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CORONA 28

Le combat du chrétien contre sa vieille nature

 

En septembre 2020, le virus a repris de l’activité en Europe et en Amérique du nord. On parle de deuxième vague qu’il faut combattre par la vigilance. Cette situation nous fait penser au combat contre « le péché qui nous enveloppe si aisément » (Héb. 12. 1).
« Et Amalek vint, et combattit contre Israël, à Rephidim. Et Moïse dit à Josué : Choisis-nous des hommes, et sors, combats contre Amalek ; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, le bâton de Dieu dans ma main… et Moïse, Aaron, et Hur montèrent au sommet de la colline. Et il arrivait, lorsque Moïse élevait sa main, qu’Israël avait le dessus ; et quand il reposait sa main, Amalek avait le dessus. Mais les mains de Moïse étaient pesantes ; et ils prirent une pierre, et la mirent sous lui, et il s’assit dessus ; et Aaron et Hur soutenaient ses mains, l’un deçà, et l’autre delà ; et ses mains furent fermes jusqu’au coucher du soleil (Ex. 17. 8 à 14) ».
Les fils d’Israël avaient été délivrés de l’esclavage subi en Égypte, et amenés libres dans le désert. L’Éternel leur avait donné la manne comme nourriture et l’eau du rocher pour étancher leur soif. – Nourri, désaltéré, voilà le peuple préparé par l’Éternel pour une nouvelle expérience, celle du combat contre Amalek. C’est après avoir été « fortifiés dans le Seigneur et dans la puissance de sa force » que les croyants sont en mesure de résister à leurs ennemis (Éph. 6. 10 à 13). À la Mer Rouge, l’Éternel combattait pour les Siens et eux demeuraient tranquilles (Ex. 14. 14). De même la croix était le combat du Seigneur seul. Nous ne pouvions lutter pour notre salut.
Mais après la conversion, commencent aussitôt les combats (Gal. 5. 17). Comme une armée, tous nos anciens défauts reviennent nous harceler, nous faire la guerre (1 Pier. 2. 11). Pouvons-nous encore compter sur le Seigneur ? Bien sûr ! Mais à la croix, Il combattait pour nous, à notre place ; maintenant Il combat avec nous, Lui le vrai Josué. Cependant c’est sur la montagne que se décide la victoire. Christ, à la fois vrai Moïse et vrai Aaron, est dorénavant dans le ciel, intercédant pour les Siens. Et Ses mains ne sont jamais lasses (Rom. 8. 34, 37 ; Héb. 7. 25). L’issue de la bataille ne dépend pas de la force des combattants mais de leur foi et des prières du Seigneur Jésus. Dans ce récit, Josué nous enseigne à combattre et Moïse à prier (Ps. 144. 1 et 2) »
Lorsque Josué et les hommes qui l’ont accompagné pour combattre contre Amalek furent revenus en ayant remporté une victoire complète, « Moïse bâtit un autel, et appela son nom : Jéhovah-Nissi ou, « l’Éternel notre bannière » ; et il dit : Parce que Jah a juré, l’Éternel aura la guerre contre Amalek de génération en génération » (Ex. 17. 15 et 16).
En méditant sur ce sujet, nous sommes devant le constat que d’autres batailles sont à venir. Elles existeront jusqu’à ce que le Seigneur vienne nous chercher pour nous introduire dans Sa gloire par l’enlèvement ou par la résurrection.
Le chrétien doit comprendre et accepter que la chair habite encore en lui, et que Satan se servira d’elle pour le tenter et le faire chuter. Attaché à son Maître, il s’exclamera : « Grâces à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ ! » (1 Cor. 15. 57).
Nous trouvons dans l’histoire de David une instruction à ce sujet :
Jeune homme, il avait gardé les troupeaux de son père, il avait combattu contre un lion et un ours. Lorsque son père l’envoya porter de la nourriture à ses frères qui étaient sous les ordres de Saül à la guerre, il rencontra un ennemi beaucoup plus dangereux, même terrifiant. À la vue des troupes rangées de l’Éternel, tremblantes de peur devant Goliath, la foi qui animait le jeune berger le poussa à prendre les choses en main. Il s’approcha du roi Saül et dit : « Ton serviteur paissait le menu bétail de son père, et un lion vint, et un ours : et il enleva un mouton du troupeau. Et je sortis après lui et le frappai, et je délivrai le mouton de sa gueule ; et il se leva contre moi, et je le saisis par sa barbe, et le frappai, et le tuai. Ton serviteur a frappé et le lion et l’ours ; et ce Philistin, cet incirconcis, sera comme l’un d’eux, car il a outragé les troupes rangées du Dieu vivant. Et David dit : L’Éternel qui m’a délivré de la patte du lion et de la patte de l’ours, lui me délivrera de la main de ce Philistin. Et Saül dit à David : Va, et que l’Éternel soit avec toi. (1 Sam. 17. 34 à 37).
David s’avança au-devant de Goliath avec son bâton de berger, sa fronde et cinq pierres lisses. Par une seule pierre il le mit à terre et, saisissant l’épée du géant, lui ôta la vie. Image frappante de notre Seigneur qui, par Sa mort « rendît impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable » (Héb. 2. 14).
La résurrection de Jésus d’entre les morts a manifesté Son triomphe sur Satan et sur la mort. Le chrétien est appelé à tenir dans la mort sa propre chair (sa nature) pour vivre par l’Esprit une vie nouvelle, en Christ (voir : Rom. 6. 4 ; Gal. 5. 16).
Lorsque David fut devenu vieux et que ses forces diminuaient, il aspirait certainement au repos, mais « il y eut encore une guerre des Philistins contre Israël ; et David descendit, et ses serviteurs avec lui, et ils se battirent avec les Philistins ; et David était fatigué. Et Jishbi-Benob (1) qui était des enfants du géant pensa frapper David… Et Abishaï, fils de Tseruïa, le secourut, et frappa le Philistin et le tua. Et il arriva, après cela, qu’il y eut encore un combat, à Gob, avec les Philistins. Alors Sibbecaï, le Hushathite, frappa Saph (2), qui était un des enfants du géant… Et il y eut encore un combat, à Gob, avec les Philistins : et Elkhanan, fils de Jaaré-Oreguim, le Bethléhémite, frappa Goliath, le Guitthien (3) ;… Et il y eut encore un combat, à Gath : et il y avait là un homme de haute stature qui avait six doigts aux mains et six orteils aux pieds, en tout vingt-quatre (4) ; et lui aussi était né au géant. Et il outragea Israël ; mais Jonathan, fils de Shimha, frère de David, le frappa. Ces quatre étaient nés au géant, à Gath, et tombèrent par la main de David et par la main de ses serviteurs » (2 Sam. 21. 15 à 22).
Cette énumération nous montre clairement que l’ennemi reste l’ennemi jusqu’au bout, outrageant et assaillant le peuple de Dieu. Que cela ne nous décourage pas, mais nous stimule pour nous attacher au Seigneur : par Lui et avec Lui, nous serons « plus que vainqueurs » (Rom. 8. 37). Appuyons-nous sur les promesses du Dieu de paix qui « brisera bientôt Satan sous nos pieds » (Rom. 16. 20) et combattons « le bon combat de la foi » (1 Tim. 6. 12).