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CORONA 23

Le sacrifice de prospérités, de communion ou de paix

 

Lire : Lév. 3 et 7. 11 à 21. Pour ce sacrifice, les fils d’Israël apportaient au sacrificateur du gros ou du menu bétail. Durant le temps de la traversée du désert, l’animal était amené à la tente d’assignation. Une fois établis dans le pays, les Israélites devaient se rendre « au lieu que l’Éternel, ton Dieu, aura choisi » (Deut. 12. 14).
Si l’holocauste était brûlé en entier pour l’Éternel sur l’autel, le sacrifice de paix était partagé en quatre parts : 1) la graisse, qui est la part pour l’Éternel ; 2) la poitrine pour Aaron et ses fils ; 3) l’épaule droite pour le sacrificateur qui officiait. La quatrième part revenait à celui qui offrait l’animal. Il l’apportait avec des gâteaux sans levain pétris à l’huile et du pain levé (Lév. 7. 13). Avec sa famille, il en mangeait la chair « devant l’Éternel » (Lév. 3. 1), certainement dans l’enceinte du parvis, et seules les personnes pures pouvaient en manger (Lév. 7. 19).
L’Israélite qui se rendait à la tente d’assignation avec du gros ou du menu bétail, en sacrifice de prospérités, apportait une bête sans défaut. Devant le sacrificateur, il posait sa main sur la tête de son offrande, s’associant à elle, et l’égorgeait à l’entrée de la tente d’assignation ; et les fils d’Aaron, les sacrificateurs, faisaient aspersion du sang sur l’autel, tout autour (v. 2). Le sang rappelle à nos cœurs le prix payé pour notre rachat. C’est par le sang de Christ que nous avons été rachetés (1 Pier. 1. 19), approchés (Éph. 2. 13), et amenés à Dieu (1 Pier. 3. 18).

1) La part pour l’Éternel
Ensuite, l’Israélite retirait et donnait au sacrificateur « la graisse qui couvre l’intérieur, et toute la graisse qui est sur l’intérieur, et les deux rognons, et la graisse qui est dessus, qui est sur les reins, et le réseau qui est sur le foie, qu’on ôtera jusque sur les rognons ; et les fils d’Aaron feront fumer cela sur l’autel, sur l’holocauste qui est sur le bois qui est sur le feu : c’est un sacrifice par feu, une odeur agréable à l’Éternel » (Lév. 3. 3 à 5). Ainsi tout ce qui était à l’intérieur était mis sur l’autel. « L’intérieur — les forces cachées — les tendres sympathies de Jésus, n’étaient que pour Dieu qui seul pouvait en jouir parfaitement » (C.H.M.).

2) La part des sacrificateurs et des enfants de Dieu
Depuis la descente du Saint Esprit, suite à l’ascension du Seigneur, les enfants de Dieu sont constitués une famille sacerdotale. Ils sont ceux qui apportent, tout en étant sacrificateurs. Ils ont au-dessus d’eux leur grand et souverain Sacrificateur, Jésus Christ lui-même (Héb. 10. 21). – « Car j’ai pris des fils d’Israël la poitrine tournoyée et l’épaule élevée de leurs sacrifices de prospérités, et je les ai données à Aaron, le sacrificateur, et à ses fils » (Lév. 7. 34) ; « Celui des fils d’Aaron qui présentera le sang et la graisse des sacrifices de prospérités aura pour sa part l’épaule droite » (v. 33). Ce merveilleux sujet a été présenté par Charles Henry Mackintosh il y a environ 140 ans. J’en tire quelques extraits concernant le sacrifice de prospérité : « Le même Jésus, qui est l’objet des délices du ciel, est une source de joie, de force et de consolation pour tout cœur croyant ; et… aussi pour toute l’Église de Dieu en communion. Dieu, dans sa grâce ineffable, a donné à son peuple le même objet qu’Il a lui-même… nos pensées sur Jésus ne peuvent jamais s’élever à la hauteur des pensées de Dieu. Notre estimation de sa Personne sera toujours beaucoup en dessous de la Sienne et c’est pourquoi, dans le type, la famille d’Aaron ne pouvait pas manger la graisse. … nous nous occupons néanmoins du même objet que Dieu et, par conséquent, les fils d’Aaron avaient « la poitrine tournoyée et l’épaule élevée ». Tout cela est bien propre… à réjouir le cœur. Le Seigneur Jésus Christ est… le seul objet devant les yeux et les pensées de Dieu. Dans sa parfaite grâce, Il nous a donné une part à ce même Sauveur glorieux. Christ est l’objet de nos cœurs et le sujet de notre chant… Christ, en tant que sacrifice de prospérités, établit la paix de la conscience et répond aux grands et nombreux besoins de l’âme. Les fils d’Aaron pouvaient se tenir autour de l’autel des holocaustes, voir la flamme de l’offrande monter vers le Dieu d’Israël,… et incliner leurs têtes pour adorer, mais ils n’en emportaient rien pour eux-mêmes. Dans le sacrifice de prospérités ils voyaient une offrande… de bonne odeur à Dieu,… et de laquelle ils pouvaient se nourrir dans une heureuse et sainte communion ».
Les chrétiens, ayant conscience de ce qu’est l’adoration, par des cantiques et des actions de grâces magnifient l’œuvre de Christ en rappelant la valeur du sang précieux versé à Golgotha.

  • Ils se nourrissent de l’épaule droite qui typifie le Seigneur ressuscité et élevé à la droite de la majesté dans les cieux (Héb. 8. 1).

  •  En savourant la poitrine, ils goûtent à tout l’amour de Dieu pour eux.

  •  Ensuite, comme les Israélites partageaient la viande du reste de l’animal, dans une sainte communion, aujourd’hui les croyants rendent gloire à Dieu pour un tel Sauveur.

    Pour pouvoir vivre en assemblée une telle joie, il faut être nourri individuellement de ce sacrifice de paix. On n’apportera dans le culte que le résultat produit, dans nos cœurs, par la contemplation de la sainte Victime. « Toute sa personne est désirable » (Cant. 5. 16).

    La Cène du Seigneur, le pain et le vin qu’Il a offert à Ses disciples avant de se rendre à Gethsémané est, aujourd’hui comme autrefois, la continuité du sacrifice de prospérités. À table avec Ses disciples, Jésus « ayant pris un pain, et ayant rendu grâces, le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; – de même la coupe aussi, après le souper, en disant : cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous » (Luc 22. 19 et 20). Par la suite, l’apôtre a écrit : « La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion du sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion du corps du Christ ? » (1 Cor. 10. 16). À ce mémorial est liée une joie commune : nous nous souvenons d’un Christ qui s’est offert et qui est en même temps présent, au milieu des Siens, pour nous réjouir par Sa vie au-delà de la mort, Lui, le Vivant.