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CORONA 31

La proclamation de l’Évangile (3/3)

La prière

Dans le précédent message, nous avons évoqué la force pour accomplir le service de l’évangile ainsi que le secours d’En-Haut. La prière est une ressource importante. Dans mon enfance, j’ai connu un frère qui aimait nous dire : « la prière est le levier qui fait remuer le bras de Dieu ».
Durant Son ministère, nous voyons constamment notre Seigneur en prière. Après Sa résurrection, nous retrouvons les disciples avec les femmes et Marie, « persévérant d’un commun accord dans la prière » (Act. 1. 14). A la suite de l’ascension du Seigneur et de la descente du Saint Esprit, les nombreux nouveaux disciples « persévéraient dans la doctrine et la communion des apôtres, dans la fraction du pain et les prières » (Act. 2. 42). Lorsque l’apôtre Pierre fut emprisonné, « l’assemblée faisait d’instantes prières à Dieu pour lui » (Act. 12. 5). À plusieurs reprises, des serviteurs se trouvant seuls, sont montrés en prière : sur un toit (Act. 10. 9), dans une chambre (Act. 9. 14), sur un bateau en dérive (Act. 27. 35). Paul emprisonné priait pour tous les saints (Phil. 1. 4 ; 2 Cor. 11. 28).

La disponibilité pour le service

En vision, le prophète Ésaïe a vu le Seigneur sur Son trône, dans Sa majesté et Sa sainteté ; en face d’une telle gloire, il prit conscience de son état de pécheur et s’est écrié : « Malheur à moi ! Je suis perdu » (És. 6. 5). Ensuite, Dieu lui fit grâce et purifia ses lèvres avec un charbon ardent pris sur l’autel. Il est alors passé de l’angoisse du jugement à la paix qui découle de l’autel où le sacrifice a été consumé. Pour devenir disciple de Christ, chacun doit reconnaître sa condition de pécheur et, repentant, s’approcher du Seigneur pour recevoir la paix qui découle de l’œuvre de la croix. Ésaïe, une fois réconforté, « entendit la voix du Seigneur qui lui disait : Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? Et je dis : Me voici, envoie-moi » (És. 6. 8).
Un homme guéri par le Seigneur reçut cet ordre : « Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t’a fait, et comment il a usé de miséricorde envers toi » (Marc 5. 19). C’est l’appel individuel.
Il y a aussi un appel plus général : « Allez donc, et faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées » (Mat. 28. 19 et 20).
Sommes-nous prêts à répondre ? Lors de sa conversion, une énergie particulière habite le croyant, puis il y a souvent un relâchement. Serons-nous disposés à dire au Seigneur, une fois encore : « me voici ! », ou : « je suis entre tes mains », fais de moi un ouvrier de paix pour proclamer « l’évangile de paix » (Éph. 6. 15).

La teneur du message : repentance et foi

Il est essentiel d’amener les âmes en contact avec Dieu. Le message de Pierre aux Juifs les a conduits à la repentance. La vérité est exposée : « vous l’avez cloué à une croix et vous l’avez fait périr par la main d’hommes iniques (impies) » (Act. 2. 23). L’Esprit Saint agissant en eux, c’est le cœur profondément touché qu’ils « dirent à Pierre et aux autres apôtres : Que ferons-nous, frères ? Et Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, en rémission des péchés » (Act. 2. 37 et 38). Au sein des nations industrialisées et autrefois christianisées, en 2020 on n’aime pas parler du péché. Ce mot est presque inexistant. On tranquillise sa conscience, on essaye surtout de ne pas l’éveiller en respectant l’autre, en mettant en avant ce qu’il y a de bon dans chaque humain, et par le fait même, on exalte l’homme et on oublie la sainteté de Dieu. Dans ce contexte, il faut tout le secours du Seigneur puisé dans Sa proximité, pour livrer le message d’un salut éternel reçu de Dieu par la foi.
Nous sommes dans le siècle des communications rapides, de la consommation, de l’utopie engendrée par la publicité. Malheureusement, parfois « un évangile différent » (Gal. 1. 6) est prêché. Aux jours de Paul, cet évangile « différent » ramenait les croyants de la Galatie sous la loi, aujourd’hui il laisse entrevoir la prospérité matérielle. Certes, de saines pratiques de vie aident à garder son corps en santé, et une gestion sérieuse de ses biens, ne serait-ce que de son salaire, sont des fruits liés à la nouvelle naissance, mais jamais le Seigneur n’a laissé entrevoir une bénédiction terrestre conditionnelle au salut. Il a plutôt montré combien difficile serait le chemin du fidèle dans un monde qui L’a rejeté. Il a parlé de charger sa croix pour Le suivre. L’opposition des hommes, si souvent rencontrée, affecte les serviteurs du Seigneur. Dans ce contexte, le message doit être en accord avec toute la révélation de Dieu.

Comment comprendre l’évangile de Paul ?

Lorsque Paul parle de « son évangile » (Rom. 2. 16 ; 16. 25), il fait référence, non seulement à la repentance et à l’acceptation du salut par la foi, mais il va plus loin ! La gloire et la voix du Seigneur, qui l’a arrêté sur le chemin de Damas, lui a fait comprendre qu’en persécutant les disciples de Christ, il touchait à Jésus Lui-même. En conséquence, il mit beaucoup d’ardeur à présenter le Seigneur comme étant la Tête de Son corps, le corps de Christ. Il parla de l’enlèvement de l’Église, suivi de la venue en gloire du Seigneur pour juger ce monde et y établir Son règne.
Nous avons vraiment besoin de bien connaître la Parole de Dieu pour apporter le message du salut à une personne ou à une foule, tout comme nous avons besoin de la plus grande simplicité. Personne ne devrait se décourager à témoigner de sa foi : n’ayons « pas honte du témoignage de notre Seigneur » (2 Tim. 1. 8). Une âme n’a pas de prix ! Même tout l’or du monde entier n’y suffirait pas ! (Mat. 16. 26). C’est le prix que nous attachons aux âmes et l’amour pour le Seigneur Jésus qui nous motivera, et Lui nous rendra plus que vainqueurs.