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CORONA 4

 

Au moment où ces lignes sont écrites, plus de la moitié de l’humanité combat un virus invisible à l’œil nu. Il est un autre combat, dont on parle peu et qui est spirituel. C’est un combat contre Satan, qui était « un chérubin (ange) qui protégeait », « en Éden, le jardin de Dieu ». Il fut parfait dans ses voies jusqu’à ce que l’iniquité se soit trouvée en lui. Son cœur s’est élevé à cause de sa beauté, et Dieu l’a jeté à terre en déclarant : « tu ne seras plus, à jamais » (Éz. 28. 12 à 19).
Lorsque Satan, sous la forme du serpent, eut séduit Ève et entraîné Adam dans la désobéissance, il reçut cette sentence : la semence (descendance) de la femme « te brisera la tête, et toi tu lui briseras le talon » (Gen. 3. 15). Par Sa mort et Sa résurrection, notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ a rendu « impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable » (Héb. 2. 14). L’accomplissement de la prophétie sur Satan trouve sa suite en Apoc. 20. 1 et 2, quand un ange saisira « le dragon, le serpent ancien qui est le diable et Satan » et l’enfermera dans l’abîme, lié, pour mille ans. Finalement, après avoir été délié pour un peu de temps, il sera « jeté dans l’étang de feu et de soufre… tourmenté jour et nuit, aux siècles des siècles» (v. 20).
Jusqu’au moment où Satan sera chassé du ciel, il combat dans les lieux célestes. Dieu lui a laissé un certain pouvoir, qu’il exerce par les démons, ces anges (esprits) qui l’ont suivi dans sa chute. Il cherche à éloigner hommes et femmes de la connaissance du vrai Dieu en les asservissant à diverses convoitises (Tite 3. 3). Il est désigné comme l’adversaire (1 Tim. 5. 14), le dieu de ce siècle (2 Cor. 4. 4) le chef de ce monde (Jean 12. 31), le chef de l’autorité de l’air (Éph. 2. 2). Lorsqu’il sera chassé du ciel sur la terre, il agira avec fureur durant la grande tribulation, d’une durée de trois ans et demi, ou quarante-deux mois (Apoc. 12. 7 à 17 ; 11. 2 ; 13. 5 ; Mat. 24. 21).
Dans le livre de Job, Dieu nous montre ce qui se passe dans les lieux célestes. Lorsque les anges appelés fils de Dieu se présentent devant l’Éternel, Satan s’y introduit aussi et une question lui est posée : « As-tu considéré mon serviteur Job… parfait et droit, craignant Dieu, et se retirant du mal ? » (Job 1. 8). En lisant la suite nous voyons que Dieu permet à Satan d’éprouver Job, une épreuve difficile à se représenter, difficile pour lui à accepter, mais permise. L’action de Satan se retourna contre lui, car Job, malgré la souffrance, glorifie l’Éternel (Job 2. 10 ; 19. 25 ; 42. 2).
Le prophète Zacharie a vu dans une vision « Joshua, le grand sacrificateur, debout devant l’Ange de l’Éternel et Satan se tenant à sa droite pour s’opposer à lui. Et l’Éternel dit à Satan : Que l’Éternel te tance, Satan ; que l’Éternel, qui a choisi Jérusalem, te tance ! Celui-ci n’est-il pas un tison sauvé du feu ? » (Zach. 3. 2 et 3). Cette réprimande est si sévère que Satan disparaît de la scène. L’iniquité de Joshua est ôtée, il est revêtu d’habits de fête et confirmé dans son office : « ils mirent la tiare pure sur sa tête, et le revêtirent de vêtements ». Un autre tableau nous montre l’ennemi de nos âmes comme « l’accusateur de nos frères, qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit » (Apoc. 12. 10).
Le combat du chrétien « n’est pas contre le sang et la chair, mais contre les principautés, contre les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes » (lire : Éph. 6. 10 à 18). C’est un combat contre l’accusateur. Satan cherche à faire tomber les enfants de Dieu dans le péché, et s’il y arrive, il essaie d’empêcher une confession qui rétablirait la communion avec Dieu. Ensuite il s’attaque à l’âme pour y introduire le doute quant à son salut et, s’il pouvait faire taire tous les témoins de Jésus, il le ferait ; mais grâce soit rendue à Dieu, « nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste » (1 Jean 2. 1). On comprend mieux pourquoi nous devons ceindre « nos reins de la vérité » et avoir « revêtu la cuirasse de la justice » pour dire à la suite du prophète : « Je me réjouirai avec joie en l’Éternel, mon âme s’égayera en mon Dieu ; car il m’a revêtu des vêtements du salut, il m’a couvert de la robe de la justice » (És. 61. 10). Il est aussi d’une importance capitale de marcher « dans des sentiers de justice à cause de son Nom » (Ps. 23. 3) – marcher en ayant toujours une conscience sans reproche et en étant vrais et justes « devant Dieu et devant les hommes » (Act. 24. 16). Si c’est le cas, alors Satan ne pourra pas troubler nos âmes. Dans ce combat, le bouclier de la foi par lequel on peut « éteindre tous les dards enflammés du méchant » est une précieuse arme défensive. Il est nécessaire aussi d’avoir « le casque du salut » bien arrimé sur nos têtes, c’est-à-dire de jouir du salut de notre âme dans la paix avec Dieu et, en voyant les délivrances quotidiennes, d’attendre le salut final, l’entrée dans la gloire (Phil. 3. 20 et 21).
« L’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu », connue parce que lue et habitant dans nos cœurs, fait que, dans le combat, nous pourrons, à la suite de notre Maître et avec Son secours, répondre à Satan : « il est écrit » (Mat. 4. 10).
Si nous sommes confinés dans nos maisons pour éviter une contagion, souvenons-nous que : notre vie nouvelle, qui est éternelle, « est cachée avec le Christ en Dieu » (Col. 3. 3) et qu’absolument rien « ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 8. 33 à 39).
Objets constants de Sa grâce et de Son amour, combattons le bon combat, gardons la foi ! Même si nous ne voyons pas encore que toutes choses soient assujetties (soumises) à Christ, avec les yeux de la foi, « nous voyons Jésus couronné de gloire et d’honneur » (Héb. 2. 9) et, « rejetant tout fardeau » courons avec patience la course qui est devant nous en « fixant les yeux sur Jésus… qui, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte et est assis à la droite du trône de Dieu » (Héb. 12. 1 et 2).