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CORONA 22

L’offrande de gâteau (lire : Lévitique 2)

 

L’offrande de gâteau est mentionnée tout au long du livre du Lévitique. Elle était faite de fleur de farine, pétrie à l’huile et ointe d’huile, salée de sel et accompagnée d’encens. Elle témoignait par avance de la parfaite humanité du Seigneur Jésus qui fut conçu de l’Esprit (Luc 1. 35) et qui a marché dans la puissance de l’Esprit (Luc 4. 14).
Cette offrande était apportée aux sacrificateurs et séparée en deux parties : la part pour l’Éternel était brûlée sur l’autel avec l’encens ; l’autre part était pour les sacrificateurs, et était mangée dans un lieu saint. (Lév. 10. 12). Mais, lors de l’onction (assermentation) des sacrificateurs, l’offrande de gâteau était brûlée en entier pour Dieu. Elle était cuite de trois façons : dans le four, sur la plaque, et dans la poêle. Le feu est toujours l’élément principal pour les trois formes de cuisson. Tout comme l’holocauste, l’offrande de gâteau nous décrit l’entier dévouement du Fils de l’homme dans toute Sa carrière terrestre, plus particulièrement Ses souffrances dues au rejet de Son peuple. C’est en subissant la contradiction des pécheurs contre Lui-même que, dans Sa bouche, « il n’a pas été trouvé de fraude » et que, « lorsqu’on l’outrageait, il ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas » (1 Pier. 2. 23).

Le gâteau cuit au four

Ce qui se passe à l’intérieur du four ne se voit pas. Que de souffrances secrètes pour le Fils de l’homme ! Jésus savait que pour nous amener à Dieu, il « serait fait péché » (2 Cor. 5. 21).
• Accompagnant Marthe et Marie vers la tombe, où le corps mort de Lazare a été déposé, il dit : « Où l’avez-vous mis ? » Alors : « Jésus pleura » (Jean 11. 35). Ses larmes ont coulé non seulement en sympathie, mais en voyant les conséquences du péché : la mort.
• Elles coulent à nouveau quand il approche de Jérusalem, la ville qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés. Il connaît d’avance Son rejet et les conséquences que devra subir la ville coupable. Parfaitement homme, Il pleure, et parfaitement Dieu, Il connaît toutes choses !
• Quelle intense chaleur du four lorsque, à genoux, dans le jardin de Gethsémané, Jésus livre l’ultime combat, ayant devant Lui la mort infâme de la croix ! Sa sueur devint comme des grumeaux de sang découlant sur la terre quand Il suppliait en ces termes : « Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! » (Luc 22. 42). Entièrement dépendant, Il a offert « avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort » (Héb. 5. 7).
• Quelle souffrance aussi lorsque, outragé et meurtri par les soldats, Il se retourne pour jeter un regard sur un cher disciple qui vient de Le renier par trois fois !
Seul le Père pouvait voir et entrer dans les souffrances morales du Fils. Plusieurs psaumes expriment par avance les sentiments de Celui qui s’offre pour le salut du monde. « Ils m’ont rendu le mal pour le bien, et la haine pour mon amour » (Ps. 109. 4). « Mon intime ami aussi, en qui je me confiais … a levé le talon contre moi » (Ps. 41. 9). « J’ai dit : Mon Dieu, ne m’enlève pas à la moitié de mes Jours ! » (Ps. 102. 24).

Le gâteau cuit sur la plaque

La cuisson sur la plaque parle des souffrances que le Seigneur Jésus a connues à la vue de tous. Lui, « le saint et le juste » a vécu au milieu des injustes (Act. 3. 14). Combien de moqueries et d’attaques de la part des chefs religieux, des scribes et parfois des foules, sont venues Le blesser. L’hypocrisie, la haine et le rejet ont été pour Lui un feu ardent. Les Écritures en rendent témoignage : « Ceux qui sont assis dans la porte parlent contre moi » (Ps. 69. 12). « La foule répondit et dit : Tu as un démon » (Jean 7. 20). « Ô génération incrédule et perverse, jusques à quand serai-je avec vous et vous supporterai-je ? » (Luc 9. 41). En Mat. 27. 1 à 44, nous trouvons l’apogée des insultes contre Jésus : « Toi qui détruis le temple et qui le bâtis en trois jours, sauve-toi toi-même. Si tu es Fils de Dieu, descend de la croix »,… et encore, et encore.

La cuisson dans la poêle

Dans la poêle, les composantes sont retournées. Notre Sauveur souffrant a été exposé aux coups de fouets et aux crachats, puis ce fut la couronne d’épines et les clous enfoncés dans Sa chair. Avec révérence, nous évoquons le témoignage du Saint Esprit à Son sujet :
« Je suis l’homme qui ai vu l’affliction par la verge de sa fureur. … Certes c’est contre moi qu’il a tout le jour tourné et retourné sa main » Lam. 3. 1 à 3). – « Tout le jour mes ennemis m’outragent » (Ps 102. 8). – « Des laboureurs ont labouré mon dos, ils y ont tracé leurs longs sillons » (Ps. 129. 3). – « Ils ont percé mes mains et mes pieds » (Ps. 22. 16).
Attachons-nous à Lui ! Il est le seul vrai modèle pour le chrétien appelé à suivre Ses traces. « Si, en faisant le bien, vous souffrez, et que vous l’enduriez, cela est digne de louange devant Dieu, car c’est à cela que vous avez été appelés ; car aussi Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces » (1 Pier. 2. 20).
Tout en restant positifs et pleins de foi, nous savons que nous rencontrerons tôt ou tard l’incompréhension du monde, ce monde qui a crucifié notre Seigneur, d’autant plus que nous témoignerons de Son si grand salut. Il nous l’avait annoncé : « L’esclave n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi » (Jean 15. 20). Combien cette offrande de gâteau devrait enrichir notre culte d’adoration ! Combien aussi, elle devrait nous stimuler pour marcher avec une vie de sainteté dans la séparation des principes de ce monde ! « Afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place » (Col. 1. 18).