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CORONA 29

Introduction à la proclamation de l’Évangile

 

 

Le mot évangile signifie : bonne nouvelle. Évangéliser, c’est annoncer la bonne nouvelle. S’il y a celle du royaume à venir pour Israël qui sera une bénédiction pour le monde, il y a aussi « l’évangile de notre salut » (Éph. 1. 13). Jean le baptiseur, précurseur du Messie, est apparu « prêchant dans le désert de la Judée, et disant : Repentez-vous, car le royaume des cieux s’est approché ». Ésaïe, le prophète, avait annoncé Jean comme étant la « voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, faites droits ses sentiers » (Ésaïe 40. 3 – Mat. 3. 1 à 3). « Jean vint, baptisant dans le désert, et prêchant le baptême de repentance en rémission de péchés » (Marc 1. 4). Son service était de faire prendre conscience aux gens du peuple de la condition d’éloignement de leur cœur vis-à-vis de Dieu par ces mots : « repentez-vous » et soyez baptisés.
Accepter de descendre dans l’eau en reconnaissant ses péchés était un acte de foi. Malheureusement, certains sont venus en hypocrites vers Jean qui, « voyant plusieurs des pharisiens et des sadducéens venir à son baptême, leur dit : Race de vipères, qui vous a avertis de fuir la colère qui vient » ? Il était important de venir avec un cœur vrai. C’est tout aussi important maintenant ! Jean « prêchait, disant : Il vient après moi, celui qui est plus puissant que moi, duquel je ne suis pas digne de délier, en me baissant, la courroie des sandales » (Marc 1. 7). Il disait aussi en parlant de Jésus : « Il faut que lui croisse, et que moi je diminue » (Jean 3. 30). Le serviteur s’effaçait devant son Maître et allait Lui céder la place ! En attendant, son ministère ne pouvait passer par-dessus les choses qui étaient en désaccord avec la Parole de Dieu. Le roi Hérode, choqué par les paroles de Jean, mettant en lumière sa vie dissipée, l’avait fait prendre pour le « lier dans une prison, à cause d’Hérodias, la femme de Philippe son frère ; car il l’avait épousée » (Marc 6. 17). Combien ce messager du Seigneur fut méprisé ! Comme il a souffert ! (lire : Mat. 11. 1 à 11). « Mais après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée, prêchant l’évangile du royaume de Dieu » (Marc 1. 14).
Pour ce thème, lisons ce qu’a écrit un serviteur du Seigneur il y a environ 160 ans.
« Jésus, dans sa prédication, annonçait le royaume, montrait que le temps était accompli, que le royaume de Dieu s’était approché, que le peuple devait se repentir et croire à l’évangile. Il nous faut distinguer entre l’évangile du royaume et l’évangile de notre salut. Christ est le centre des deux ; mais il y a une grande différence entre la prédication d’un royaume qui s’approche et celle de l’éternelle rédemption accomplie sur la croix. Il est tout à fait possible que les deux vérités soient annoncées en même temps. En effet, nous voyons l’apôtre Paul prêcher le royaume, mais il proclamait certainement aussi une rédemption éternelle accomplie pour nous sur la croix. Christ annonçait d’avance Sa mort ; Il disait que le Fils de l’homme donnerait sa vie en rançon pour plusieurs ; mais Il ne pouvait pas annoncer, durant Sa vie, une rédemption accomplie. Les hommes devaient Le recevoir et non Le mettre à mort, c’est pourquoi Son témoignage a trait au (ou : parle du) royaume qui était proche ».
La venue de ce royaume dans sa puissance publique a été différée (ou : remise à plus tard), parce que Christ a été rejeté (voyez Apoc. 11. 17), et ce retard dure tout le temps que Christ est assis à la droite de Dieu et jusqu’à ce qu’Il se lève du trône de son Père pour venir exercer le jugement. Dieu a dit : « Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour le marchepied de tes pieds » (Ps. 110). Il est néanmoins vrai que le royaume était déjà venu en mystère, selon le chapitre 13 de Matthieu, et cela continue durant le temps où Jésus est assis à la droite de Dieu. Mais quand le moment fixé par Dieu viendra, le Seigneur se lèvera, établira le royaume et, avec Sa propre puissance, jugera les vivants. Alors la paix et le bonheur seront établis sur la terre. Mais nous, qui l’avons reçu, tandis que le monde Le rejetait, nous irons à Sa rencontre en l’air ; nous viendrons avec Lui dans Sa gloire quand Il apparaîtra au monde, et nous régnerons avec Lui. Mais, ce qui est bien meilleur encore, nous Lui serons semblables et serons toujours avec Lui dans les lieux célestes, dans la maison du Père.
Le développement de ces vérités et de ces événements ne se trouve dans la Parole de Dieu qu’après l’ascension du Seigneur, après que le fondement nécessaire à l’accomplissement du conseil de Dieu a été posé dans la mort du Sauveur. Ici, Il annonce seulement l’approche du royaume, car les hommes auraient dû Le recevoir. Comme Jésus enseignait dans toutes les synagogues, il y avait non seulement des personnes qui l’entendaient ou qui croyaient ce qu’Il enseignait, mais quelques-unes aussi qui Le suivaient. Et il est de la plus grande importance de remarquer ce fait. Plusieurs, dans le temps présent, disent avoir reçu l’évangile, mais combien petit est le nombre de ceux qui suivent le Seigneur dans le sentier de la foi, dans celui de l’humilité et de l’obéissance, qui caractérisaient la marche du Seigneur dans ce monde ! Efforçons-nous de Le suivre ; peut-être ne pouvons-nous pas littéralement abandonner tout, comme le firent les premiers disciples, mais nous pouvons marcher dans le même esprit qu’eux, et apprécier Christ comme le tout de nos âmes, de sorte que toutes les autres choses ne soient estimées que comme des ordures afin de gagner Christ dans la gloire. Le Seigneur appelle ici des hommes à devenir pêcheurs d’hommes ; nous aussi, cherchons des âmes, afin qu’elles soient rendues capables de jouir du bonheur glorieux et ineffable que donne le Saint Esprit. Nous ne serons peut-être pas des apôtres, mais celui qui est rempli de Christ rendra témoignage à Christ : de l’abondance du cœur la bouche parle. Des fleuves d’eau vive couleront de celui qui s’abreuve de Christ » (J.N.D.) (Jean 7. 38).