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CORONA 48

Le propitiatoire (Ex. 25. 17 à 22)

 

 

Nous avons déjà vu que l’arche représentait le trône de Dieu sur la terre. Elle symbolisait tout ce que notre Seigneur Jésus Christ est : dans Sa divinité (l’or), dans Son humanité (le bois de sittim), dans la perfection de Sa vie (les tables de la Loi gardées à l’intérieur de l’arche).
Le propitiatoire, posé sur l’arche, faisait office de couvercle. Sa base correspondait exactement aux dimensions de l’arche. Le mot original hébreu (kapporeth) donne le sens de « couvrir les péchés » ou « expier », « faire propitiation ». Dieu a présenté le Christ Jésus « pour propitiatoire, par la foi en son sang, afin de montrer sa justice… » (Rom. 3. 25), « justice de Dieu par la foi en Jésus Christ envers tous, et sur tous ceux qui croient » (Rom. 3. 22). « Jésus Christ, le Juste… est la propitiation pour nos péchés, et non pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour le monde entier » (1 Jean 2. 2).
La mort de Jésus à la croix, Son sang versé, est « envers tous » ; la provision est « pour le monde entier », c’est l’étendue de la valeur de Son œuvre qu’Il avait à faire (Jean 17. 4). Toutefois l’efficacité de Son œuvre est seulement envers ceux qui croient. Elle est conditionnelle à la reconnaissance de notre état de pécheur et à l’acceptation, par la foi, que Christ est mort pour nos péchés. Cette œuvre est divine : « le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu » (Éph. 5. 2).
Le propitiatoire, tiré d’un bloc d’or pur, en rend témoignage. De ses extrémités émergeaient les deux « chérubins de gloire couvrant de leur ombre le propitiatoire » (Héb. 9. 5). Ils se faisaient face et couvraient, de leurs ailes, le propitiatoire (Ex. 25. 20). Gardiens du chemin d’accès à Dieu, nous les voyons déjà en action à l’entrée du jardin d’Éden. A la suite de la faute d’Adam, ils avaient été placés par l’Éternel pour interdire l’accès à l’arbre de vie (Gen. 3. 24). Dieu, dans Son amour, n’a pas voulu que l’homme vive éternellement dans le péché, c’est pourquoi Il a fermé l’accès à l’arbre de vie. Cet accès direct sera ré-ouvert lorsque Jésus expirera sur la croix (Mat. 27. 51).
Christ, l’Agneau de Dieu, était connu « dès avant la fondation du monde » (1 Pier. 1. 20), c’est pourquoi « l’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des vêtements de peau, et les revêtit » (Gen. 3. 21). Pour cela il fallait tuer un animal, il fallait une victime et il fallait que son sang soit versé sur la terre, anticipation du « sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache », qui a été « versé pour un grand nombre en rémission de péchés » (1 Pier. 1. 19 ; Mat. 26. 28).
Sept fois la Parole de Dieu mentionne que l’Éternel est assis ou « siège entre les chérubins » (1 Sam. 4. 4 ; 2 Sam. 6. 2 ; 2 Rois 19. 15 ; 1 Chron. 13. 6 ; Ps. 80. 1 ; Ps 99. 1 ; És. 37. 16). C’est de là que la voix du Tout-Puissant déclara à Moïse : « …je me rencontrerai là avec toi, et je parlerai avec toi » (Ex. 25. 22). Moïse pouvait entrer librement, dans le lieu très saint, chaque fois que l’Éternel l’appelait. Il y entrait sans craindre la mort et sans la protection du sang d’un sacrifice, ce qui n’était pas le cas pour son frère Aaron.
Dans tout l’Ancien Testament, Moïse est le seul homme qui ait eu un tel accès à la présence de Dieu, car il représentait Dieu auprès du peuple. C’est le seul à avoir joui d’une intimité aussi grande avec le Dieu Saint qui est terrible « dans ses actes » (Ps. 66. 5). Aaron n’entrait qu’une fois l’an, enveloppé de la fumée de l’encens, avec du sang qu’il aspergeait sur le devant du propitiatoire. Aaron représentait le peuple pécheur devant Dieu, d’où la nécessité pour lui d’approcher avec le sang du sacrifice pour le péché.
Aaron, et par la suite ses descendants, dans l’office de grand sacrificateur, une fois par an, entrait à l’intérieur du voile, dans le lieu très saint, avec « un encensoir de charbons de feu,… et plein ses paumes d’encens de drogues odoriférantes pulvérisées ». Il mettait « l’encens sur le feu, devant l’Éternel, pour que la nuée de l’encens couvre le propitiatoire qui est sur le témoignage, afin qu’il ne meure pas ». Ensuite, il faisait aspersion avec le sang du taureau pour lui-même, et avec le sang d’un bouc pour les péchés du peuple, « avec son doigt sur le devant du propitiatoire, vers l’orient ;… sept fois, devant le propitiatoire » (lire : Lév. 16. 1 à 28).
Tous ces rituels n’étaient que l’anticipation de l’œuvre de Christ qui, « étant venu, souverain sacrificateur des biens à venir,… avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle ». Et, « si le sang de boucs et de taureaux,… sanctifie pour la pureté de la chair, combien plus le sang du Christ qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache » purifie notre conscience des œuvres mortes, pour que nous rendions culte le Dieu vivant ! « C’est pour cela il est médiateur d’une nouvelle alliance, en sorte que, la mort étant intervenue pour la rançon des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui sont appelés reçoivent l’héritage éternel qui a été promis » (Héb. 9. 6 à 15).
Avons-nous tous fait nôtre l’œuvre de Christ qui couvre nos péchés ? Avons-nous compris la valeur de la propitiation ? Déjà bien avant Moïse, Job avait besoin de cette propitiation, de cette couverture ! Ainsi Élihu, serviteur de l’Éternel, évoque le service d’un interprète, d’un messager (ange-intercesseur), « un entre mille ». Il peut dire : « Il lui fera grâce et il dira : Délivre-le pour qu’il ne descende pas dans la fosse : j’ai trouvé une propitiation… il suppliera Dieu et Dieu l’aura pour agréable ; il verra sa face avec des chants de triomphe » (Job 33. 23). Pouvons-nous dire comme Job : « Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon œil t’a vu » (Job 42. 5) ? Sommes-nous bien conscients que les péchés de celui qui a accepté Jésus comme son Sauveur personnel sont jetés par Dieu Lui-même, loin derrière Son dos (És. 38. 17) et, « qu’autant l’orient est loin de l’occident, autant il a éloigné de nous nos transgressions » (Ps. 103. 12) ; les jetant « dans les profondeurs de la mer » (Mich. 7. 19) ? Sommes-nous assurés que nos péchés ne reviendront jamais en compte devant Dieu ? – qu’il n’y a plus « aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus » (Rom. 8. 1) ? Merveilleux Sauveur ! Il n’est pas un messager entre mille ou entre dix-mille (Cant. 5. 10). Il est l’unique Fils bien-aimé en qui Dieu le Père a trouvé Son plaisir. À lui soit la gloire éternellement !