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CORONA 26

Au cœur de la tempête

 

Si l’on voulait mettre en évidence toutes les tempêtes décrites dans les Écritures, on emplirait des livres. Y a-t-il une âme qui lit ces lignes et traverse présentement les profondeurs de l’épreuve ? Que ces quelques phrases puissent l’encourager.
La plus grande des tempêtes a été vécue par notre Seigneur à Gethsémané lorsqu’il voyait la croix se dresser devant Lui, ce bois où Il serait pendu, chargé de nos péchés et fait malédiction. Par trois fois, Jésus supplie, prosterné. Au fort de l’épreuve, entre deux de ses trois supplications, « un ange du ciel lui apparut, le fortifiant » (Luc 22. 43). Le combat se renforçant pour notre Sauveur, « sa sueur devint comme des grumeaux de sang découlant sur la terre » (v. 44).
Pierre, Jacques et Jean avaient été présents sur la sainte montagne quand le Seigneur « reçut de Dieu le Père honneur et gloire, lorsqu’une telle voix lui fut adressée par la gloire magnifique : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » (2 Pier. 1. 17 et 18). Ils avaient entendu Moïse et Élie parler avec Lui « de sa mort qu’il allait accomplir à Jérusalem » (Luc 9. 31). À l’heure pour laquelle Jésus était venu dans ce monde, celle de la croix (Jean 12. 27), ils doivent se tenir à un jet de pierre. Ils ont certainement entendu la voix de leur Maître dire à Son Père : « que ta volonté soit faite » quand même le Seigneur les trouva endormis de tristesse.
Quelle tempête pour le Sauveur du monde quand II fut injurié, ridiculisé, fouetté, couronné d’épines, et crucifié entre deux malfaiteurs. Écoutons la voix des prophètes inspirés : « Des laboureurs ont labouré mon dos, ils y ont tracé leurs longs sillons » (Ps. 129. 3). « Mes adversaires m’outragent comme un brisement dans mes os quand ils me disent tout le jour : Où est ton Dieu ? » (Ps. 42. 10). « Ils ont percé mes mains et mes pieds ;… ils partagent entre eux mes vêtements, et sur ma robe ils jettent le sort » (Ps. 22. 17).
Au sein des ténèbres enveloppant la terre en plein jour, Jésus, rejeté du monde et abandonné du ciel, s’écrie : « Mon Dieu ! Mon Dieu ! Pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Ps. 22. 1). C’est à cause de mes péchés et des vôtres que le Saint et le Juste meurt sur la croix. Son corps déposé dans la tombe par des mains nobles, ressuscite, le troisième jour, par la gloire du Père (Rom. 6. 4) ! Aujourd’hui comme hier, Il tend sa main percée à quiconque veut croire en Sa mort et en Sa résurrection. La présence de l’Homme Christ Jésus sur le trône du Père est la garantie de la vie éternelle donnée à tous ceux qui ont espéré et cru en Lui, qui croient et croiront encore.
Étienne, au fort de la tempête, faisant face à l’opposition des Juifs, a rendu témoignage de la patience de Dieu envers Son peuple Israël. Et mettant en évidence leur culpabilité pour avoir mis à mort le Juste, quand la rage se lisait dans leurs yeux, le fidèle témoin vit la gloire de Dieu, et Jésus « debout à la droite de Dieu ». Sous une pluie de pierres, à l’instar de son divin Maître, ce bien-aimé élève, avant d’expirer, une ultime prière : « Seigneur, ne leur impute point ce péché » (Act. 7. 5 à 60). Tel avait été Jésus à l’heure du supplice, tel était le disciple, empruntant presque les mêmes mots ! Saul de Tarse, qui consentait à sa mort et qui avait vu le visage du martyr rayonner comme celui d’un ange, allait bientôt être terrassé par la vision de la gloire de Dieu. Jeté à terre, il entendit une voix venue du ciel : « Je suis Jésus que tu persécutes » (Act. 9. 5). Par la suite, Saul le persécuteur est devenu Paul le persécuté et un apôtre qui, jusqu’au bout, s’appuiera entièrement sur son modèle, le Seigneur de gloire.
Être un enfant de Dieu apporte au cœur une joie infinie. Mais, « celui que le Seigneur aime, il le discipline » pour son profit, afin qu’il participe à sa sainteté (voir : Héb. 12. 4 à 11). La vie chrétienne est une formation constante, ce qui fit écrire à l’apôtre Paul : « non que… je sois déjà parvenu à la perfection ; mais je poursuis, cherchant à le saisir, vu aussi que j’ai été saisi par le Christ » (Phil. 3. 12). Combien de tempêtes n’a-t-il pas traversées ? Écoutons ce même apôtre énumérer aux Corinthiens, les souffrances endurées pour Christ : « sous les coups excessivement, dans les prisons surabondamment, dans les morts souvent, cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un ; trois fois j’ai été battu de verges ; une fois j’ai été lapidé ; trois fois j’ai fait naufrage… » (2 Cor. 11. 13 à 27). Sa confiance dans le Seigneur était entière. Il a rendu ce beau témoignage en parlant de son Dieu qui, dit-il : « nous a délivrés d’une si grande mort, et qui nous délivre ; en qui nous espérons qu’il nous délivrera aussi encore ». Pour son service, malgré les épreuves, il comptait sur son Dieu qui ressuscite les morts, qui l’avait délivré de la mort éternelle et lui permettrait « d’achever la course » (Act. 20. 24).
À la veille de son départ, il écrit à Timothée : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi, – dans ma première défense, personne n’a été avec moi, mais tous m’ont abandonné, – mais le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié » (2 Tim. 4. 7 et 16).
Qui, de nuit, s’est approché de Paul dans la prison à Jérusalem pour lui dire : Aie bon courage ? C’est le Seigneur ! (Act. 23. 11).
Qui arrêta la tempête quand les disciples étaient en péril sur la mer en furie ? C’est Jésus ! (Marc 4. 39). Qui a dit à un condamné à mort repentant mais agonisant sur une croix : « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » ? C’est Jésus ! (Luc 23. 43).
Le Seigneur Jésus a dit aux disciples avant de les quitter : « Moi je suis avec vous tous les jours » (Mat. 28. 20). Dieu lui-même a dit : « Je ne te laisserai point et je ne t’abandonnerai point » (Héb. 13. 5).
Par son Esprit, Il appelle chaque génération à se confier en Lui : « Jusqu’à votre vieillesse je suis le Même, et jusqu’aux cheveux blancs, je vous porterai » (És. 46. 4). « Vous qui craignez l’Éternel, confiez-vous en l’Éternel : il est leur secours et leur bouclier » (Ps. 115. 11).
« Confiez-vous en lui en tout temps, répandez votre cœur devant lui : Dieu est notre refuge » (Ps. 62. 8). « Au jour où je craindrai, je me confierai en toi » (Ps. 56. 3).