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CORONA 27

Délivré et restauré

 

« L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône haut et élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes : de deux ils se couvraient la face, et de deux ils se couvraient les pieds, et de deux ils volaient. Et l’un criait à l’autre, et disait : Saint, saint, saint, est l’Éternel des armées ; toute la terre est pleine de sa gloire ! Et les fondements des seuils étaient ébranlés à la voix de celui qui criait, et la maison était remplie de fumée. Et je dis : Malheur à moi ! car je suis perdu ; car moi, je suis un homme aux lèvres impures, et je demeure au milieu d’un peuple aux lèvres impures ; car mes yeux ont vu le roi, l’Éternel des armées. Et l’un des séraphins vola vers moi ; et il avait en sa main un charbon ardent qu’il avait pris de dessus l’autel avec des pincettes ; et il en toucha ma bouche, et dit : Voici, ceci a touché tes lèvres ; et ton iniquité est ôtée, et propitiation est faite pour ton péché. Et j’entendis la voix du Seigneur qui disait : Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? Et je dis : Me voici, envoie-moi » (És. 6. 1 à 8).
Ésaïe, après avoir prononcé six malheurs de la part de l’Éternel, sur différentes situations vécues au sein d’un peuple rebelle, se trouve en vision devant le trône de l’Éternel des armées. Il se voit tel qu’il est : pécheur et perdu. La sainteté de Dieu lui fait prendre conscience de sa situation : « Malheur à moi ! car je suis perdu ». Oh ! que tous les humains soient placés un jour dans leur vie devant ce constat. « Tous ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu (ou « en sont privés » ; Rom. 3. 23). Mais que tous réalisent comme Ésaïe l’efficace (le bénéfice) du charbon ardent pris sur l’autel, l’autel de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, pour comprendre l’immense réponse de Dieu : Je te justifie (ou te rends juste) « gratuitement par ma grâce, par la rédemption qui est dans le christ Jésus » (Rom. 3. 24), Lui qui « a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification » (Rom. 4. 25).
Quelle immense grâce que celle d’entendre la voix du Seigneur, revenu d’entre les morts, affermir nos cœurs : « ton iniquité est ôtée, et propitiation est faite pour ton péché ». Dès notre conversion, Il veut nous amener dans Son plan d’amour envers tous les hommes : « Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? ». Comme le prophète, sommes-nous prêts pour dire : « Me voici, envoie-moi » (És. 6. 1 à 8) ? L’élan de nos cœurs nous a portés à lire la sainte Parole, à rendre témoignage de Sa grâce, car nous avions trouvé un trésor, la vie éternelle.
La conversion engendre le premier amour pour le Seigneur. Nos cœurs se sont réjouis, nos bouches ont témoigné de Sa grâce et de Sa gloire. Elles L’ont aussi loué sans entraves. Ensuite, les épreuves liées au désert de ce monde sont arrivées. La flamme de la joie chrétienne a faibli, l’engagement pour Christ a diminué. C’est alors qu’il faut entendre la voix du Seigneur parlant par Ses apôtres : « tu as abandonné ton premier amour…, repens-toi, et fais les premières œuvres » (Apoc. 2. 4 et 5) ; « ranime le don de grâce de Dieu, qui est en toi,… car Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte, mais de puissance, et d’amour, et de conseil » (2 Tim. 1. 7).
Lorsque l’amour pour le Seigneur diminue, la place qu’Il doit avoir dans nos cœurs est prise par l’esprit du monde, et progressivement le Seigneur est mis de côté. Ensuite, par diverses épreuves, le bon Berger parle à la conscience et à l’âme pour une restauration de communion. Mais Satan revient à l’attaque avec beaucoup d’arguments. Pour quelques-uns, cela va jusqu’à les faire douter de leur salut, jusqu’à fermer leur bouche pour témoigner du Seigneur. L’ennemi de nos âmes dit : « regarde, tu n’es plus digne de parler du Seigneur, comment oses-tu même le prier etc. ». Ses attaques ne sont pas l’œuvre de l’Esprit Saint. Si l’Esprit nous convainc de péché, il nous dirige aussi vers la confession, et si nous confessons nos péchés, Dieu est « fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9). L’ennemi harcèle et condamne en présentant la loi de Dieu, mais la parole de l’Évangile réplique : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus » (Rom. 8. 1).
Le prophète Zacharie, dans une vision, voit Joshua, le grand sacrificateur, vêtu de vêtements sales, « debout devant l’Ange de l’Éternel, et Satan se tenant à sa droite pour s’opposer à lui. Et l’Éternel dit à Satan : Que l’Éternel te tance (te réduise au silence), Satan ; que l’Éternel, qui a choisi Jérusalem, te tance ! Celui-ci n’est-il pas un tison sauvé du feu ?… Et l’Ange prit la parole et parla à ceux qui se tenaient devant lui, disant : Ôtez de dessus lui les vêtements sales. Et il lui dit : Regarde, j’ai fait passer de dessus toi ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête. Et je dis : Qu’ils mettent une tiare (turban) pure sur sa tête ; et ils mirent la tiare pure sur sa tête, et le revêtirent de vêtements ; et l’Ange de l’Éternel se tenait là » (Zach. 3. 1 à 5). Quelle vision ! Satan pouvait accuser Joshua à juste titre, mais le Seigneur est plus fort que l’ennemi. Joshua représente le peuple d’Israël. Salomon, dans son intercession, en faisant référence à l’esclavage des fils d’Israël en Égypte, dit : « ils sont ton peuple, et ton héritage, que tu as fait sortir d’Égypte, du milieu de la fournaise de fer » (1 Rois 8. 51). L’Éternel avait choisi Jérusalem, avait retiré le peuple du feu comme un tison, et Satan voulait l’y jeter de nouveau !
Pensons à un croyant qui a chuté, qui se repent et à qui le Seigneur, par L’Esprit Saint, rappelle cette vérité si importante : « Ne crains point, car je t’ai racheté ; je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi » (És. 43. 1), ou : « regarde,… je te revêts d’habits de fête », ou encore : « Si tu marches dans mes voies, et si tu fais l’acquit de la charge que je te confie,…» (Zach. 3. 7), je te donnerai la capacité de marcher et de me servir.
Dans la vision de Zacharie, la grâce de Dieu triomphe et Satan disparaît de la scène. C’est revenir à Christ pour marcher avec Lui en vainqueur. Notre Chef a lié Satan au désert en sortant vainqueur de la tentation, puis Il a pillé ses biens « en guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance » (Act. 10. 38). Jésus a aussi vaincu Satan en ressuscitant d’entre les morts. L’œuvre de Christ à la croix est le fondement de notre paix pour aujourd’hui, si vous venez à Lui ; pour demain si vous tombez et que vous revenez à Lui, et pour l’éternité si vous avez cru en Lui, quelques combats que nous ayons à livrer ! Gloire à Son Nom, gloire à Son ineffable amour !