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CORONA 30

La proclamation de l’Évangile

 

Après Sa résurrection, le Seigneur donne à Marie de Magdala la responsabilité de l’annoncer aux disciples. C’est la première annonce d’une bonne nouvelle, ou la première évangélisation faisant suite à la mort du Seigneur à Jérusalem. Quelle grande et bonne nouvelle ! Que le Seigneur ait chargé une femme pour transmettre ce message nous indique clairement que le témoignage individuel est pour chacun et chacune. On se souvient d’une petite fille israélite emmenée captive en Syrie, que l’Éternel utilise pour conduire un étranger à la connaissance du seul vrai Dieu (2 Rois 5. 3). Philippe, l’évangéliste, est envoyé par le Seigneur et son Esprit sur un chemin désert pour conduire au salut un dignitaire étranger à la recherche de la connaissance du seul vrai Dieu.
L’évangélisation de cœur à cœur, c’est la voix d’une enfant : « Oh ! Si mon seigneur était devant le prophète qui est à Samarie » (2 Rois 5. 3) ; c’est la sollicitude d’un adulte : « Comprends-tu ce que tu lis ?… et commençant par cette écriture, il lui annonça Jésus » (Act. 8. 26 à 31).
La première évangélisation de masse a eu lieu à Jérusalem le jour de la Pentecôte, quand l’apôtre Pierre s’est adressé à une foule accourue pour voir et entendre des hommes qui s’exprimaient en diverses langues. Il y avait à ce moment-là des Juifs pieux séjournant à Jérusalem. Ils étaient en provenance de toutes les nations « qui sont sous le ciel » (Act. 2. 5). Le Saint Esprit a produit une repentance à salut dans environ 3000 âmes ! Ces personnes crurent la Parole exposée par Pierre, furent baptisées et ajoutées au nombre des disciples.

À qui s’adresse le message de l’Évangile ?

À quiconque, à toutes les nations !
« Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
« Allez donc, et faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées » (Mat. 28. 19 et 20). À eux seuls, ces deux passages des Écritures établissent avec clarté à qui l’Évangile doit être annoncé. Homme ou femme, esclave ou homme libre, riche ou pauvre sont inclus dans les expressions (toutes et quiconque). Ésaïe, conduit par l’Esprit de Dieu, avait parlé de la naissance de Jésus (És. 9. 6), de Sa mort (És. 53) ; Michée et Daniel aussi : (Mich. 5. 2 ; Dan. 9. 26). Ésaïe a parlé de Son travail d’amour en démontrant l’étendue de Son ministère par cette phrase : « C’est peu de chose que tu me sois serviteur pour rétablir les tribus de Jacob et pour ramener les préservés d’Israël ; je te donnerai aussi pour [être] une lumière des nations, pour être mon salut jusqu’au bout de la terre » (És. 49. 6).
Le ministère du Seigneur a débordé d’Israël pour toucher les Samaritains (Jean 4. 4 à 42), les Gadaréniens, les contrées de Tyr et de Sidon (Marc 7. 24 à 37). Mis à mort en croix, ressuscité par la gloire du Père, élevé à la droite de la majesté dans les cieux, Jésus glorifié a envoyé le Consolateur, l’Esprit de vérité. Cette Personne divine habite dans les croyants qui, dès qu’ils croient à l’évangile de leur salut, sont scellés du Saint Esprit (Éph. 1. 13), qui habite aussi dans l’Église, Corps de Christ, composée des croyants issus de toutes les nations.

Par qui le message est-il annoncé ?

• Par chacun, chacune des croyants, nés de nouveau, témoins de la grâce et de la puissance de Dieu : « Ceux donc qui avaient été dispersés (par la persécution) allaient çà et là, annonçant la parole » (Act. 8. 4).
• Par les évangélistes qui ont reçu ce don du Seigneur glorifié : « lui, a donné les uns… et les autres comme évangélistes » (Éph. 4. 11). « … et Philippe, étant descendu dans une ville de la Samarie, leur prêcha le Christ » (Act. 8. 5). Philippe avait reçu le don d’évangéliste – par contre Timothée, doué pour l’enseignement, n’apparaît pas comme ayant ce don, cependant Paul lui écrira : « fais l’œuvre d’un évangéliste » (2 Tim. 4. 5). En conclusion, chaque enfant de Dieu, chaque disciple du Seigneur est concerné par la nécessité de transmettre le message du salut. Paul, avec ses collaborateurs, écrit « Nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Cor. 5. 20).

La force pour accomplir son service et le secours d’En-Haut

La force dans le service de l’Évangile provient du Seigneur. Aucun moyen humain – que ce soit les traités, les CD, les DVD, les messages transmis par la radio, la télévision ou les réseaux sociaux – n’auront d’impact s’ils ne sont pas inspirés directement du Seigneur et de Sa Parole. L’évangélisation est un combat contre les puissances spirituelles de méchanceté qui sont dans les lieux célestes (voir Éph. 6. 10 à 20). Satan opposera toutes sortes d’arguments pour que ceux et celles qui sont interpellés par le message de l’Évangile le mettent en doute. Le jeune Gédéon, avant de pouvoir délivrer son peuple des attaques de l’ennemi, a dû comprendre et croire que l’Éternel était, et serait avec lui. Il entendit cet ordre : « Va avec cette force que tu as » (Jug. 6. 14) accompagné d’une promesse : « Moi, je serai avec toi ». Les disciples du Seigneur reçurent aussi cette certitude : « Moi je suis avec vous tous les jours » (Mat. 28. 20). Quelle était la force de Gédéon, lui le plus petit dans la maison de son père ? Ou celle d’un Pierre qui avait renié son Maître ? Certainement pas en eux ! L’apôtre Paul dont la personne était méprisable, assujetti à une écharde dans la chair et persécuté, écrit : « Je puis toutes choses en celui qui me fortifie » (Phil. 4. 13). Il avait reçu du Seigneur cet encouragement : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans l’infirmité » (2 Cor. 12. 9).