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CORONA 25
Les sacrifices pour le péché ou pour le délit

 

« Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Parle aux fils d’Israël, en disant : Si quelqu’un a péché par erreur contre quelqu’un des commandements de l’Éternel dans les choses qui ne doivent pas se faire… alors il amènera son offrande,… pour son péché qu’il a commis » (Lév. 4. 1 et 2, 28).
Les sacrifices pour le péché et le délit étaient des offrandes obligatoires. Le coupable devait s’approcher avec une offrande pour être pardonné. Nous trouvons quatre différentes classes de responsabilités :

1) « Si c’est le sacrificateur oint (prêtre) qui a péché selon quelque faute du peuple, alors il présentera à l’Éternel, pour son péché qu’il aura commis, un jeune taureau sans défaut, en sacrifice pour le péché » (Lév. 4. 3).
2) « Et si toute l’assemblée d’Israël a péché par erreur et que la chose soit restée cachée… et que le péché,… vienne à être connu, alors la congrégation présentera un jeune taureau en sacrifice pour le péché, et on l’amènera devant la tente d’assignation ; et les anciens de l’assemblée poseront leurs mains sur la tête du taureau, devant l’Éternel ; et on égorgera le taureau devant l’Éternel. Et le sacrificateur oint apportera du sang du taureau dans la tente d’assignation » (Lév. 4. 13 à 16).
3) « Si un chef a péché par erreur,… et s’est rendu coupable, si on lui a fait connaître son péché qu’il a commis, alors il amènera pour son offrande un bouc, un mâle sans défaut ; et il posera sa main sur la tête du bouc, et il l’égorgera au lieu où l’on égorge l’holocauste devant l’Éternel : c’est un sacrifice pour le péché » (Lév. 4. 22 à 24).
4) « Et si quelqu’un du peuple du pays a péché par erreur,… et s’est rendu coupable,… alors il amènera son offrande, une chèvre, une femelle sans défaut, pour son péché qu’il a commis » (Lév. 4. 27 et 28).

Par les messages précédents, nous avons considéré l’holocauste, l’offrande de gâteau et le sacrifice de prospérité. Celui qui offrait le faisait volontairement et comme adorateur. Les occasions d’apporter des actions de grâce à Dieu et de se nourrir du sacrifice de prospérité, étaient des circonstances bénies dans la vie de celui qui offrait. Mais, lorsqu’un sacrificateur ou le peuple avait péché, il fallait un sacrifice différent, un sacrifice pour le péché. C’était le seul chemin pour pouvoir s’approcher à nouveau de Dieu pour adorer. Le sang était porté dans le lieu saint pour être mis sur les cornes de l’autel d’or, devant le voile qui séparait le lieu saint du lieu très saint. Le reste du sang était versé au pied de l’autel de l’holocauste, où était brûlée « toute la graisse », et le corps du taureau était brûlé en dehors du camp (Lév. 4. 12 et 21).
Une fois par an, au grand jour des expiations, le grand sacrificateur portait le sang d’un jeune taureau et d’un bouc à l’intérieur du voile, devant l’arche, et en aspergeait par sept fois le propitiatoire (couvercle de l’arche) « pour faire propitiation dans le lieu saint,… pour lui-même et pour sa maison, et pour toute la congrégation d’Israël » (Lév. 16. 17). En cette occasion, les corps du taureau et du bouc devaient aussi être brûlés en entier hors du camp (Lév. 6. 23). « C’est pourquoi aussi Jésus, afin qu’il sanctifiât le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte » (Héb. 13. 12). Nous lisons aussi que Christ « avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Héb. 9. 12).
Lorsqu’un chef avait péché, il devait apporter un bouc, ou si c’était quelqu’un du peuple du pays, une chèvre. La confession était nécessaire et un bien volé devait être augmenté d’un cinquième, pour être rendu à son propriétaire (Lév. 5. 21 à 26). Ensuite, une victime était égorgée, une partie de son sang mise sur les cornes de l’autel de l’holocauste et le reste répandu au pied de cet autel par le sacrificateur qui faisait « fumer toute la graisse sur l’autel ». Ainsi, le sacrificateur faisait « propitiation pour lui pour le purifier de son péché » (Lév. 4. 26). Alors le pécheur était pardonné. À huit reprises en Lévitique 4 et 5 nous lisons : « il lui sera pardonné ». Quelle délivrance ! Dans ce cas, le sacrificateur pouvait manger de la chair de l’animal : « Le sacrificateur qui offre le sacrifice pour le péché le mangera… dans un lieu saint, dans le parvis de la tente d’assignation (tente de la rencontre) » (Lév. 6. 19 et 7. 7).
Il y a une grande différence entre l’époque de la loi et celle de la grâce qui s’étend de la Pentecôte à l’enlèvement de l’Église. Sous la loi, c’était toujours à refaire. Sous la grâce, Christ « l’a fait une fois pour toutes, s’étant offert lui-même » (Héb. 7. 27).

Sous la loi
1) Celui qui avait péché devait apporter un sacrifice qui ne pouvait pas ôter les péchés (Héb. 10. 11).

2) Il devait s’approcher avec un sacrifice à l’endroit ordonné par l’Éternel.

3) Il devait s’identifier avec le sacrifice en posant les mains sur la tête de l’animal.

4) Le sacrificateur s’occupait du sang d’un animal pour faire propitiation.

5) Le sacrificateur mangeait la chair de la victime dans un lieu saint.

Sous la grâce

Jésus Christ, « par une seule offrande, a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10. 14).

« Approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi » (Héb. 10. 22).

Le chrétien s’identifie à la sainte victime « Je suis crucifié avec Christ » (Gal. 2. 20).

« Vous avez été rachetés… par le sang précieux de Christ» (1 Pier. 1. 18).

Les croyants sont tous des sacrificateurs (Apoc. 1. 6). Christ vit en eux (Gal. 2. 20).

Les chrétiens, étant enfants de Dieu et en même temps sacrificateurs, conscients de ce rôle, devraient exercer le service de sacrificateurs envers leurs frères, s’ils tombent dans le péché, faire prendre conscience de la faute avec tout le sérieux de la situation, pour amener une confession et une restauration. Ceux qui interviennent ne se nourrissent pas de la faute d’un frère ou d’une sœur mais, remplis de l’amour de Christ, ils confessent avec lui ou elle, le péché devant le Seigneur, pour ensuite se nourrir ensemble de « l’Agneau sans défaut et sans tache ».