oreille à mes paroles, ô Éternel ! Considère ma méditation… Le matin, tu entendras ma voix ; le matin, je disposerai ma prière devant toi, et j’attendrai »… Mais moi, dans l’abondance de ta bonté, j’entrerai dans ta maison ; je me prosternerai devant le temple de ta sainteté, dans ta crainte… Et tous ceux qui se confient en toi se réjouiront, ils chanteront de joie à toujours, et tu les protégeras ; et ceux qui aiment ton nom s’égayeront en toi. Car toi, tu béniras le juste, ô Éternel ! Comme d’un bouclier tu l’environneras de faveur ».

Psaume 6.
Prière de repentance suivie d’une réponse : « Éternel !… Use de grâce envers moi, Éternel ! car je suis défaillant ; guéris-moi, Éternel ! car mes os sont troublés. Mon âme aussi est fort troublée… Et toi, Éternel ! jusques à quand ?… L’Éternel a entendu ma supplication ; l’Éternel a reçu ma prière.

Psaume 7.
Ce psaume est un appel à la justice et il anticipe la délivrance : « Éternel, mon Dieu ! en toi j’ai mis ma confiance : sauve-moi de tous ceux qui me poursuivent, et délivre-moi… Mon bouclier est par devers Dieu qui sauve ceux qui sont droits de cœur… Voici, le méchant est en travail pour l’iniquité, et il conçoit le trouble et il enfante le mensonge. Il a creusé une fosse, et il l’a rendue profonde ; et il est tombé dans la fosse qu’il a faite (Ps. 7. 1 ; 10 ; 14). « Je célébrerai l’Éternel selon sa justice, et je chanterai le nom de l’Éternel, le Très-haut » (v. 17).
Que la lecture de ces cinq psaumes remplisse nos cœurs de confiance en face de l’adversité. Avec David répétons : « Béni soit l’Éternel, mon rocher !… Ma bonté et mon lieu fort, ma haute retraite et celui qui me délivre, mon bouclier et celui en qui je me réfugie » (Ps. 144. 1).