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CORONA 63

 

EN ATTENDANT QU’IL VIENNE

 

Les psaumes 22 et 23 sont encadrés par la description du roi de gloire. Dans le psaume 21, la première partie présente la réponse de Dieu en faveur de « son oint » qu’Il sauve et qu’Il glorifie (Ps. 20. 6). Dans la deuxième portion du psaume 21, dans les versets 8 à 13, nous trouvons les expressions de la foi du résidu juif lorsqu’il traversera les terribles tribulations sous la main cruelle de l’Antichrist.
Il est frappant de constater que le Seigneur Jésus connaissait l’aboutissement de tous les conseils de Dieu en Sa faveur et en la faveur des Siens. Qu’il s’agisse de Son peuple élu Israël, de l’Église, « un peuple pour son nom », qu’Il tire des nations (Act. 15. 14), et de la bénédiction qui sera la part de toutes les nations dans le millénium à venir. L’Esprit de Christ a donné au roi David, comme aux autres prophètes de l’ancienne économie, de rendre « par avance témoignage des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient » (1 Pier. 1. 11).
« Éternel ! Le roi se réjouira en ta force, et combien s’égayera-t-il en ton salut ! Tu lui as donné le désir de son cœur, et tu ne lui as pas refusé la requête de ses lèvres. Car tu l’as prévenu par des bénédictions excellentes ; tu as mis sur sa tête une couronne d’or fin. Il t’a demandé la vie : tu la lui as donnée, — une longueur de jours pour toujours et à perpétuité ! Sa gloire est grande dans ta délivrance ; tu l’as revêtu de majesté et de magnificence. Car tu l’as mis pour bénédictions à toujours » (Ps. 21. 1 à 6).
Tout était connu de notre Sauveur lorsqu’Il marchait sur la terre, aussi bien les pensées de ceux qui l’entouraient, que le chemin qu’Il devait suivre. Un jour Il dit à Ses disciples : « J’ai à être baptisé d’un baptême ; et combien je suis étreint jusqu’à ce qu’il soit accompli ! » (Luc 12. 50). Jésus faisait référence à Sa mort qu’Il devait « accomplir à Jérusalem » (Luc 9. 31).
Là, élevé sur le bois maudit de la croix, chargé des péchés de tous ceux qui avaient espéré en Lui et qui viendraient à croire en Lui, Il s’écrie : « Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné » (Ps. 22. 1). Ce psaume 22 décrit les souffrances expiatoires de Christ. Celles infligées par les hommes qu’Il était venu sauver, si douloureuses qu’elles furent, ne pouvaient se comparer à la colère de Dieu contre le péché. Parfaitement homme, Il a ressenti l’opprobre et la haine encore davantage que nous, en ce qu’Il était le « Saint de Dieu » (Jean 6. 69).
À Gethsémané les disciples se sont tenus à la distance d’un jet de pierre, à Golgotha, les ténèbres ont englobé toute la scène.
« Je suis l’homme qui ai vu l’affliction par le bâton de sa fureur » (Lam. 3. 1).
« Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui » (2 Cor. 5. 21). « … car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort en chair, mais vivifié par l’Esprit » (1 Pier. 3. 18).
« … une assemblée de méchants m’a entouré ; ils ont percé mes mains et mes pieds ; Je compterais tous mes os. Ils me contemplent, ils me regardent ; Ils partagent entre eux mes vêtements, et sur ma robe ils jettent le sort » (Ps. 22. 16 à 18). Nous sommes toujours en contemplation lorsque nous considérons les prophéties concernant notre Seigneur : mille ans les séparent de leur accomplissement ! Telles qu’elles étaient annoncées, telles elles se sont réalisées !
« J’annoncerai ton nom à mes frères, je te louerai au milieu de la congrégation » (v. 22). « Tous les bouts de la terre se souviendront, et ils se tourneront vers l’Éternel, et toutes les familles des nations se prosterneront devant toi » (v. 27). Dans ces deux versets nous voyons les résultats de l’œuvre de la croix :
1)- une famille d’adorateurs, « mes frères », et :
2)- la bénédiction pour toutes les nations et leur soumission à Christ dans le règne à venir.
Dans le psaume 23, nous trouvons le Berger. Nous ne manquerons de rien et ne craindrons aucun mal, car Il est avec nous. Il nous amènera dans la maison du Père. Si le psaume 22 décrit le passé, le psaume 23 nous parle du présent et le psaume 24 introduit le Roi de gloire.
« Portes, élevez vos têtes ! et élevez-vous, portails éternels, et le roi de gloire entrera. Qui est ce roi de gloire ? L’Éternel fort et puissant, l’Éternel puissant dans la bataille. Portes, élevez vos têtes ! et élevez-vous, portails éternels, et le roi de gloire entrera. Qui est-il, ce roi de gloire ? L’Éternel des armées, lui, est le roi de gloire » (Ps. 24. 7 à 10).
Christ n’est pas resté dans la mort, Il en est sorti victorieux, ensuite Il est retourné « au Père » (Jean 14. 12 et 28), « étant salué par Dieu souverain sacrificateur » (Héb. 5. 10). Les portes du ciel se sont ouvertes pour un homme, l’Homme Christ Jésus ! Il était apparu une première fois à Bethléhem en grâce et en humilité, il va apparaître une seconde fois en gloire « sur la montagne des Oliviers » (Zach. 14. 4-5) ; ce sera « à salut à ceux qui l’attendent » et en jugement sur ce monde (Héb. 9. 8 ; Ps. 98. 9).
L’Église attend l’enlèvement (1 Thess. 4. 16), ensuite elle apparaîtra avec Christ en gloire. Dans Son humiliation, Jésus approchait de Jérusalem monté sur « un ânon, le petit d’une ânesse » (Mat. 21. 5) ; dans Sa gloire, Il sera vu sur un cheval blanc (Apoc. 19. 11).
La couronne d’or fin, qui a remplacé la couronne d’épines, sera composée de plusieurs diadèmes. Nous devons faire la distinction entre l’enlèvement et l’apparition de Christ en gloire.
L’enlèvement ne sera pas vu du monde, nous serons ravis ensemble avec les croyants qui se sont endormis mais que Jésus aura ressuscités « dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air » (1 Thess. 4. 17).
L’apparition de Christ en gloire sera vue du monde : « Voici, il vient avec les nuées, et tout œil le verra, et ceux même qui l’ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui, amen ! » (Apoc. 1. 7). « … Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs ; elles étaient vêtues de fin lin, blanc et pur » (Apoc. 19. 14). « Et l’Éternel, mon Dieu, viendra, et tous les saints avec toi » (Zach. 14. 5).
Quelle joie pour notre Seigneur et pour nous ! Gloire à Dieu !